Selon les répartiteurs d'ambulances d'Urgences-santé - Une nouvelle règle de gestion met la population métropolitaine en danger



    MONTREAL, le 23 févr. /CNW Telbec/ - Les répartiteurs d'ambulances
Urgences-santé de la région Montréal-Laval dénoncent, aujourd'hui, une
nouvelle règle de gestion de leur employeur qui, dans certains cas, prolonge
dangereusement le temps de réponse des ambulances à Montréal et à Laval.
    Le 1er février, Urgences-santé a mis en place une nouvelle "Procédure de
gestion de la disponibilité des effectifs", qui est le fruit d'une longue
négociation avec ses paramédics. Le Syndicat des employé(e)s d'Urgences-santé
(FSSS-CSN) appuie cette nouvelle procédure et ses membres l'appliquent dans
leur travail de répartition.
    Cependant, avec une note de service laconique, émis par courriel le
lendemain 2 février, un gestionnaire d'Urgences-santé a unilatéralement
modifié cette procédure et a créé des anomalies qui peuvent mettre la
population en danger. En effet, cette note de service enlève la possibilité
pour les répartiteurs d'utiliser leur jugement professionnel dans des
situations où des minutes perdues peuvent avoir des conséquences dramatiques.
    Selon le syndicat, cette directive empêche la réaffectation efficace des
ambulances dans des situations exceptionnelles, ce qui a pour effet de
prolonger le temps de réponse aux urgences médicales. "Cette politique va à
l'encontre du principe qu'on affecte l'ambulance la plus près d'une urgence, a
commenté Alain Bissonnette, président du syndicat. Nous voulons que
l'employeur retire cette note de service et qu'il nous laisse utiliser le
jugement que nous avons acquis avec l'expérience de la gestion de dizaines de
milliers d'appels, et ce, dans l'intérêt public."
    Il est donc stipulé sur la note que : "Lorsqu'un véhicule se rapporte
disponible dans sa période d'opportunité de repas et qu'aucun appel de
priorité 1 ou 2 est en attente, on affecte sa période de repas. Ce qui
implique que même s'il se trouve plus près d'un appel de priorité 1 ou 2 déjà
affecté on ne lui assigne pas l'appel." (sic)
    Cette politique produit des situations bizarres dans lesquelles des
paramédics sont appelés à faire des dizaines de kilomètres pour répondre à un
appel jugé moins prioritaire, tandis qu'une équipe d'Urgences-santé en période
de "rapprochement" aux pauses-repas est déjà dans le même quartier. Entre
temps, l'équipe en rapprochement peut toujours être affectée à un appel de
haute priorité dans le territoire que l'autre équipe vient de quitter. Dans
chacun des cas, le temps de réponse est inutilement prolongé. De plus, le
réseau routier de Montréal et de Laval est souvent congestionné et les longs
déplacements impliquent de plus longs délais avant les interventions médicales
et un danger accru d'accident.
    "On fait appel au gros bon sens : il faut que l'employeur nous laisse
exercer notre expertise en affectant les ambulances de la façon la plus
efficace, tout en respectant la mission d'Urgences-santé. C'est la population
qui en souffre", a dit Alain Bissonnette.
    Devant le refus de l'employeur de changer de cap et ses mesures
d'intimidation face à la résistance syndicale à la note du 2 février, le
syndicat juge nécessaire d'avertir le public de la situation.




Renseignements :

Renseignements: Lyle Stewart, Service des communications de la CSN,
(514) 796-2066; Source: CSN


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