Soutien aux femmes violentées - Les partis politiques pressés de s'engager



    MONTREAL, le 7 mars /CNW Telbec/ - A la veille de la journée
internationale des femmes, le Regroupement provincial des maisons
d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale et
la Fédération de ressources d'hébergement pour femmes violentées et en
difficulté du Québec pressent l'ensemble des partis politiques de s'engager à
rehausser les budgets des maisons d'hébergement afin de pouvoir aider
davantage de femmes victimes de violence conjugale et de femmes en difficulté.
    "Dans les derniers jours, nous avons écrit à André Boisclair et à
Mario Dumont, pour leur demander de s'engager, au nom du Parti Québécois et de
l'Action démocratique, à poursuivre l'amélioration des services spécialisés
offerts aux femmes violentées, aux femmes en difficulté ainsi qu'à leurs
enfants. Le 8 mars est certainement un excellent moment pour nous faire
connaître leurs intentions", de déclarer Rolande Clément, présidente du
Regroupement provincial.
    Du son côté, le Parti libéral affirme dans sa plate-forme qu'il
"améliorera le soutien aux personnes vulnérables, en particulier (...) aux
femmes victimes de violence". "Nous avons convié Monsieur Charest à nous
assurer qu'il mettra en oeuvre rapidement l'annonce faite par le ministre
Couillard le 21 février, à l'effet d'allouer 13M$ supplémentaires, cette
année, pour les services offerts dans les maisons et dans les centres de
femmes", ajoute Manon Monastesse, directrice de la Fédération de ressources
d'hébergement.
    Ces demandes auront également des échos dans un grand nombre de
circonscriptions électorales, puisque les responsables des maisons
d'hébergement inviteront les candidates et les candidats de tous les partis à
s'engager à appuyer leurs revendications.
    Entre 2003 et 2007, l'ensemble des services spécialisés qu'elles offrent
a pu être amélioré grâce à l'ajout de quelque 18M$ par le ministère de la
Santé et des Services sociaux. Cet argent neuf a permis d'augmenter grandement
l'accessibilité aux services ainsi que leur qualité. En effet, une enquête
faite après l'ajout des 12 premiers millions avait permis de démontrer une
hausse de quelque 4 000 heures d'intervention par semaine à l'échelle du
Québec, notamment auprès des enfants. Ces sommes avaient également permis une
bonification des conditions de travail de ce milieu exclusivement féminin
souvent mal rémunéré. Ces mesures ont permis de diminuer le roulement de
personnel, diminuant ainsi les coûts qualitatifs et quantitatifs liés à la
perte d'expertise.
    Malgré ces pas importants vers des services plus accessibles, des défis
demeurent. Les maisons n'ont pas encore les ressources suffisantes pour offrir
partout, en quantité suffisante, des services de consultation ou
d'accompagnement pour les femmes qui n'ont pas besoin d'hébergement. Les
activités de sensibilisation et de prévention dans le milieu, particulièrement
auprès des jeunes, doivent aussi être développées. De plus, ces organismes
sont visées par la Loi sur l'équité salariale et font face à l'obligation de
réviser les salaires versés à leurs travailleuses, d'ici le mois de mai. C'est
pourquoi, les deux associations de maisons réclament que tous les partis
s'engagent à verser à ces ressources les 12M$ manquants pour répondre
pleinement aux besoins des femmes et des enfants, et pour tenter de diminuer
le phénomène de la violence faite aux femmes.
    Manon Monastesse rappelle que "le droit à l'intégrité des femmes et des
enfants n'est pas un enjeu partisan, c'est un élément essentiel pour l'égalité
des Québécoises. C'est ce que nous expliquons dans le document que nous avons
acheminé à tous les partis." Ce document peut être consulté à l'adresse
suivante : http://www.fede.qc.ca/babillard.html
    "Nos associations sont parties prenantes de l'invitation lancée aux
Québécoises d'exercer leur droit de vote, le 26 mars. Nous savons déjà que les
militantes et les intervenantes qui côtoient chaque jour les femmes violentées
ou en difficulté seront des observatrices attentives de la campagne
électorale. Oui, le vote des femmes, ça compte à 100 %", de souligner
Rolande Clément.

    Le Regroupement provincial des maisons d'hébergement et de transition
pour femmes victimes de violence conjugale et la Fédération de ressources
d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec regroupent
89 maisons d'aide et d'hébergement réparties sur le territoire québécois. Les
deux associations ont pour but de sensibiliser à la violence conjugale, de
défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter leurs
membres auprès des instances publiques et gouvernementales.




Renseignements :

Renseignements: Stéfany Ranger ou Linda Lévesque, LCOM Communication,
(514) 393-3178, cellulaire: (514) 242-8909; Source: Regroupement provincial
des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence
conjugale; Fédération de ressources d'hébergement pour femmes violentées et en
difficulté du Québec

Profil de l'entreprise

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Renseignements sur cet organisme

FEDERATION DE RESSOURCES D'HEBERGEMENT POUR FEMMES VIOLENTEES ET EN DIFFICULTE DU QUEBEC

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