Sondage sur les perceptions des jeunes - Les jeunes sont pessimistes quant à l'avenir, mais la bonne nouvelle c'est qu'ils sont volontaires !



    MONTREAL, le 27 févr. /CNW Telbec/ - "Les jeunes sont pessimistes pour
l'avenir, entrevoyant une dégradation de leur milieu de vie. Ils reconnaissent
le rôle des groupes environnementaux et de l'école, mais se disent très
sceptiques à l'égard du gouvernement, des industries et de leurs semblables.
La bonne nouvelle, c'est qu'ils sont volontaires !", affirme Gilles Pronovost,
professeur émérite à l'Université du Québec à Trois-Rivières dans le cadre du
Colloque Comment parler d'avenir aux jeunes.

    Le monde d'aujourd'hui et de demain

    Bien qu'ils jugent positivement leur milieu de vie, ils se montrent plus
critiques à l'égard du reste du monde et s'attendent à une nette détérioration
d'ici une vingtaine d'années. La majorité des répondants estiment que la
situation sera pire dans vingt ans aux plans des pollutions diverses, des
changements climatiques et de l'épuisement des ressources. Ils considèrent
également que la pollution de l'environnement et la pauvreté sont une très
grande menace pour la santé. Leur pessimisme est toutefois moins prononcé en
ce qui concerne d'autres aspects de l'avenir, puisque la majorité d'entre eux
estiment que la situation sera égale ou meilleure en ce qui concerne la
pauvreté, la guerre et la violence.

    Responsables et coupables

    Les jeunes sondés reconnaissent le rôle des groupes environnementaux et
de l'école pour améliorer l'environnement. Ils sont très sévères à l'égard
d'eux-mêmes, des adultes et des médias et très critiques envers le
gouvernement et les industries, jugeant que ces derniers n'en font pas
suffisamment. "Il est clair pour eux que les changements n'arriveront pas
d'eux-mêmes, d'où l'importance que l'Etat joue pleinement son rôle et que les
gouvernements adoptent des mesures pour amener et favoriser ces changements
avec des mesures antipollution contraignantes et des lois plus sévères",
mentionne Christian Payeur, directeur de la Fondation Monique-Fitz-Back.

    Les parents peuvent faire la différence

    Le sondage démontre clairement que les attitudes des jeunes au regard de
l'environnement et de la société sont fortement associées à leur univers
culturel, familial et social. L'engagement des parents a des effets directs
sur celui de leurs enfants. Les jeunes qui déclarent que leurs parents font
des gestes concrets à l'égard de l'environnement réussissent mieux, se
déclarent plus optimistes par rapport à l'avenir et se disent plus préoccupés
par les questions environnementales. Ils posent aussi des jugements moins
négatifs sur l'avenir de la planète et sont deux fois plus nombreux à juger
"très important" de se sentir utiles à la société.

    Optimistes et volontaires

    Les jeunes expriment une attitude volontariste à l'égard de ce qu'il est
possible de faire, puisqu'ils croient que l'on peut changer les habitudes et
les attitudes, que la destruction de l'environnement n'est pas inévitable. Ils
considèrent que l'environnement peut beaucoup s'améliorer si les individus
changent leurs habitudes de consommation, si les gens s'impliquent pour
demander des lois plus sévères et s'il y a plus d'information et d'éducation.
    "Nous sommes heureux de constater le rôle positif que jouent les
Etablissements verts Brundtland (CSQ) chez les jeunes fréquentant ce type
d'établissement puisque l'on observe un sens critique plus développé et une
sensibilité accrue au sujet de l'environnement et du développement durable",
conclut Alain Pélissier, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du
Québec (CSQ)'
    Le sondage a été réalisé auprès de 1890 élèves provenant de 28 écoles
primaires et secondaires réparties dans 10 régions administratives du Québec,
dont près de 40 % de la grande région de Montréal concernant leurs perceptions
du monde d'aujourd'hui et de demain et leur propension à s'engager. Il a été
élaboré en collaboration Christian Payeur et Jean Robitaille de la Fondation
Monique Fitz-Back et analysé par Gilles Pronovost, professeur émérite à
l'Université du Québec à Trois-Rivières.

    Profil des EVB-CSQ et de la Fondation Monique Fitz-Back

    Le mouvement des Etablissements verts Brundtland (EVB-CSQ), instauré par
la Centrale des syndicats du Québec au début des années 1990, en collaboration
avec RECYQ-QUEBEC, regroupe plus de 1200 établissements qui oeuvrent à
l'avènement d'un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique. La
Fondation Monique-Fitz-Back a été créée afin de poursuivre l'oeuvre de Monique
Fitz-Back, enseignante, pionnière, syndicaliste et cofondatrice des EVB et
avec la volonté de consolider et d'amplifier le mouvement des EVB. La CSQ est
la plus importante organisation syndicale en éducation et compte 170 000
membres.




Renseignements :

Renseignements: Marie-Josée Rousse, Conseillère EVB à la CSQ, (514)
708-9068; Marjolaine Perreault, Attachée de presse de la CSQ, (514) 235-5082,
perreault.marjolaine@csq.qc.net


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