Sans-logis du 1er juillet 2008 : Montréal est au rendez-vous. En sera-t-il de même des autres villes et du gouvernement?



    MONTREAL, le 17 juin /CNW Telbec/ - Le Front d'action populaire en
réaménagement urbain salue la décision de la Ville de Montréal de se doter à
nouveau d'une ligne d'urgence pour le 1er juillet (le 514-868-4002), même si
le taux de logements inoccupés atteint 2,8 %, selon la dernière enquête de la
Société canadienne d'hypothèques et de logement.
    Selon le FRAPRU, la pénurie de logements locatifs qui était générale à
Montréal jusqu'au milieu des années 2000 se concentre désormais dans les
logements familiaux. Il fait remarquer que le taux de logements inoccupés des
appartements de trois chambres à coucher et plus a chuté de 1,0 % en l'espace
d'un an pour se situer à 1,3 %. L'organisme craint donc que les familles
montréalaises éprouvent de grandes difficultés à se trouver un logement à
temps pour le 1er juillet, surtout si elles sont à faible revenu.
    Le FRAPRU espère que toutes les municipalités touchées par la pénurie de
logements imiteront Montréal, en se dotant de mesures d'urgence pour le
1er juillet. L'administration du maire Régis Labeaume a déjà indiqué son
intention de le faire à Québec, où le taux d'inoccupation n'est que de 0,6 %
pour les logements de deux chambres à coucher et de 0,7 % pour ceux de trois
chambres à coucher et plus. Il lui reste maintenant à poser des gestes
concrets en ce sens.
    Ailleurs, la situation est encore plus floue, alors que la pénurie de
logements locatifs est extrême, en particulier pour les familles, dans la
région de Trois-Rivières, ainsi que dans des centres urbains comme Amos,
Rouyn-Noranda, Val d'Or, Gaspé, Sainte-Marie-de-Beauce et plusieurs villes des
Laurendides et de la Montérégie. D'après le FRAPRU, des municipalités durement
éprouvées par le passé comme Gatineau et Sherbrooke pourraient aussi se
retrouver avec des ménages en difficulté, la ville de Saguenay s'ajoutant même
pour la première fois à cette liste.

    Québec doit être au rendez-vous

    Le FRAPRU se tourne par ailleurs vers le gouvernement québécois pour lui
demander de s'assurer que toutes les personnes et les familles qui se
retrouveront sans logis le 1er juillet recevront de l'aide où qu'elles se
trouvent au Québec. L'organisme a récemment applaudi la décision du
gouvernement Charest de prolonger à nouveau les suppléments au loyer d'urgence
accordés au cours des années antérieures et qui devaient se terminer le
30 juin 2008. Il a également approuvé la volonté affirmée de conserver les
suppléments au loyer qui se sont libérés depuis l'an dernier pour venir en
aide à de nouveaux ménages. S'appuyant sur l'expérience des deux dernières
années, le FRAPRU demande cependant au gouvernement québécois de faire encore
plus, en aidant financièrement les municipalités aux prises avec le problème,
mais surtout en abandonnant immédiatement certaines des balises
administratives imposées pour l'attribution de nouveaux suppléments au loyer
d'urgence.
    Dans une directive récemment envoyée aux Offices municipaux d'habitation
chargés de l'attribution des suppléments, la Société d'habitation du Québec
(SHQ) écarte a priori toute possibilité d'aider financièrement des personnes
seules ou des couples sans enfants, ces ménages devant "être dirigés en
priorité vers les ressources d'hébergement disponibles" et simplement soutenus
dans leurs démarches de recherche de logement. La SHQ demande également aux
Offices d'habitation d'accorder la priorité aux familles avec enfants "dont au
moins un des membres a des contraintes sévères ou permanentes à l'emploi",
l'aide ne devant être accordée qu'"exceptionnellement (en caractères gras dans
le texte) à des familles avec enfants, prestataires de la sécurité du revenu
sans contrainte au travail et celles non prestataires".
    Les balises fixées par la Société d'habitation du Québec empêchent par
ailleurs les offices d'habitation de venir en aide à des familles qui auraient
quitté volontairement leur logement (même si c'est parce qu'il était trop
petit ou trop cher) ou qui l'auraient perdu pour non-paiement de loyer, sauf
si c'est en raison d'une baisse de revenus brusque.
    Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, s'offusque de toutes ces
distinctions qu'il qualifie d'"arbitraires et de discriminatoires" : "Durant
de nombreuses années, le gouvernement québécois, y compris celui de
M. Charest, a accordé une aide financière d'urgence à tous les ménages en
difficulté, sans autre exigence que d'être sans logis et en recherche de
logement. Les ménages qui se retrouvent dans cette situation aujourd'hui
vivent-ils des situations moins dramatiques que ceux de 2001, 2003 ou 2005,
simplement parce qu'ils sont moins nombreux? Même chose pour les
municipalités. Pourquoi le gouvernement n'aide-t-il plus les villes qui se
retrouvent avec des familles sans logis? Le problème est-il moins important
parce qu'il s'est déplacé, notamment vers des régions périphériques?"
    Le FRAPRU suivra de très près l'évolution de la situation à l'approche du
1er juillet, y compris du 26 au 28 juin, alors qu'il animera un Camp des
4 Sans (les Sans toit, les Sans l'sou, les Sans droits et les Sans Voix) au
coeur de la ville de Québec, parallèlement aux célébrations officielles des
400 ans de la Capitale.




Renseignements :

Renseignements: François Saillant, (514) 522-1010, (514) 919-2843
(cellulaire)

Profil de l'entreprise

Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

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