Situation du français au Québec - LE GOUVERNEMENT CHAREST DOIT PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES ET RENFORCER LA CHARTE DE LA LANGUE FRANCAISE



    MONTREAL, le 6 mars /CNW Telbec/ - La chef du Parti Québécois et députée
de Charlevoix, Pauline Marois, s'inquiète du recul du français à Montréal et
reproche au premier ministre Jean Charest de ne rien faire pour renverser la
tendance.
    "En mai 2007, main sur le coeur, le premier ministre de l'Etat du Québec
affirmait solennellement qu'il faisait de la langue française une priorité et
s'engageait même à renforcer la fierté de cette langue dans l'espace public.
Maintenant qu'il a entre les mains plus de mille pages d'études diverses,
attendues depuis déjà très longtemps, il n'a plus raison de tergiverser et de
fuir ses responsabilités comme il le fait depuis des mois. Les Québécoises et
les Québécois attendent de lui des actions concrètes. On nous promettait
tolérance zéro; à lui maintenant de passer à l'action", a déclaré Pauline
Marois.

    Immigration : une nouvelle structure d'accueil s'impose

    Le Parti Québécois avait mis de l'avant des politiques d'immigration qui
visaient juste en privilégiant une immigration francophone. "Indéniablement,
ces décisions atténuent aujourd'hui le choc. Mais le bassin d'immigration
francophone est limité. Contrairement à l'ADQ, qui veut jouer sur les peurs,
je ne préconise pas de rouvrir le débat sur l'immigration. Par contre, le
gouvernement Charest a l'obligation de doter le Québec d'une meilleure
structure d'intégration des immigrants. A cet égard, le gouvernement Charest,
au pouvoir depuis cinq ans, a littéralement échoué", a-t-elle ajouté.
    Le bilan quinquennal démontre que 42,5 % des immigrants effectuent un
transfert linguistique vers l'anglais et que ce taux, à Montréal, atteint
46,3 %, une donnée fort inquiétante pour Mme Marois.
    Ainsi, pour la chef du Parti Québécois, le renforcement de la Charte de
la langue française s'impose. "Nos appréhensions de l'automne dernier étaient
fondées. Le milieu de travail est l'endroit principal d'intégration pour nos
nouveaux immigrants. Par ailleurs, il faut que nos petites entreprises
puissent poursuivre leurs activités commerciales et s'assurer que leurs
employés travaillent en français. C'est primordial si l'on veut préserver le
fait français, surtout dans un contexte de mondialisation et compte tenu que
les PME constituent le poumon économique du Québec", a affirmé Pauline Marois.
    Elle y voit également l'urgence d'un meilleur enseignement du français
dans nos écoles. "Il ne faut pas simplement en parler, mais agir : nous devons
offrir un meilleur apprentissage du français parlé et écrit à l'école, pas
seulement pour les immigrants, mais pour tous. Il faut également imposer un
examen national rigoureux pour nos futurs enseignants dont la réussite serait
essentielle avant d'obtenir l'autorisation d'enseigner. Il s'agit d'une
proposition raisonnable que nous avons faite, contenue dans le projet de
loi 195, dont le refus de l'ADQ et du gouvernement Charest est inqualifiable",
a souligné Mme Marois.

    L'opacité de l'OQLF

    Pour sa part, le député Pierre Curzi dénonce l'opacité et la culture de
la paranoia qui semblent régner à l'Office québécois de la langue française
(OQLF). "Il est inadmissible, pour une question aussi primordiale et délicate
que constitue la langue française pour les Québécois, d'avoir mystérieusement
et volontairement caché et retardé la publication de ces informations. Ou bien
il s'agit d'une décision interne de l'Office, ou bien l'OQLF a reçu une
commande politique. Dans les deux cas, c'est inacceptable", a déclaré
M. Curzi.
    Le député de Borduas estime aussi que l'OQLF a miné sa crédibilité en
écartant de brillants experts pour préparer et approuver le bilan quinquennal.
"Ce qui s'est passé est inacceptable. L'heure est arrivée pour un sérieux
examen de la part du gouvernement Charest sur le processus de l'OQLF. C'est
soit un problème de direction, soit un problème d'ingérence politique", a
ajouté Pierre Curzi.
    Il repousse également l'échappatoire de la ministre Christine St-Pierre
qui prétend que l'OQLF est un organisme indépendant. "Mme St-Pierre aurait
intérêt à se renseigner davantage. Elle constaterait rapidement par exemple
que la pseudo-enquête de l'Office, dans les commerces du centre-ville de
Montréal à l'automne 2006, est une demande expresse de sa prédécesseure, Line
Beauchamp, à la présidente, France Boucher. Il s'agit là probablement de
l'indépendance libérale..., a-t-il ironisé.
    "Il faut promouvoir davantage le fait français et l'utilisation de la
langue française. Nous réclamons des gestes plus structurants, plus durables
et plus significatifs afin de s'assurer que notre langue française soit
protégée. Il faut renforcer la loi 101 et investir davantage dans la
francisation et l'intégration des immigrants. La langue française est le
fondement même de notre identité", a conclu Pauline Marois.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 644-9318


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