Résultats probants de la première étude nord-américaine portant sur la prescription d'héroine



    
    Taux de rétention élevé au traitement, amélioration de l'état de santé et
    réduction des activités illégales des participants à l'étude NAOMI
    

    VANCOUVER, le 17 oct. /CNW Telbec/ - Les chercheurs du North American
Opiate Medication Opiate Medication Initiative (étude NAOMI), dont du Centre
de Recherche du CHUM, rendent aujourd'hui publics les principaux résultats de
cet essai clinique randomisé de trois ans.
    "Nos résultats montrent des taux de rétention remarquables et des
améliorations significatives quant à l'utilisation d'héroine illicite, la
réduction des activités illégales et l'état de santé des participants ayant
reçu le traitement d'opioides injectables (héroine ou hydromorphone), et de
ceux qui ont reçu un traitement de substitution optimal à la méthadone",
déclare le Dr Martin Schecter, chercheur principal de NAOMI, du Centre for
Evaluation and Outcome Sciences et professeur et directeur du School of
Population and Public Health de l'Université de la Colombie-Britannique. Avant
leur participation à NAOMI, tous les participants avaient été traités à
plusieurs reprises pour leur problème de toxicomanie, sans démontrer
d'amélioration satisfaisante, faisant dire à plusieurs qu'il s'agissait de
personnes impossibles à traiter.
    Les résultats, colligés chez les 251 participants de Vancouver et de
Montréal, montrent qu'une combinaison de traitement optimal de méthadone (MMT)
et de traitement d'héroine pharmaceutique injectable (HAT) peut attirer et
retenir en traitement les personnes les plus difficiles à traiter et qui ne
répondaient pas aux services offerts dans le réseau de traitement existant.
    Les résultats clés mesurés après la phase de traitement de 12 mois
indiquent des taux de rétention importants (88% pour le HAT et 54% pour le
MMT). Une diminution de presque 70% de la consommation d'héroine illicite a
aussi été observée. La proportion des participants rapportant une activité
illégale a chuté d'un peu plus de 70% au moment de l'entrée dans l'étude à
36 % après 12 mois de traitement. De la même façon, le nombre de jours
consacrés aux activités illégales et le montant dépensé pour l'achat de
drogues ont diminué de presque la moitié. De fait, les participants qui
dépensaient en moyenne 1 500 $ par mois pour supporter leur consommation de
drogues avant de commencer NAOMI, en dépensaient en moyenne de 300 $ à 500 $
après 12 mois de traitement. Une améliorations notable de l'ordre de 27% a
aussi été observée quant à la santé physique des sujets.
    Fait intéressant, parmi les sujets recevant le traitement par opioide
injectable, ceux qui ont reçu de l'hydromorphone (Dilaudid(TM)), en double
insu (ni les sujets, ni les médecins, infirmières et chercheurs ne savaient
lequel des deux médicaments, héroine ou hydromorphone, étaient administrés) ne
semblent pas avoir été capables de faire la distinction entre les deux
produits. De plus, l'hydromorphone, un médicament opioide déjà approuvé pour
le traitement de la douleur, semblerait aussi efficace que l'héroine, quoique
le projet NAOMI n'ait pas été conçu pour démontrer cet effet de façon
concluante. Selon les chercheurs de NAOMI, d'autres recherches pourraient
confirmer cette observation et ainsi permettre de rendre accessible un
traitement de substitution utilisant de l'hydromorphone.
    Quoique les analyses portant spécifiquement sur les impacts économiques
du projet ne soient pas terminées, les chercheurs ont déjà déterminé que le
coût associé au traitement par opioide injectable est nettement inférieur à
celui associé à la rechute.
    "Nous avons maintenant des données probantes qui montrent que le
traitement de substitution avec héroine est sécuritaire et efficace pour
traiter les personnes qui souffrent d'une dépendance chronique à l'héroine et
qui n'ont pas répondu aux traitements antérieurs. Une combinaison de
traitements optimaux, comme ceux qui étaient offerts dans les cliniques NAOMI,
peut attirer les personnes les plus sévèrement dépendantes de l'héroine, les
retenir en traitement et, plus important, aider à améliorer leur situation
sociale et leurs problèmes médicaux", explique le Dr Schechter. La clinique
NAOMI de Montréal était opérée en collaboration avec le Centre de recherche et
d'aide aux narcomanes (CRAN).

    Un résumé des résultats et l'information générale sur l'étude NAOMI sont
disponibles sur le site www.naomistudy.ca.
    Les résultats seront présentés lors des congrès scientifiques suivants
qui auront lieu à Montréal et à Vancouver :

    
    - Premier colloque francophone sur le traitement de la dépendance aux
      opioides, (conférence d'ouverture, 23 octobre) au Centre Mont-Royal,
      Montréal.

    - Congrès scientifique annuel de la Société médicale canadienne sur
      l'addiction (présentation IX-B, 1er novembre) à Vancouver.
    

    A propos de l'étude NAOMI

    Le projet NAOMI évaluait lequel d'un traitement de substitution avec
héroine ou d'un traitement de substitution avec méthadone était préférable
afin d'améliorer la santé et la qualité de vie d'usagers chroniques
d'opioides. Les participants étaient alloués au hasard à un traitement de 12 à
15 mois d'opioide injectable (héroine ou hydromorphone pour un petit nombre)
ou à un traitement de méthadone par voie orale. A la suite d'un recrutement de
volontaires qui rencontraient les critères rigoureux d'inclusion, le projet
NAOMI a enrôlé 251 participants (192 à Vancouver et 59 à Montréal) jusqu'en
mars 2007. La phase de traitement a été complétée en juin 2008. Les chercheurs
continueront à recueillir et à analyser les données jusqu'à la fin de l'étude
prévue à l'été 2009. Financé par une subvention des Instituts de recherche en
santé du Canada, et approuvé par Santé Canada, le projet NAOMI a recruté et
traité les participants de Vancouver et de Montréal depuis 2005.

    Les personnes étaient jugées éligibles à l'étude NAOMI si elles
    
    - étaient dépendantes de l'héroine, du Dilaudid ou de tout autre opioide
      depuis au moins cinq ans

    - utilisaient l'injection comme mode d'utilisation depuis au moins un an

    - avaient déjà reçu au moins deux traitements pour leur toxicomanie, dont
      au moins un de substitution à la méthadone

    - étaient âgées d'au moins 25 et,

    - dans le cas de Vancouver, devaient résider dans le Downtown Eastside
      depuis une période de temps significative.
    




Renseignements :

Renseignements: Julie Schneiderman, (604) 806-8380; Candice Gartry,
(604) 806-8409; Etude Naomi - Montréal: Nathalie Forgue, Conseillère en
communication, Centre Hospitalier de l'Université de Montréal, (514) 890-8000,
p. 14342, Téléavertisseur: (514) 801-5762; Providence Health Care: Alex
Vondette, Spécialiste en communication, (604) 806-9857, Téléavertisseur: (604)
252-4261; info@naomistudy.ca; www.naomistudy.ca

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