Selon Etudes économiques Scotia, le marché de l'habitation canadien donne des signes de regain printanier



    TORONTO, le 5 mai /CNW/ - Le marché de l'habitation canadien semble
sortir de sa léthargie hivernale, indique le dernier numéro de Perspectives du
secteur immobilier, publié aujourd'hui par Etudes économiques Scotia. A
l'échelle nationale, les ventes ont pris de la vigueur en février et en mars
et des rapports préliminaires laissent croire que cette tendance au
raffermissement s'est maintenue en avril.
    Le rapport Perspectives du secteur immobilier souligne que la hausse de
la demande, conjuguée au nombre peu élevé de nouvelles mises en vente, a
redonné un meilleur équilibre au marché. Pour l'ensemble du pays, le ratio
entre les ventes et les nouvelles mises en vente a été en moyenne de 2,2 en
mars, en baisse par rapport au sommet cyclique de 2,7 atteint en novembre
dernier (un ratio d'environ 2,0 est considéré comme équilibré). Le prix moyen
des habitations est resté stable en février et en mars, mais en baisse de
presque 8 % d'une année sur l'autre, ou de 5 % sur une base pondérée régionale
des ventes.
    "Ces signes de reprise sont encourageants", a déclaré Adrienne Warren,
économiste principale et spécialiste du secteur immobilier, Etudes économiques
Scotia. "Sur une base annualisée, au début de 2009, les prix moyens se situent
à environ 6 % de moins qu'à la même période l'an dernier, tandis que les
volumes de ventes affichent un recul de 16 %. Cela ouvre la voie à un résultat
légèrement meilleur par rapport à nos prévisions, soit un recul de 10 % des
prix moyens pour cette année, et dans la fourchette inférieure, une chute de
15 % à 20 % des ventes.
    "Cependant, nous sentons encore un risque plus à la baisse qu'à la hausse
en ce qui a trait aux ventes et aux prix", a ajouté Mme Warren. "L'importante
détérioration qui touche les marchés intérieurs de l'emploi ces derniers mois
laisse peu de perspectives de voir une reprise majeure de la demande à moyen
terme. Entretemps, le niveau encore élevé des mises en vente par rapport à la
demande sous-jacente continuera d'exercer une pression sur les prix."
    Le rapport indique que contrairement à la reprise des ventes, la
construction résidentielle ralentit plus rapidement que prévu en raison de la
prompte réaction des constructeurs devant la baisse des prix des nouvelles
habitations, la hausse des stocks et la concurrence plus forte dans la
revente. Les mises en chantier ont reculé au niveau le plus bas de la décennie
avec seulement 139 000 unités annualisées au premier trimestre. La demande de
permis résidentiels a reculé encore plus à environ 125 000 unités vendues.
    "Tout en ayant des conséquences lourdes sur la demande et l'emploi
intérieurs, la correction est cependant un ajustement cyclique nécessaire
après une période prolongée de surconstruction", a souligné Mme Warren. "Nous
nous attendons maintenant à ce que les mises en chantier atteignent un total
de 140 000 unités cette année, soit moins que les 155 000 unités que nous
avions prévues en février. Le nombre des mises en chantier susceptible de se
maintenir à plus long terme, en tenant compte de la croissance démographique
et de la dépréciation du stock, est d'environ 175 000 unités par année."

    Correction du marché canadien de la copropriété

    Les nombreuses grues des chantiers de construction qui se profilent
encore dans le ciel des principaux centres urbains du pays font craindre un
surplus d'unités d'habitation en hauteur. L'offre de nouvelles unités en
copropriété arrivant sur le marché dépasse maintenant la demande, montrant
jusqu'à un certain point qu'il y a eu surconstruction, ce qui dans les années
qui viennent aura pour conséquence d'exercer une pression à la baisse sur les
prix. Toutefois, le risque de voir se développer une situation de saturation
comme celle de la fin des années 1980 et le vaste renversement des prix qui en
découlerait semble encore faible.
    Le rapport souligne un certain nombre de facteurs qui devraient
contribuer à restreindre le stock de copropriétés invendues, dont la forte
diminution des mises en chantier d'immeubles à logements multiples, la chute
des demandes de permis, les exigences plus sévères en matière de financement
pour les promoteurs, les faibles taux d'inoccupation des logements locatifs et
de meilleurs taux d'intérêt pour les acheteurs d'une première maison.
    "En outre, nous nous attendons à voir un nombre croissant d'annulations
de projets de préconstruction. Une partie importante d'unités non vendues sont
en phase de préconstruction. Il est probable que beaucoup de ces projets ne
seront pas poursuivis faute d'un nombre insuffisant d'unités vendues et, par
conséquent, du financement nécessaire. Dans la mesure où des projets existants
seront annulés, cela aura pour effet de créer un nouveau groupe d'acheteurs
victimes des annulations qui réintégrera le marché."
    Selon le rapport, les changements démographiques et les préférences en
matière de demande laissent penser que le marché pourrait supporter un stock
d'habitations en copropriété plus élevé que dans le passé. En 2006, les
immeubles à logements multiples représentaient un taux record de 24 % de
logements occupés par leur propriétaire, en hausse par rapport à 20 % en 2001
et seulement 16 % en 1991. De 2001 à 2006, le nombre de propriétaires vivant
dans des maisons unifamiliales atteignait seulement 6 %, tandis que le nombre
de propriétaires choisissant de vivre en appartement explosait à 35 %.
    Le tableau général cache d'importantes différences selon les régions. Les
immeubles à habitations multiples sont un phénomène principalement urbain. En
effet, les trois quarts des mises en chantier d'appartements ont été
enregistrés ces dernières années dans les six plus grandes régions
métropolitaines du pays : Toronto, Montréal, Vancouver, Ottawa, Calgary et
Edmonton. Vancouver arrive en tête avec sa haute densité de population et 50 %
de propriétaires qui choisissent d'acheter une unité dans un ensemble à
logements multiples, soit le double de la moyenne nationale.
    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de
change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et
gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: Adrienne Warren, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4315, adrienne_warren@scotiacapital.com; Paula Cufre, Relations publiques,
Banque Scotia, (416) 933-1093, paula_cufre@scotiacapital.com

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