Sous-financement des universités : Des étudiantes et des étudiants de l'UQAM se lancent dans le développement immobilier et dans le financement universitaire



    MONTREAL, le 18 mars /CNW Telbec/ - Aujourd'hui, des étudiantes et des
étudiants provenant de l'Association étudiante de l'Ecole des sciences de la
gestion (AéESG), de l'Association des étudiantes et des étudiants de la
Faculté des sciences de l'éducation (ADEESE) et de l'Association étudiante du
secteur des sciences (AESS) de l'Université du Québec à Montréal se sont
réunis pour démontrer que malgré un maigre réinvestissement du gouvernement
lors du dernier budget, la situation est loin d'être rose pour les
universités. Dans le cadre d'une journée de mobilisation sous le thème Pour un
réinvestissement massif en éducation, des centaines d'étudiantes et
d'étudiants, armés de pelles à neige, ont entrepris de construire de nouveaux
locaux pour leur université à partir de la neige tombée récemment. D'autres
étudiants ont formé des équipes afin de résoudre le problème de
sous-financement des universités.
    Malgré le réinvestissement du dernier budget provincial, dont la majorité
provenait du transfert fédéral pour l'éducation postsecondaire, le réseau
universitaire accuserait toujours un manque à gagner d'au moins 250 millions
de dollars. De son côté, l'UQAM est toujours prise avec des obligations
financières qui handicapent gravement ses missions. "Il ne faut pas s'en faire
accroire, les 15 millions que l'UQAM va obtenir cette année iront au
remboursement de la dette et à équilibrer le budget. Les étudiants n'y verront
aucune différence", s'exclame Frédéric Tremblay, président de l'AéESG. Il faut
préciser que la pérennité du transfert fédéral est loin d'être assurée.
    Le sous financement est particulièrement pernicieux à l'UQAM car la clé
de pondération qu'utilise le ministère de l'Education du Loisir et du Sport
(MELS) pour financer les universités la désavantage puisqu'elle possède les
plus grosses facultés de gestion et d'éducation du Québec, sans parler du
secteur des lettres et des sciences humaines qui est très important. Le comité
d'expert qu'a mis en place le recteur Claude Corbo est supposé faire la
lumière sur le sujet.
    Cette année, l'augmentation des frais afférents et le dégel des droits de
scolarité ont fait bondir la facture étudiante de 14 à 21 % selon le cycle
d'études de l'étudiant. Les hausses entrevues par le plan de redressement et
le dégel impliquent une hausse annuelle de près de 7%, ce qui dépasse
largement le taux d'inflation.
    Les conséquences du sous-financement pour l'UQAM touchent toutes les
sphères d'activités de l'institution. Cependant, l'atteinte à la qualité de
l'enseignement et de la recherche inquiète particulièrement les étudiants. Le
gel de l'embauche de professeurs prévu dans le plan de redressement aura des
conséquences sur l'offre de cours que l'université mettra à la disposition des
étudiants et ce, sans parler de la capacité de recrutement aux cycles
supérieurs où l'encadrement de la recherche va être compromis. "Un gel
d'embauche de professeurs veut dire qu'on ne développera pas de nouveau groupe
de recherche d'importance. C'est clair que cela va affecter les étudiants
diplômés lorsqu'ils choisiront une université pour effectuer leur projet de
recherche", explique Marilyn Houle Péloquin. "Dans une société où la
compétition entre les universités est féroce, la réputation d'une institution
vaut de l'or en barre", rajoute Frédéric Tremblay.
    La crise financière que connaît l'UQAM présentement provient avant tout
du manque d'espace. C'est l'université qui possède le moins de mètres carrés
par étudiant au Québec. C'est en vue de combler ce manque que l'ancienne
administration avait entrepris la construction du Complexe des sciences et de
l'Ilot voyageur. Nonobstant l'acceptation du plan de redressement, ce manque
d'espace sera toujours un désavantage pour l'UQAM, pour ses professeurs, ses
chercheurs et ses étudiants. "Nous attendons toujours que la ministre confirme
la reprise de l'Ilot voyageur et nous ne pouvons que joindre notre voix à
celle du recteur pour qu'elle prenne aussi en charge les impacts financier du
Complexe des sciences. Ce sont des millions en frais d'intérêts que l'UQAM
paye et qui aggravent son déficit. Pendant ce temps, la ministre Courchesne
semble se tourner les pouces", s'indigne Marilyn Houle Péloquin, présidente de
l'ADEESE.
    L'organisation de cette journée d'action est en soi la démonstration que
différentes associations, provenant de cultures politiques différentes,
peuvent s'associer afin d'améliorer la condition des universités. La
Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), dont fait partie
l'ADEESE, et le Regroupement étudiant des facultés d'administration de l'Est
du Canada (REFAEC), dont l'AéESG est membre, soutiennent vivement cette
action.

    L'Association étudiante de l'Ecole des sciences de la gestion (AéESG),
l'Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de
l'éducation (ADEESE) et l'Association étudiante du secteur des sciences (AESS)
représentent plus de 55% de la population étudiante de l'UQAM.




Renseignements :

Renseignements: Mathieu Le Blanc, attaché à l'exécutif, (514) 987-3527,
cell.: (514) 804-5167

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ASSOCIATION DES ETUDIANTES ET DES ETUDIANTS DE LA FACULTE DES SCIENCES DE L'EDUCATION (ADEESE-UQAM)

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