Sommet de la santé du Collège des médecins - Pour la CSQ, les solutions doivent être résolument publiques



    MONTREAL, le 5 nov. /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) participe au Sommet sur la santé du Collège des médecins "parce que,
dans le contexte actuel où les élans de privatisation n'ont jamais été aussi
agressifs, il faut utiliser toutes les tribunes possibles pour défendre le
système de santé et des services sociaux", déclare Louise Chabot, 1re
vice-présidente de la CSQ et responsable du dossier de la santé et des
services sociaux, à l'occasion du Sommet de la santé du Collège des médecins
Le système de santé : c'est l'affaire de tous !

    Nos solutions publiques pour améliorer l'organisation des soins et des
    services

    Pour la CSQ, il n'y a pas de doute que la qualité des services et des
soins est excellente au Québec. Là où le bât blesse, c'est l'accès à ces
services et à ces soins. Les solutions doivent donc garantir l'accessibilité
pour toutes et tous, quels que soient leurs revenus.
    La Centrale propose une série de solutions pour améliorer l'organisation
des soins et des services. Parmi elles, il faut concevoir une nouvelle façon
de donner le service médical basé sur le suivi systématique des patients et la
prise en charge globale, et ajuster la rémunération des médecins en
conséquence. Il faut mettre en oeuvre la révision du système professionnel
dans tous les établissements du Québec de façon à faire un usage optimal de
l'ensemble des ressources humaines. Il faut réintroduire et consolider des
modèles d'intégration des services pour des clientèles à risque, développer
des modèles d'intervenants pivots pour les programmes exigeant une continuité
de services, développer un réseau public efficace de services à domicile,
accorder une priorité à la prévention et à l'action sur les déterminants de la
santé, sur la pauvreté en particulier, développer des centres ambulatoires
publics et adopter un plan ministériel de gestion coordonnée et centralisée
des listes d'attente et en confier l'évaluation au Commissaire à la santé et
au bien-être. Il faut également adopter des mesures concrètes pour régler la
pénurie de médecins et d'autres catégories de personnel en particulier, par
l'amélioration des conditions de travail favorisant l'attraction et la
rétention.

    Nos solutions publiques au regard de l'administration du système de santé

    La CSQ a toujours privilégié une gestion démocratique au niveau de la
planification, de l'organisation, de la gestion et de l'évaluation du système.
Gestion démocratique qui facilite et renforce l'apport de tous les types
d'acteurs intervenant dans le réseau, incluant les citoyennes et les citoyens.
Or, cet apport démocratique n'a cessé de diminuer depuis l'instauration du
système public dans les années 1970. Les solutions publiques que nous
proposons permettent à tous et chacun de reprendre la place qui lui revient
par une gestion démocratique du système accordant une contribution de
l'ensemble des acteurs du réseau, incluant la population, aux prises de
décisions, et ce, à tous les paliers du système local, régional et national,
l'abolition de la loi antidéficit, une gestion régionale des ententes de
service et leur nature exceptionnelle, une planification réaliste des
ressources humaines basée sur la demande réelle et réduisant la précarisation
de l'emploi, une gestion des ressources humaines qui favorisent la stabilité
des équipes de travail et la reconnaissance de leur expertise.

    Nos solutions publiques au regard du financement du système

    La CSQ est très inquiète à l'effet que l'ouverture de plus en plus grande
à la privatisation n'assure plus une universalité de l'accès aux soins.
Plusieurs services diagnostiques sont privatisés, la convalescence l'est aussi
et voilà que le gouvernement du Québec ouvre au secteur privé plusieurs
services de chirurgie. La contribution individuelle des usagers s'accroissant,
cela creuse un fossé de plus en plus grand entre les personnes favorisées et
démunies. Il ne peut en résulter qu'un accroissement des inégalités sociales.
"Comme le reconnaissent à peu près tous les intervenants, le meilleur moyen
d'assurer un accès universel aux services de santé passe nécessairement par le
financement public d'un réseau de santé publique", de dire la 1re
vice-présidente.
    Pour la CSQ, la part du budget actuel dévolue à la santé est tout juste
suffisant pour maintenir les coûts du système actuel. Un réinvestissement est
nécessaire pour assurer le développement du réseau, en particulier, au regard
d'un médecin de famille, à des services à domicile et à des services
d'hébergement et de longues durées. "Le gouvernement du Québec doit investir
pour combler minimalement l'écart de 10 % à la moyenne canadienne pour le
financement à la santé", de conclure Louise Chabot.

    Vous pouvez prendre connaissance de l'avis de la CSQ intitulé Des
solutions résolument publiques pour améliorer le système de santé au Québec,
sur le site de la Centrale au www.csq.qc.net.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public. Elle est présente dans les secteurs de l'éducation, de la
santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la
culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, (514)
356-8888, poste 2610, cell.: (514) 235-5082, Perreault.marjolaine@csq.qc.net


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.