Selon une étude, moins de 50 % des femmes dont les résultats du test Papanicolaou sont anormaux reçoivent les soins de suivi requis



    
    Les chercheurs découvrent que les écarts dans le dépistage du cancer en
    Ontario sont fondés sur le revenu
    

    TORONTO, le 20 août /CNW/ - Selon une étude effectuée par des chercheurs
de l'Hôpital St. Michael et de l'Institut de recherche en services de santé
(IRSS), moins de la moitié des femmes dont les résultats du test de
Papanicolaou sont anormaux reçoivent les soins de suivi recommandés et
potentiellement salvateurs. De plus, les femmes ayant un faible revenu sont
moins portées à se soumettre au dépistage du cancer que les femmes à revenu
élevé.
    "Même si le cancer du col utérin est l'un des types de cancer les plus
évitables, plus d'un million d'Ontariennes n'obtiennent pas de test de
dépistage et un nombre disproportionné d'entre elles sont des femmes vivant
dans des collectivités à faible revenu", explique Dre Arlene Bierman, médecin
de l'Hôpital St. Michael et chercheuse principale du Projet d'élaboration du
Rapport basé sur des données probantes de l'Ontario sur la santé des femmes
(POWER). "Nous devons faire des efforts spéciaux pour prendre contact avec les
femmes qui obtiennent des tests de dépistage mais qui ne reçoivent pas le
suivi nécessaire et risquent de tomber entre les mailles du filet. Pour
améliorer la surveillance et le traitement, nous avons besoin d'un système qui
assure le suivi de tous les tests de Papanicolaou aux résultats anormaux, pour
que toutes les femmes de l'Ontario reçoivent les meilleurs soins possible",
ajoute Dre Bierman, une chercheuse a l'Institut de recherche en services de
santé (IRSS).
    L'Etude POWER (Projet d'élaboration du Rapport basé sur des données
probantes de l'Ontario sur la santé des femmes), menée conjointement par
l'Hôpital St. Michael et l'Institut de recherche en services de santé (IRSS),
est la première étude en Ontario à donner une vue d'ensemble de la santé des
femmes par rapport au sexe, au revenu, au niveau de scolarité, à l'ethnicité
et à l'emplacement géographique. Les résultats sont présentés en détail dans
le rapport intitulé Cancer, le deuxième rapport publié cette année dans le
cadre de l'Etude POWER. Les décideurs et les fournisseurs de services de santé
pourront utiliser ces résultats pour améliorer l'accessibilité, la qualité et
les résultats des soins donnés aux Ontariennes. Dre Monika Krzyzanowska,
oncologue médicale de l'Hôpital Princess Margaret/Réseau de santé
universitaire, est l'auteure principale du chapitre sur le cancer. L'Etude
POWER est financée par Echo : pour l'amélioration de la santé des Ontariennes,
un organisme du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de
l'Ontario.
    L'étude a révélé que moins de 50 pour cent des femmes dont les résultats
du test de Papanicolaou montrent une anomalie de bas grade reçoivent les soins
de suivi nécessaires dans le délai recommandé, qu'il s'agisse d'un deuxième
test ou d'une colposcopie (examen médical du col utérin et du vagin). Ce
groupe présente le plus grand risque de développer le cancer du col utérin et
de ce fait, le plus grand besoin de recevoir les soins nécessaires. Pour que
le dépistage fonctionne correctement, il est essentiel de donner un suivi à
temps aux femmes qui ont des résultats anormaux.
    "Entre 2005 et 2007, selon l'Indice de qualité du réseau de cancérologie
de l'Ontario, 56 pour cent des Ontariennes admissibles ont subi tous les tests
de dépistage du cancer recommandés pour leur groupe d'âge", affirme Dr George
Pasut, vice-président, Prévention et dépistage, Action Cancer Ontario. "Nous
devons continuer de travailler pour rejoindre les populations sous-dépistées.
Nous devons, entre autres, adopter des approches ciblées pour mieux faire
connaître le dépistage, l'accès au dépistage et les services de suivi."
    L'étude a révélé que les taux de dépistage du cancer du sein et du cancer
du col utérin en Ontario sont inférieurs aux objectifs provinciaux, malgré le
fait qu'il existe depuis longtemps des programmes de dépistage de ces deux
cancers.
    Les femmes vivant dans des quartiers à faible revenu, chez qui les taux
de dépistage du cancer du sein, du cancer colorectal et du cancer du col
utérin étaient constamment plus bas que chez les femmes de quartiers à revenu
élevé, sont à risque. Selon l'étude, bien que le taux global de dépistage du
col utérin chez les Ontariennes se situe à 69 pour cent, seulement 61 pour
cent des femmes à faible revenu reçoivent des tests de dépistage, contre 75
pour cent des femmes à revenu élevé.
    "Ces constatations sont frappantes, déclare Pat Campbell, chef de la
direction d'Echo. Il est clair que le défi pour notre système de santé est de
donner aux femmes et aux hommes à faible revenu accès précoce au dépistage, au
diagnostic et au traitement. Pour cela, il faudra plus de services axés sur le
patient, et il faudra comprendre et éliminer les obstacles qui limitent la
participation aux programmes de santé."
    Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'Etude POWER et ses
partenaires et pour accéder au rapport sur le cancer, visitez le site
www.powerstudy.ca. D'autres résultats de l'Etude POWER seront publiés plus
tard cette année.
    Dre Bierman est chercheuse au Centre de recherche Keenan de l'Institut du
savoir Li Ka Shing de l'Hôpital St. Michael, scientifique à l'Institut de
recherche en services de santé (ICES) et titulaire de la chaire en santé des
femmes du Conseil ontarien des services de santé pour les femmes (prédécesseur
d'Echo) à l'Hôpital St. Michael et l'Université de Toronto (Faculté de
sciences infirmières Lawrence S. Bloomberg).




Renseignements :

Renseignements: Deborah Creatura, IRSS, (416) 480-4780; Julie Saccone,
Hôpital St. Michael, (416) 864-5047; Lenore Bromley, Action Cancer Ontario,
(416) 971-9800, poste 3383

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Hôpital St. Michael

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