Santé: "l'expérience démontre que le privé coûte plus cher", selon l'IRIS



    MONTREAL, le 11 fév. /CNW Telbec/ - Une note socio-économique sur la
santé rédigée par Guillaume Hébert et Jean-François Landry, chercheurs à
l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), met à mal
les arguments en faveur de la privatisation du système de santé. En plus de
souligner que le privé serait plus coûteux, moins efficace et moins accessible
que le système public, les deux chercheurs démontent les lieux communs
entourant le prétendu choc démographique et l'augmentation sans précédent des
coûts en santé.
    En effet, la note socio-économique fait la démonstration de la stabilité
relative des dépenses publiques en santé, soulignant que ce sont en fait les
dépenses privées qui sont responsable de la hausse des coûts. On peut y lire:
"Alors que depuis 25 ans, la proportion des coûts associés aux services
hospitaliers et aux médecins est en diminution constante, étant passée de 63%
en 1980 à 45% en 2005, on remarque que les autres dépenses en santé, entre
autres les dépenses associées aux médicaments, ont connu une progression
importante, passant de 37% à 55% en 2005."
    Quant à la privatisation complète ou partielle du système, les cas
présentés dans la note permettent de dégager un avis clair. "Quand on observe
les différents pays qui ont privatisé une partie de leur système rien ne nous
encourage à faire de même. En Australie, par exemple, la privatisation a fini
par coûter 1,3 MM $ à l'Etat. En Angleterre, le système public s'est dégradé à
cause de l'arrivée du privé. Partout en Europe on voit que les coûts
d'administration des assurances privées sont systématiquement plus élevées que
celles des assurances publiques, sans compter qu'elles exigent de plusieurs
médecins qu'ils se livrent à des tâches administrative." lance Jean-François
Landry, co-auteur de la note socio-économique.
    La note de l'IRIS s'attaque aussi à l'idée de choc démographique, qui
sert souvent à justifier le recours au privé. "On nous dit : la population
vieillit, il y a plus de personnes âgées pour chaque travailleur, nos finances
publiques sont déjà serrées, bientôt l'Etat québécois ne pourra plus joindre
les deux bouts. Pourtant, quand on se penche plus attentivement sur la
question avec les outils socio-économiques appropriés, on voit que la réalité
est tout autre. En effet, le nombre de personnes dépendantes des travailleurs
actifs est relativement stable car la hausse du nombre de personnes âgées est
compensée par la baisse du nombre de jeunes. Il ne s'agit pas d'un poids qui
s'ajoute sur les finances publiques, mais simplement d'un transfert
d'investissement qu'il faut effectuer. Nous n'avons pas à craindre un "choc"
démographique", affirme Guillaume Hébert, chercheur à l'IRIS.

    L'IRIS, un institut de recherche sans but lucratif, indépendant et
progressiste, a été fondé à l'automne 2000. L'institut produit des recherches,
des brochures et des dépliants sur les grands enjeux socio-économiques de
l'heure (fiscalité, pauvreté, mondialisation, privatisations, etc.).




Renseignements :

Renseignements: Bertrand Schepper-Valiquette, (514) 206-6733


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