SONDAGE TRIMESTRIEL ASSOCIATION DES ÉCONOMISTES QUÉBÉCOIS-LÉGER MARKETING: Les économistes québécois sont majoritairement opposés (61%) à l'instauration d'un prix plafond de l'essence à la pompe

MONTRÉAL, le 22 juin 2011 /CNW Telbec/ - Selon 61% des économistes interrogés lors du dernier sondage trimestriel mené par Léger Marketing auprès des membres de l'Association des économistes québécois, le gouvernement du Québec ne devrait pas imposer de prix plafond pour l'essence à la pompe.  Un tiers (32%) des économistes sondés sont en faveur de l'établissement d'un tel plafond, alors que 7% ne se prononcent pas.

Un optimisme constant quant à la situation économique du Québec

Comme au trimestre précédent, la majorité des économistes consultés (65%) pensent que l'économie québécoise se maintiendra au cours des six prochains mois, tandis qu'un autre 26% croit plutôt que la situation économique québécoise s'améliorera au cours de cette période. Seulement 8% d'entre eux estiment qu'elle va se détériorer, soit un pourcentage identique à celui de mars 2011.

L'inflation et la conjoncture économique internationale

Les économistes sondés sont par contre divisés quant à la nature et aux conséquences des pressions inflationnistes au niveau mondial.  Alors que 39% pensent que ces nouvelles pressions indiquent le retour d'une inflation structurelle mondiale, près de la moitié (47%) ne croit pas que ce soit le cas.  Un économiste sur six (14%) préfère ne pas se prononcer pas sur la question.

Les opinions sont aussi partagées sur l'impact attendu des pressions inflationnistes sur le loyer de l'argent à court terme à l'échelle mondiale.  Ainsi, 47% croient qu'il y aura un relèvement généralisé des taux d'intérêt, tandis que 40% n'envisagent pas d'augmentation.  Encore là, une forte proportion des économistes interrogés (13%) n'ont pas exprimé d'opinion sur le sujet.

En ce qui a trait à la situation au Canada toutefois, la majorité des économistes (54%) pensent qu'elle obligera la Banque du Canada à monter son taux directeur à brève échéance.  À l'opposé, 39% ne sont pas d'accord avec cet énoncé et 7% ne se prononcent pas.

La compensation financière au Québec pour l'harmonisation des taxes de vente fédérale et provinciale

Lorsque sondés sur l'utilisation du montant de 2,2 milliards de dollars prévu par le gouvernement fédéral pour compenser le Québec pour l'harmonisation des taxes de vente fédérale et provinciale, une forte majorité d'économistes (85%) estiment que le gouvernement du Québec devrait s'en servir pour rembourser la dette, ou réduire le déficit ou encore augmenter le Fonds des générations. « Autrement dit, pour ces économistes, la source de revenus n'étant pas récurrente, il n'y a tout simplement pas lieu que le gouvernement s'engage dans des dépenses qui le seraient », affirme Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois. Seulement 5% pensent que le gouvernement devrait accorder une baisse d'impôt ou de taxe équivalente et un pourcentage identique est d'avis que la compensation financière pourrait servir à augmenter les dépenses de l'année en cours pour financer divers projets.

Le salaire minimum au Québec

Près des trois quarts des économistes sondés considèrent que le salaire minimum de 9,65$ de l'heure (effectif depuis le 1er mai 2011) se situe à un niveau adéquat.  Seulement 13% pensent que ce taux horaire est trop bas et 9% le jugent trop élevé.

Les économistes ont également été questionnés sur la pertinence de relier automatiquement l'évolution du salaire minimum à celle d'un indice prédéterminé.  La moitié des économistes interrogés (51%) croient qu'un tel automatisme serait une bonne chose, alors que 40% sont d'avis contraire.

Une troisième question relative au salaire minimum visait à mesurer la perception des économistes sur l'impact de la hausse ou de l'imposition d'un salaire minimum sur l'emploi. À cette question, 71% des économistes sondés ont répondu que la hausse ou l'imposition d'un salaire minimum pouvait réduire l'emploi au Québec, mais seulement à partir d'un certain seuil.  Cependant, près d'un économiste sur  cinq (18%) estime qu'il n'y a aucun impact sur l'emploi, peu importe le niveau ou la hausse du salaire minimum.  Finalement, 8% pensent que le salaire minimum a un effet négatif sur l'emploi, quel que soit son niveau ou sa hausse.

