Sur toute la question de l'Internet - Un arbitre donne raison aux syndiqués du Journal de Montréal



    MONTREAL, le 28 mai /CNW Telbec/ - Le Syndicat des travailleurs de
l'Information du Journal de Montréal (STIJM-CSN) a remporté une importante
bataille dans la lutte qui l'oppose à Quebecor pour l'implantation d'un
véritable site Internet du Journal de Montréal.
    Dans une décision rendue mercredi, l'arbitre Me Diane Sabourin a donné
raison au STIJM qui dénonçait le fait que le Journal de Montréal utilisait les
pages du quotidien pour faire la promotion du portail Canoe et y envoyer ses
lecteurs, plutôt que de respecter son engagement de créer un site Internet qui
serait le prolongement virtuel du quotidien fondé par Pierre Péladeau.

    Rappel historique

    Le STIJM réclame la création d'un véritable site Internet du Journal de
Montréal depuis plus de huit ans, soit lors des deux derniers renouvellement
de la convention collective.
    Durant tout ce temps, la position de Quebecor est restée la même.
L'entreprise n'était pas prête à faire ce virage et demandait, tout en
s'engageant à négocier les modalités d'implantation d'un véritable site
Internet du Journal de Montréal avec le syndicat, la possibilité d'utiliser le
matériel produit par ses artisans sur les autres sites Internet de Quebecor
pendant l'intervalle.
    Au lieu d'entamer des pourparlers sur Internet, la direction du Journal
de Montréal a commencé à essayer de faire croire au public que Canoe était le
site Internet du quotidien, multipliant les références et les invitations à se
rendre sur le portail de Quebecor Media. Une forme de publicité, déguisée à
même le contenu rédactionnel, interdite par notre convention collective et les
règles de base de l'éthique journalistique.
    Le STIJM a alors émis des griefs afin de faire respecter la convention
collective, dans l'unique but de forcer la direction à respecter ses
engagements et non pour empêcher le Journal de se déployer sur Internet, comme
l'ont souvent laissé entendre les porte-parole de Quebecor.

    
    Décision favorable

    Dans sa décision, Me Sabourin a accueilli la très grande majorité des 1744
infractions reprochées par le syndicat à Quebecor et à la direction du Journal
de Montréal concernant l'utilisation de l'espace rédactionnel du quotidien
pour faire de la publicité et la promotion du portail Canoe.
    L'arbitre Sabourin a retenu plusieurs arguments énoncés par la procureure
syndicale, Marilaine Roy.

    - Le fait de référer les lecteurs du "Journal de Montréal", à un blogue
      sur un site Internet de "Canoe Inc.", n'a pas de quoi inciter ces
      lecteurs à acheter le "Journal de Montréal", car ils ont déjà ce
      journal en mains !
    - Au contraire, la référence à "Canoe" a pour effet de faire une
      publicité en faveur du tiers commercial qu'est "Canoe Inc.", auquel cas
      les normes de publicité prescrites dans la Convention collective
      doivent s'appliquer.

    Me Sabourin ajoute :

    - A vrai dire, les 2 parties en cause ne se seraient pas rendues à
      l'arbitrage si le site Internet appartenait au "Journal de Montréal",
      et non à "Canoe Inc." !
    - En effet, on imagine mal l'Employeur référer ses lecteurs à des
      concurrents (...) alors que le marché du journal papier est en déclin !
    

    Un appel à la négociation

    Le STIJM se réjouit de cette décision et espère que Quebecor profitera de
l'occasion pour enfin inviter ses représentants à parler sérieusement du
passage nécessaire du Journal de Montréal vers Internet, ce qui a toujours été
l'unique objectif des démarches légales qu'il a entreprises.
    "L'entêtement de Quebecor à faire profiter une autre entreprise (Canoe),
du fruit du travail des artisans du Journal de Montréal dépasse
l'entendement", a affirmé le président du STIJM, Raynald Leblanc.
    "Pendant ce temps, nos concurrents ont implanté des sites Internet très
rentables qui font aujourd'hui leur renommée. Ce que nous demandons est
pourtant simple, c'est de pouvoir profiter d'un véritable site web du Journal
de Montréal pour pouvoir en faire le numéro un au Québec, tout comme nous
l'avons fait avec la version papier."
    En attendant un retour à la table des négociations, les syndiqués du
Journal de Montréal, en lock-out depuis le 24 janvier dernier, continuent
d'opérer leur propre site Internet, RueFrontenac.com, prouvant ainsi jour
après jour à leur employeur qu'ils ne sont pas réfractaires aux changements,
mais plutôt motivés par les nouvelles possibilités qu'offre l'ère numérique.

    La décision complète peut être consultée sur le site Internet du
syndicat: www.journaldujournal.ca




Renseignements :

Renseignements: Louis-Serge Houle, information-CSN, (514) 792-0795;
Source: Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal
(CSN)


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.