Rien ne va plus à la Maison l'Echelon - Vote de grève générale illimitée



    MONTREAL, le 8 oct. /CNW Telbec/ - Rien ne va plus dans les négociations
entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Maison l'Echelon
(FSSS-CSN) et l'employeur de cet organisme intermédiaire en santé mentale de
Montréal. Elles piétinent depuis presque deux ans. Las de ne pouvoir faire
débloquer les pourparlers pour renouveler leur convention collective, les
quelque 80 syndiqué-es (dont plus de la moitié travaillent à temps complet)
ont voté hier, à scrutin secret, dans une proportion de 95 %, pour la grève
générale illimitée. Celle-ci pourra être déclenchée après entente sur les
services essentiels avec l'employeur.
    La Maison l'Echelon est un organisme qui comprend des foyers de groupe,
des appartements supervisés de même qu'un centre de jour. L'organisme emploie
notamment du personnel en intervention, en animation, en surveillance de nuit,
en conciergerie et des préposé-es aux soins.
    Ayant déposé son projet de convention collective le 8 novembre 2006, le
syndicat a dû demander l'intervention d'un conciliateur du ministère du
Travail sept mois plus tard puisque la partie patronale restait campée sur ses
positions.
    Le syndicat réclame un rattrapage salarial pour les
intervenants-animateurs et les surveillants de nuit, qui ferait passer leur
salaire de 14,35 à 16,22 $ l'heure, pour 2007, et de 14,99 à 16,95 $, pour
2008. Quant aux intervenants-supports, leur rémunération grimperait de 15,14 à
17,81 $ et de 15,82 à 18,61 $, pour les mêmes périodes. Pour l'ensemble des
titres d'emploi, le syndicat demande une augmentation salariale de 4,5 % par
année. Le président du syndicat, René Charron, explique : "Avec ces nouvelles
conditions salariales, nous ne ferions que nous rapprocher de celles
existantes dans les milieux comparatifs."

    Rattrapage salarial nécessaire

    En effet, l'écart salarial entre les syndiqué-es de la Maison l'Echelon
et ceux d'organismes semblables peut atteindre plus de 7 $ l'heure. Cependant,
l'employeur n'offre des rattrapages que de 0,03 à 0,08 % pour des titres
d'emploi qui, de toute évidence, sont nettement en dessous des salaires versés
à des organismes comparables du secteur communautaire. Il propose enfin des
augmentations générales de 2,2 % par année.    Parmi les autres points en
litige, on retrouve principalement la reconnaissance du travail des employé-es
de nuit, l'accès à un siège au conseil d'administration et le salaire lors de
remplacements. L'employeur refuse également de majorer le nombre de congés de
maladie (cinq actuellement) et de congés annuels pour les salarié-es détenant
le plus d'ancienneté.




Renseignements :

Renseignements: Jean-Marie Vézina, conseiller syndical, (514) 598-2033;
Benoit Aubry, Service des communications de la CSN, (514) 704-3297
(cellulaire); Source: Confédération des syndicats nationaux


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