Le Plan Nord et ses retombées économiques pour le Québec

La majorité des économistes interrogés (58%) sont d'avis que le Plan Nord, lancé le 9 mai dernier par le gouvernement du Québec, produira des effets très importants (8%) ou importants (50%) pour le Québec.  Le tiers (35%) d'entre eux considère, par contre, que le Plan Nord n'aura que peu d'impact et 7% préfèrent ne pas se prononcer.

Plus de quatre économistes sur dix (43%) pensent qu'afin de maximiser les retombées économiques le gouvernement du Québec devrait mettre l'emphase sur le taux de redevances exigées aux compagnies minières. Un autre 38% estime que le gouvernement devrait plutôt privilégier la transformation des ressources naturelles avant leur exportation. Seulement 15% croient que le partage du coût des infrastructures avec le secteur privé serait la meilleure manière de maximiser les retombées économiques.

Méthodologie

Le sondage a été réalisé par Internet, du 14 juin au 20 juin 2011, auprès des économistes membres de l'Association des économistes québécois. Dans l'ensemble, 173 des 689 membres rejoints de l'Association ont répondu au sondage, ce qui confère aux résultats de l'étude une précision de ± 6,5%, et ce, 19 fois sur 20.

Ce sondage s'inscrit dans une série de sondages que l'Association des économistes québécois et Léger Marketing réalisent chaque trimestre afin de présenter le point de vue des économistes québécois sur la situation économique du Québec ainsi que sur différentes questions liées à l'actualité économique.

L'ASSOCIATION DES ÉCONOMISTES QUÉBÉCOIS

L'Association des économistes québécois, fondée en 1975, est la principale association professionnelle indépendante regroupant les économistes québécois, résidant au Québec ou ailleurs. L'Association des économistes québécois vise à assurer la promotion professionnelle de ses membres et à favoriser le développement et la diffusion des connaissances économiques. L'Association des économistes québécois est une association active et ouverte dont plusieurs de ses membres sont consultés par nos décideurs publics et occupent des responsabilités importantes au sein de grandes organisations publiques et privées.

Résultats détaillés du sondage

L'Association des économistes québécois comprend 689 membres qui ont été contactés par courrier électronique, dont 173 (25%) ont répondu au sondage.

Tableau 1 - Évolution de la situation économique du Québec à court terme

Question : À votre avis, au cours des six prochains mois, la situation économique du Québec va-t-elle :

 

JUIN 2011
%
(n=173)

MARS 2011
%
(n=164)

NOV. 2010
%
(n=198)

JUIL. 2010
%
(n=233)

MARS 2010
%
(n=205)

OCT. 2009
%
(n=213)

MAI 2009
%
(n=228)

FÉV. 2009
%
(n=156)

Se détériorer 8% 8% 12% 7% 3% 7% 27% 82%
Se maintenir 65% 62% 70% 60% 51% 50% 47% 17%
S'améliorer 26% 30% 17% 32% 45% 42% 24% 1%
Sans opinion 1% 0% 1% 1% 1% 1% 2% 0%

Tableau 2 - L'inflation et la conjoncture économique internationale

Question : La montée des prix des matières premières exerce des pressions inflationnistes dans les pays développés comme dans les pays émergents. À ce phénomène, s'ajoute la flambée actuelle des prix du pétrole. L'inflation s'est établie à 2,8 % en avril en zone euro (un sommet en trente mois), à 3,2 % aux États-Unis, à 8,6 % en Inde, à 6,5 % au Brésil, et à 5,3 % en Chine. Au Canada, l'indice des prix à la consommation a crû de 3,3% en avril 2011 par rapport à son niveau d'avril 2010. À votre avis :
(n=173)

 

OUI

NON

NE SAIT PAS

Est-ce le retour d'une inflation structurelle mondiale? 39% 47% 14%
Doit-on s'attendre à un relèvement généralisé du loyer de l'argent à court terme à l'échelle mondiale? 47% 40% 13%
La situation au Canada obligera-t-elle la Banque du Canada à monter son taux directeur à brève échéance? 54% 39% 7%

