Selon le FRAPRU, les logements demeurent rares pour les familles et les ménages à faible revenu



    MONTREAL, le 13 déc. /CNW Telbec/ - "Il est vrai qu'on voit généralement
davantage de pancartes "A louer" qu'il y a quelques années, mais la situation
ne s'est pas réellement améliorée pour l'ensemble des locataires. Les
logements demeurent très rares pour les familles, surtout si elles sont à plus
faible revenu. De plus, une très large partie des locataires n'arrive tout
simplement plus à se loger sans avoir à y consacrer un pourcentage
disproportionné de leur maigre revenu". C'est cette analyse que François
Saillant, coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain,
fait des données publiées aujourd'hui par la Société canadienne d'hypothèques
et de logement (SCHL) sur la situation du logement locatif au Québec.

    Rares, les logements pour familles
    ----------------------------------
    Selon le FRAPRU, la situation des régions métropolitaines de Montréal et
de Gatineau est particulièrement révélatrice. Le taux général d'inoccupation
des logements locatifs y est de 2,9 %, mais l'offre de grands logements pour
familles (trois chambres à coucher et plus) descend à 2,2 % à Montréal et à
1,5 % à Gatineau. Dans la région métropolitaine de Québec où le taux de
logements inoccupés est retombé à 1,2 %, ce sont les appartements familiaux
qui sont les plus rares, avec un taux de 0,9 % pour les logements de trois
chambres à plus. Le même constat peut être tiré à Sherbrooke et
Trois-Rivières.
    En fait, c'est surtout dans les studios que le taux de logements
inoccupés est le plus élevé dans toutes les régions métropolitaines du Québec,
avec un taux de 4,5 % dans l'ensemble des régions métropolitaines, ce qui
s'explique probablement par la prolifération de résidences pour personnes
âgées.

    Les logements à bas loyer aussi
    -------------------------------
    Selon le FRAPRU, la situation est encore pire lorsque les familles sont à
plus faible revenu. Dans la région de Québec, le taux d'inoccupation, qui est
quasi inexistant dans les logements de trois chambres à coucher et plus qui se
louent moins de 550 $ par mois, n'est que de 0,7 % dans les logements se
louant entre 550 $ et 699 $ par mois. La situation est encore plus flagrante
dans le cas de logements de deux chambres à coucher. Alors que le taux de
logements inoccupés est de 2,1 % dans les logements se louant plus de 1000 $
par mois, il tombe à 0,3 % pour ceux se louant moins de 549 $ par mois et à
0,8 % pour ceux se louant entre 550 $ et 699 $ par mois.
    Dans la région métropolitaine de Montréal, le taux d'inoccupation des
logements de trois chambres et plus tombe à 1,4 % lorsque les logements se
louent entre 500 $ et 699 $ par mois.

    La flambée des loyers et ses conséquences
    -----------------------------------------
    Le FRAPRU estime que la rareté des logements à bas loyer a deux causes,
soit la faiblesse de la construction de nouveaux logements répondant à ce
besoin et la hausse du coût des loyers occasionnée par l'extrême pénurie vécue
au début des années 2000.La région métropolitaine de Montréal a été la plus
durement touchée par ce dernier phénomène. Le coût des logements d'une chambre
à coucher a augmenté de 26,9 %, celui des logements de deux chambres à coucher
de 27,1 % et celui des logements de trois chambres à coucher et plus de
27,9 %.
    De telles hausses ont des effets. Les gouvernements considèrent
généralement qu'un ménage ne devrait pas consacrer plus de 30 % de ses revenus
pour se loger sans se retrouver en difficulté. En 2000, une personne
travaillant au salaire minimum dans la région de Montréal aurait dû travailler
environ 57 heures par semaine pour se payer un logement d'une chambre à
coucher, sans y consacrer un pourcentage exagéré de ces revenus. En 2007, ça
lui prendrait plus de 62 heures pour parvenir au même résultat. Or, les
personnes au salaire minimum travaillent 25 heures par semaine, ce qui laisse
deviner le pourcentage de son revenu qu'ils doivent consacrer au logement au
détriment de ses autres besoins essentiels.

    Dramatique dans certains centres urbains
    ----------------------------------------
    Le FRAPRU remarque que la rareté de logements est carrément dramatique
dans plusieurs centres urbains dont Val d'Or (0,1 %), Rimouski (0,2 %), Gaspé
(0,7 %), Rouyn-Noranda (0,8 %), Saint-Jean-sur-Richelieu et
Saint-Lin-des-Laurentides (0,9 %).




Renseignements :

Renseignements: Français: François Saillant, (514) 522-1010, (514)
919-2843 (cellulaire); Anglais: Mathieu Thériault, (514) 522-1010, (514)
386-1040 (cellulaire)

Profil de l'entreprise

Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.