Sentence de Martin Tremblay: "La sentence octroyée est à l'image de la justice américaine" - Gérard Tremblay



    NEW YORK, le 14 mars /CNW Telbec/ - Après 14 mois d'incarcération, le
banquier off-shore Martin Tremblay, a reçu aujourd'hui à New York sa sentence
pour avoir plaider coupable à une accusation réduite d'avoir accepter de
blanchir un montant de 20 000 $ provenant de la DEA Drug Enforcement Agency.
Le juge John Keenan du tribunal du district Sud de New York a condamné Martin
Tremblay à 48 mois d'emprisonnement. Rappelons qu'il est emprisonné depuis le
20 janvier 2006 et il était à l'origine accusé d'avoir blanchi plus de
1 milliard de dollars.
    Réagissant à la sentence imposée, son père Gérard s'est montré très déçu
de l'issue de cette affaire. "La sentence rendue aujourd'hui est à l'image de
la justice américaine restrictive et punitive, à l'image de ses conditions
d'incarcération. Depuis le début il a été traité comme un terroriste, il
vivait dans la promiscuité avec cent cinquante détenus. Jamais il n'a pu
préparer sa défense dans la quiétude nécessaire. Ils ont réussi à le persuader
que la seule possibilité de s'en sortir était de plaider coupable et de
négocier par la suite une sentence", affirme monsieur Tremblay.
    Du côté de l'équipe d'avocats, Me Aurbach, Solotaroff & Murray, a
présenté un mémoire ou il recommandait au juge John Keenan une sentence plus
clémente que la ligne directrice négociée entre la couronne et la défense qui
se situait entre 70 et 87 mois. Pour étayer leur requête ils ont demandé le
retrait de certains paragraphes erronés du rapport pré-sententiel, notamment
ce qui a trait au blanchiment de 1 milliard de dollars et le retrait des
paragraphes qui reliaient Martin Tremblay au transfert de deux tranches de
100,000 $ effectuer directement par les agents fédéraux dans une banque aux
Bahamas. A l'aide de diverses jurisprudences, ils ont tenté de convaincre le
juge qu'il devait imposer une sentence qui reflète la gravité de l'acte, mais
pas plus élevée que la faute avouée (20,000 $), et pour se faire il devait
considérer la nature de l'offense et les caractéristiques du présumé qui
militaient en sa faveur. Par la suite, ils ont argué que l'excellente
réputation, son passé sans tache, son rôle de père attentionné, l'impact de
l'incarcération sur ses enfants et sa famille et sa santé devaient être pris
en considération.
    Avec la sentence annoncée au tribunal aujourd'hui, monsieur Tremblay
demeure toujours aussi convaincu de l'innocence de son fils Martin, il entend
prendre un peu de recul pour réévaluer la situation avant de prendre une
décision sur la suite des événements. "Depuis le début, je crois que ce
dossier est politique et la justice américaine avait besoin de trouver un
coupable et d'en faire un exemple. Je suis toujours convaincu de l'innocence
de mon fils, il a déjà passé assez de temps en prison, la justice aurait dû le
libérer, la souffrance a ses limites", a conclu monsieur Tremblay.




Renseignements :

Renseignements: Luc Tremblay, Sogecom, (514) 235-0793; Source: Gérard
Tremblay

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