Tableau 3 - Compensation financière au Québec pour l'harmonisation des taxes de vente fédérale et provinciale

Question : Le budget déposé le 6 juin confirme la volonté du gouvernement fédéral de compenser le Québec pour l'harmonisation des taxes de vente fédérale et provinciale. Un montant de 2,2 milliards de dollars est prévu à cet effet. Quelle utilisation le gouvernement du Québec devrait-il faire de cette somme non récurrente?
(n=173)

 

%

Rembourser la dette, ou augmenter le Fonds des générations, ou réduire le déficit d'un montant de 2,2 milliards de dollars 85%
Accorder une baisse d'impôt ou de taxe de 2,2 milliards de dollars pour une année 5%
Augmenter les dépenses de l'année en cours de 2,2 milliards de dollars pour la réalisation de divers projets 5%
Autre 5%

Tableaux 4, 5 & 6 - Salaire minimum au Québec

Question : Le gouvernement du Québec a augmenté, le 1er mai 2011, le taux général du salaire minimum de 0,15$, pour le porter à 9,65$. Il s'agissait de la huitième hausse consécutive depuis 2003 où il s'établissait alors à 7,30$. À votre avis, le salaire minimum en vigueur au Québec se situe-t-il à un niveau:
(n=173)

 

%

Trop bas 13%
Adéquat 73%
Trop élevé          9%
Ne sait pas 5%


Question : Le gouvernement devrait-il relier automatiquement l'évolution du salaire minimum à celle d'un indice prédéterminé?
(n=173)

 

OUI

NON

NE SAIT PAS

Le gouvernement devrait-il relier automatiquement l'évolution du salaire minimum à celle d'un indice prédéterminé? 51% 40% 9%

Question : Pensez-vous que la hausse ou l'imposition d'un salaire minimum a pour effet de réduire l'emploi?
(n=173)

 

%

Oui, peu importe le niveau ou la hausse du salaire minimum 8%
Oui, mais seulement à partir d'un certain seuil 71%
Non, peu importe le niveau ou la hausse du salaire minimum    18%
Pas d'opinion 3%

Tableaux 7& 8 - Le Plan nord

Question : Le gouvernement du Québec lançait le 9 mai dernier un chantier de 80 milliards de dollars sur 25 ans : le Plan Nord. Ce plan a pour but notamment de développer le potentiel économique du territoire visé dans les secteurs de l'énergie, des ressources minérales, forestières et fauniques, ainsi qu'en matière de tourisme et de production alimentaire. Croyez-vous que ce plan produira des effets importants pour le Québec?
(n=173)


 

%

Très importants       8%
Importants 50%
Peu importants 35%
Pas d'opinion 7%

Question : Selon vous, sur quel élément le gouvernement du Québec devrait-il mettre le plus d'emphase pour maximiser les retombées économiques?
(n=173)

 

%

Le taux de redevances exigées aux compagnies minières 43%
Le partage avec le secteur privé du coût des infrastructures 15%
La transformation des ressources naturelles avant leur exportation      38%
Ne sait pas 4%

Tableau 9 - Prix plafond pour l'essence à la pompe

Question : Le prix de l'essence a connu des variations prononcées au cours des dernières semaines. L'instauration d'un prix plafond a été avancée comme moyen de limiter ces fluctuations. Dans les Maritimes, un tel mécanisme est en vigueur : à chaque semaine, un prix repère est établi auquel sont ajoutées des marges bénéficiaires maximales de gros et de détail, les taxes, ainsi que les coûts réels de livraison. La Régie de l'énergie du Québec étudie la question et se prononcera à la fin juin. Seriez-vous en faveur de l'établissement d'un prix plafond pour l'essence à la pompe?
(n=173)

 

OUI

NON

NE SAIT PAS

Seriez-vous en faveur de l'établissement d'un prix plafond pour l'essence à la pompe? 32% 61% 7%

 

SOURCE ASSOCIATION DES ECONOMISTES QUEBECOIS (ASDEQ)

Renseignements :

Association des économistes québécois
Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois
(514) 731-0356
jean.michel.cousineau@umontreal.ca

Léger Marketing
Sébastien Dallaire, Directeur de recherche en affaires publiques
(514) 982-2464
sdallaire@legermarketing.com

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