Sondage Ipsos Descarie - Plus de 50 % des conjoints de fait se croient protégés alors qu'ils ne le sont pas !



    MONTREAL, le 19 nov. /CNW Telbec/ - Près de la moitié des gens qui vivent
en union libre se croient aussi bien protégés en cas de séparation que les
gens mariés, alors que la réalité est pourtant toute autre. Voilà ce qui
ressort d'un sondage Ipsos Descaries réalisé récemment pour le compte de la
Chambre des notaires du Québec, dans le cadre de la Semaine de la protection
du patrimoine qui se tient du 18 au 25 novembre.
    "Au Québec, où l'union libre est une réalité bien implantée, près de 35 %
des couples ont choisi de vivre en union libre comparativement à 13,4 % dans
le reste du Canada, explique le président de la Chambre des notaires du
Québec, Me Denis Marsolais. C'est plus de 1 200 000 personnes, dont 50 %
croient qu'ils ont les mêmes droits que les couples mariés. Pourtant, au sens
de la loi, les conjoints de fait n'ont aucune obligation l'un envers l'autre
et ce, peu importe le temps passé à vivre ensemble. L'existence de ces fausses
croyances et de ces mythes persistants justifie la pertinence de notre
actuelle campagne d'information auprès des conjoints de fait."
    "L'enquête révèle qu'un pourcentage important de couples qui ont choisi
de vivre en union libre croient avoir les mêmes obligations et les mêmes
protections que les couples mariés en cas de séparation, ce qui n'est pas le
cas, à moins qu'ils aient rédigé un contrat de vie commune. Or, seulement 21 %
des couples possèdent un tel contrat", souligne le notaire Marsolais.
    En cas de décès, beaucoup de conjoints de fait risquent également d'être
déçus. "Seulement 45 % des gens qui vivent en union libre ont rédigé un
testament. Or, en l'absence de testament, c'est la famille du défunt qui
hérite de ses biens et non le conjoint de fait survivant. Pourtant, un
conjoint sur trois est convaincu du contraire."
    "Nous croyons que la solution à ce faux sentiment de sécurité ou de
protection passe par des campagnes d'information. Les couples en union libre
doivent être informés que la seule façon de se doter d'une certaine protection
juridique est de rédiger un contrat de vie commune qui tiendra compte de leur
situation personnelle et de leur choix de vie", conclut le président de la
Chambre des notaires du Québec.
    Le sondage a été réalisé entre le 14 septembre et le 2 octobre 2007,
auprès de 805 personnes mariées ou en union libre, âgées entre 18 et 60 ans.
La marge d'erreur est de 3,5 %, 19 fois sur 20.

    Autres faits saillants du sondage Ipsos Descarie

    
    -   90 % des gens mariés se disent heureux comparativement à 88 % pour
        les gens en union libre.
    -   60 % des gens en union libre affirment que leur couple est très
        solide comparativement à 73 % des gens mariés; 26 % des gens en union
        libre préféreraient être mariés.
    -   47 % des gens en union libre ont pensé un jour se marier, surtout
        chez les 18-24 ans; 46 % des gens en union libre opteraient pour un
        mariage civil s'ils décidaient de se marier un jour, 47 %
        préféreraient avoir un mariage religieux.
    -   60 % des gens en union libre pensent, qu'après un certain nombre
        d'années de vie commune, ils ont les mêmes droits que les personnes
        mariées.
    -   64 % des gens en union libre pensent que tous les biens acquis
        pendant leur vie commune seront partagés à parts égales en cas de
        séparation.
    -   77 % des gens en union libre pensent que le conjoint le plus pauvre
        aura droit à une pension alimentaire en cas de séparation.
    -   39 % des couples en union libre ont rédigé un mandat de protection en
        cas d'inaptitude.

    Portrait robot des conjoints de fait

    -   La moitié de ceux qui vivent en union libre ont déjà vécu avec
        quelqu'un d'autre avant ; 45 % d'entre eux ont eu des enfants avec
        leur conjoint actuel et 25 % en ont eu d'une union antérieure. Dans
        près de la moitié des cas, ces enfants vivent, au moins à temps
        partiel, avec le couple.
    -   L'écart de revenu entre les hommes et les femmes est moins prononcé
        chez les couples en union libre que chez les gens mariés (10 900 $
        contre 12 700 $).
    -   Une plus grande proportion des femmes qui vivent en union libre
        occupe un emploi à temps plein (64 %) que les femmes mariées (59 %).
    -   67 % des gens qui vivent en union libre sont propriétaires. Dans 33 %
        des cas, la résidence appartient à un seul des deux conjoints.
    

    La Chambre des notaires du Québec

    Créée en 1847, la Chambre des notaires du Québec (CNQ) est un ordre
professionnel qui a pour mission principale d'assurer la protection du public.
A cette fin, la CNQ supervise la formation et l'admission des candidats au
notariat et contrôle l'exercice de la profession. La CNQ voit également au
développement professionnel des notaires en mettant à la disposition de ses
membres divers services d'information, de documentation, de recherche et de
formation. On compte quelque 3 300 notaires en exercice au Québec.




Renseignements :

Renseignements: Antonin Fortin, Directeur des communications, Chambre
des notaires du Québec, (514) 879-1793, poste 5912, antonin.fortin@cdnq.org


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