Stéphane Dion rompt son engagement à l'égard des travailleurs canadiens et de leurs familles



    TORONTO, le 5 mars /CNW/ - Dans une lettre adressée au chef libéral
Stéphane Dion, le président des TCA, Buzz Hargrove, a fait part de sa
frustration et de sa déception à la suite de l'annonce récente de M. Dion
selon laquelle il n'appuiera plus la loi anti-briseurs de grève à la troisième
lecture du projet de loi C-257 au Parlement plus tard ce mois-ci.
    Lors d'une réunion tenue le 7 février 2007, M. Dion s'était
personnellement engagé auprès de M. Hargrove à appuyer la loi, à la condition
que les services essentiels soient maintenus en cas de grève. Le projet de loi
C-257 ne réduira en rien les mesures de protection actuellement en place pour
les services essentiels.
    Ci-dessous la lettre adressée à M. Dion par M. Hargrove :

    "Monsieur Dion,
    Je vous écris au nom des 265 000 membres des TCA et de leurs familles
pour vous faire part de ma frustration et de ma déception après avoir entendu
votre annonce disant que vous n'appuierez pas le projet de loi C-257, et je
vous prie une fois encore, ainsi que le caucus libéral, d'approuver cette loi
importante lorsqu'elle sera soumise au vote plus tard ce mois-ci au Parlement.

    Lors de notre réunion du 7 février 2007, vous vous êtes engagé à appuyer
le projet de loi C-257, à condition que les services essentiels soient
protégés en cas de grève.

    Les services essentiels sont protégés à la fois par le Code canadien du
travail et par d'autres lois qui portent directement sur la fonction publique
fédérale. Le vote de la loi C-257 ne diminue en rien ces protections.
Celles-ci sont contenues à l'article 87.4 du Code canadien du travail; elles
sont actuellement en vigueur et le resteront une fois que la loi C-257 sera
votée.

    Dans son interprétation, le CCRI a confirmé à sept reprises au cours des
six dernières années que l'article 87.4 est une clause sur les services
essentiels.

    Tous ceux qui ont été mis en lockout par leur employeur ou qui ont dû
faire grève pour protéger leur emploi savent ce que veut dire le recours aux
briseurs de grève pour leur famille, leur région, leur syndicat et pour le
pays tout entier.

    L'expérience le prouve : lorsqu'on fait appel aux briseurs de grève
pendant une grève ou un lockout, les conflits de travail durent plus longtemps
et s'enveniment souvent. Les négociations piétinent, les gens sont divisés et
les tempéraments s'échauffent. Des journées de travail sont inutilement
perdues et tout le monde en souffre.

    Pour les travailleurs, la vue de quelqu'un qui vole leur emploi crée de
la colère, de l'amertume et du ressentiment qui nuisent au moral et à la
productivité pour les années à venir. Du côté des employeurs, l'infime
minorité qui a recours aux briseurs de grève donne le mauvais exemple, et
ramène les relations de travail canadiennes à ce qu'elles étaient au 19e
siècle.

    Il est temps de voter une loi fédérale contre le recours aux briseurs de
grève. Il est temps que le chef libéral appuie les millions de gens qui font
marcher notre pays plutôt que les millionnaires qui font fi de leurs droits.

    Je vous remercie."





Renseignements :

Renseignements: Jim Paré, communications, Syndicat des TCA, (416)
723-2224

Profil de l'entreprise

Syndicat des TCA

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.