Selon Etudes économiques Scotia, la baisse du marché de l'habitation aux Etats-Unis n'est pas encore terminée



    TORONTO, le 18 août /CNW/ - Selon le dernier rapport Perspectives du
secteur immobilier, publié aujourd'hui par Etudes économiques Scotia, il est
vraiment trop tôt pour annoncer la fin du recul du secteur de l'habitation aux
Etats-Unis.
    Le rapport indique qu'il y a de nombreux signes encourageants ces
dernières semaines qui montrent que le ralentissement important de l'activité
domiciliaire aux Etats-Unis, qui dure depuis deux ans et demi, pourrait
finalement prendre fin. Bien que les ventes de propriétés neuves et existantes
aient atteint un nouveau creux cyclique de 5,4 millions d'unités annualisées
en juin et qu'elles aient diminué d'environ 35 % par rapport à leur sommet
atteint à la fin de 2005, le déclin s'est atténué depuis le printemps. On
signale même une modeste reprise des ventes dans quelques régions. La chute
des prix des maisons connaît également un ralentissement.
    "Toutefois, la possibilité qu'il y ait un redressement significatif des
ventes résidentielles est limitée, étant donné que la flambée du prix de
l'essence et la hausse du chômage exercent une pression considérable sur le
crédit des ménages", a affirmé Adrienne Warren, économiste principale, Etudes
économiques Scotia. "Les salaires réels continuent de baisser d'une année sur
l'autre depuis le mois de novembre dernier et la confiance des consommateurs
se maintient à son point le plus bas depuis 16 ans."
    Dans le rapport, Etudes économiques Scotia laisse entendre que la récente
hausse des taux hypothécaires à long terme couplée à des conditions de prêt de
plus en plus restrictives laissera les acheteurs potentiels sur la touche.
Entre-temps, une surabondance de maisons invendues maintiendra la pression à
la baisse sur les prix et la construction. Le nombre considérable de maisons
existantes qui sont à vendre était de 4,5 millions d'unités en juin, ce qui
correspond à un temps d'écoulement de l'inventaire de maisons existantes à
vendre de 11 mois, au rythme des ventes actuelles. On dénombrait en outre 
426 000 maisons unifamiliales neuves en vente, ou un temps d'écoulement de
l'inventaire de 10 mois. On considère qu'un écoulement équilibré de
l'inventaire de maisons à vendre devrait être de 6 mois.
    "Un certain nombre de mesures d'évaluation fondamentales, dont le ratio
entre les prix des maisons et les revenus des ménages et entre les prix des
maisons et les loyers, indiquent que le prix moyen des maisons aux Etats-Unis
se rapproche des tendances à long terme", a ajouté Mme Warren. "Une
amélioration de l'abordabilité soutiendra finalement la reprise de la demande.
D'ici là, la continuité du déséquilibre important de l'inventaire, la
fragilité du marché de l'emploi aux Etats-Unis et le resserrement des
conditions de prêt annoncent une longue période de léthargie pour le marché de
l'habitation, avec le risque que les prix des maisons et de la construction
soient maintenus au plus bas et que le volume des ventes soit relativement
faible."
    Dans le rapport, on note que, contrairement à la situation qui prévaut
aux Etats-Unis, peu d'indices laissent présager une situation excédentaire
significative au Canada.
    L'inventaire de toutes les nouvelles maisons terminées mais invendues,
dont le nombre croît dans la plupart des principaux marchés, demeure
relativement bas d'un point de vue historique pour la construction de maisons
unifamiliales et d'immeubles.
    Le volume des maisons à vendre sur le marché de la revente du Canada est
également en hausse. Combiné à un ralentissement de la demande, il a entraîné
une augmentation moyenne du ratio national entre les nouvelles mises en vente
et les ventes de 1,6 en 2007 à 2 en juin.
    "Le passage d'un marché de vendeurs fort, ces dernières années, à des
conditions relativement équilibrées annonce une période de répit dans laquelle
les prix des maisons devraient augmenter conformément à l'inflation générale",
a indiqué Mme Warren. "Il existe cependant des différences régionales
importantes. Le ratio entre les ventes et les nouvelles mises en vente dans
plusieurs marchés canadiens qui étaient auparavant des plus dynamiques, comme
Saskatoon, Calgary et Vancouver, est maintenant en faveur des acheteurs, avec
un risque de perte plus important en cas de baisse de prix."

    
    Adapter la construction résidentielle aux facteurs économiques
    fondamentaux à long terme
    

    Selon le rapport, par suite de la brusque réduction de la construction
résidentielle aux Etats-Unis au cours des deux dernières années, le taux de
construction domiciliaire s'y situe bien en deçà des exigences relatives à la
formation des ménages à long terme.
    "Nous estimons que le niveau de remplacement sous-jacent de la
construction domiciliaire aux Etats-Unis atteint environ 1,7 million d'unités
par an. Cette appréciation est fondée sur le nombre moyen de ménages qui se
forment par année, soit environ 1,5 million", a déclaré Mme Warren. "Il est
nécessaire de réduire la mise en chantier pendant une certaine période afin de
diminuer l'offre excédentaire d'habitations, qui provient en partie d'un
excédent de constructions qui a duré de nombreuses années."
    Le rapport conclut également que le retour de la construction
résidentielle à des niveaux acceptables ne fait que commencer au Canada. Entre
2001 et 2006, le marché canadien des mises en chantier comptait en moyenne 
222 000 unités annualisées, bien davantage que le nombre de ménages qui se
sont formés, soit 175 000. Cette offre excédentaire a continué en 2007 et au
premier semestre 2008. Il est clair qu'un écart croissant existe entre le
nombre de nouvelles constructions et la formation de ménages. Cet écart a
contribué à l'augmentation graduelle du nombre de maisons neuves invendues au
cours des dernières années.
    "La construction résidentielle au Canada a ralenti depuis le printemps,
mais le nombre total des mises en chantier continue de dépasser la demande à
long terme durable. Si l'on considère que 180 000 ménages en moyenne se
forment chaque année, la demande de remplacement sous-jacente est d'environ
190 000 nouvelles unités d'habitation par an", a ajouté Mme Warren. Ces
chiffres signifient une réduction des mises en chantier à l'échelle canadienne
de 10 à 15 % par rapport aux niveaux actuels, davantage si la demande diminue
beaucoup au cours des prochaines années en raison de l'abordabilité réduite,
d'une économie au ralenti ou d'un resserrement du crédit."

    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de
change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et
gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: Adrienne Warren, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4315, adrienne_warren@scotiacapital.com; Paula Cufre, relations publiques,
Banque Scotia, (416) 933-1093, paula_cufre@scotiacapital.com

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