Selon le STIJM: Le Journal de Montréal doit aussi ouvrir ses livres



    MONTREAL, le 4 sept. /CNW Telbec/ - Maintenant que La Presse a annoncé
qu'elle dévoilera ses résultats financiers afin de favoriser la négociation,
les 253 lock-outés du Journal de Montréal demandent eux aussi que leur
employeur fasse preuve de transparence et ouvre ses livres pour mettre fin au
conflit oppose les parties depuis plus de 7 mois déjà.
    Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal
(STIJM-CSN) a demandé formellement de voir les états financiers du Journal de
Montréal à la table de négociation l'hiver dernier, essuyant un refus
catégorique de la part des négociateurs patronaux. Ceux-ci arguaient qu'étant
donné que le concurrent refusait de dévoiler les siens, ils n'avaient pas non
plus à le faire.
    "Maintenant que La Presse affirme vouloir ouvrir ses livres, cela ne
devrait être qu'une simple formalité pour Quebecor", estime le président du
STIJM, Raynald Leblanc.
    Même si les deux grands quotidiens québécois évoluent dans le même
environnement, leur situation financière est toutefois différente. "Quebecor
admet que Le Journal de Montréal est rentable alors que La Presse prétend
avoir des difficultés, dit Raynald Leblanc. Pourtant, les concessions que nous
demandent nos patrons respectifs sont sensiblement les mêmes.
    "J'espère que Quebecor fera la démonstration économique de ses supposées
difficultés, ce qui justifierait les concessions extrêmement gourmandes qui
sont exigées de la part de la direction, exactement comme s'apprête à le faire
La Presse."
    Depuis que l'employeur a quitté la table de négociation, en janvier
dernier, aucune discussion n'a eu lieu entre les deux parties. Pourtant, le
syndicat avait accepté de nombreuses concessions qui auraient facilement pu
assurer la pérennité du Journal de Montréal et ainsi éviter un conflit de
travail qui perdure.
    Les 253 lock-outés du Journal de Montréal souhaitent aussi que leurs
confrères de La Presse obtiennent rapidement un nouveau contrat de travail et
évitent un affrontement inutile comme celui qu'ont provoqué Pierre Karl
Péladeau et Quebecor.
    "L'heure n'est pas à l'affrontement mais à la discussion pour assurer la
pérennité des journaux québécois", conclut Raynald Leblanc.




Renseignements :

Renseignements: Roger Deslauriers, Service des communications de la CSN,
(514) 598-2378, Cell.: (514) 916-8041; Source: Syndicat des travailleurs de
l'information du Journal de Montréal (STIJM-CSN)


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