Situation de la langue française - La CSQ critique sévèrement l'attitude du gouvernement Charest



    MONTREAL, le 8 juin /CNW Telbec/ - "Ca ne donne rien d'exiger des autres
qu'ils reconnaissent la nation québécoise si notre propre gouvernement, le
gouvernement du Québec, est incapable de se comporter en gouvernement
national. Et c'est exactement ce que fait le gouvernement Charest dans le
dossier de la langue en continuant de fermer les yeux sur la situation du
français à Montréal."
    C'est en ces termes que la vice-présidente de la Centrale des syndicats
du Québec (CSQ), Mme Louise Chabot, a interpellé aujourd'hui le gouvernement
Charest dans le cadre d'un rassemblement organisé par le Mouvement Montréal
français, qui se déroulait à Montréal, et qui visait le renforcement de la loi
101.
    D'entrée de jeu, la vice-présidente de la CSQ a tenu à rappeler que la
langue française fait partie de notre héritage commun, un héritage transmis à
toutes les Québécoises et à tous les Québécois, et qu'ils ont comme devoir de
protéger et de transmettre à leur tour à leurs enfants et à leurs
petits-enfants.
    "Une langue, c'est ce qu'un peuple a de plus précieux, parce que c'est à
travers sa langue qu'il exprime son identité, son âme. Une langue, ça ne
s'achète pas, tout simplement parce que ça n'a pas de prix. Une langue, ça
nous ait légué et nous devrons faire de même. Mais avant de pouvoir
transmettre notre langue, nous devons commencer par la protéger, la promouvoir
et la défendre", soutient Mme Chabot.

    Un premier ministre et une ministre qui demeurent les bras croisés

    Mme Louise Chabot soutient qu'il faut donc d'autant plus s'inquiéter de
l'attitude désinvolte manifestée, au cours des dernières semaines, par le
premier ministre Jean Charest et la ministre de la Culture, des Communications
et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, dans le dossier sur la
situation du français au Québec.
    "Même si la nouvelle stratégie adoptée par M. Charest et son gouvernement
pour remonter dans les sondages est de ne rien faire, nous n'accepterons pas
qu'il demeure les bras croisés pendant que le français recule à Montréal.
L'enjeu de la langue, c'est sérieux et beaucoup plus important que la
popularité d'un gouvernement quel qu'il soit. Un peuple qui cesse de défendre
sa langue, c'est un peuple qui accepte de disparaître. Et un gouvernement qui
cesse de défendre la langue nationale ne vaut guère mieux. C'est un
gouvernement qui accepte que le peuple disparaisse", dénonce la
vice-présidente de la CSQ.

    Un chef des pompiers qui ne veut plus combattre les feux...

    Mme Chabot prévient Jean Charest et son gouvernement "que nous sommes
trop fiers de ce que nous sommes, comme Québécoises et Québécois, pour
accepter de disparaître".
    "Au Québec, une ministre de la Culture qui refuse de défendre la langue
française, ça ressemble à un chef des pompiers qui ne voudrait plus combattre
les incendies. Vous pouvez être certains que ses patrons n'attendraient pas
que la ville passe au feu pour le mettre à la porte. L'exemple vaut également
pour la situation du français au Québec. Si la ministre Christine St-Pierre ne
veut pas assumer ses devoirs et responsabilités à l'égard du français, que le
premier ministre la ramène à l'ordre", de dire Mme Chabot.

    La langue : le territoire de notre identité commune

    La vice-présidente de la CSQ avertit le gouvernement Charest que la
langue française, c'est le territoire de notre identité commune et elle mérite
d'être protégée.
    "Jean Charest aurait intérêt à se rappeler qu'il a dû reculer dans le
dossier du parc national du Mont Orford parce que les citoyens n'acceptaient
pas qu'il dilapide une partie de notre patrimoine, de notre bien commun
national. Le français ne vaut pas moins cher pour le Québec. La langue
française, c'est le territoire de notre identité nationale et le gouvernement
doit prendre les moyens qui s'imposent pour la promouvoir et la protéger",
affirme Mme Chabot.

    Le français comme langue exclusive des communications publiques

    Au nom de la CSQ et de ses membres, Mme Louise Chabot réclame donc que le
gouvernement Charest adopte les dispositions nécessaires pour faire du
français, la langue exclusive des communications publiques au Québec.
    "En tolérant le bilinguisme dans nos institutions publiques, le
gouvernement Charest choisit de se comporter en simple gouvernement provincial
plutôt que d'agir comme un véritable gouvernement national, le gouvernement
élu par la nation québécoise. Si l'on veut que les nouveaux arrivants adoptent
le français, il faut d'abord que notre gouvernement envoie un message clair et
fort en faveur de l'exclusivité du français dans les services publics",
renchérit Mme Chabot.

    L'apprentissage du français : un droit fondamental

    La porte-parole syndicale exige également que le gouvernement reconnaisse
l'apprentissage du français comme un droit fondamental pour chaque citoyenne
et chaque citoyen du Québec, et que des mesures soient adoptées en conséquence
afin que chacune et chacun puissent se prévaloir pleinement de ce droit.
    "La loi 101 doit également être renforcée, particulièrement pour les
clauses qui imposent l'obligation de fréquenter l'école française. Il en va de
même de la nécessité d'améliorer les mesures de francisation des nouveaux
arrivants au Québec", termine la vice-présidente de la CSQ, Mme Louise Chabot.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en
éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, Cell.: (514)
237-4432


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