Résultats des élèves québécois en lecture : la chute se poursuit!

MONTRÉAL, le 28 nov. 2011 /CNW Telbec/ - La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) constate avec inquiétude que les résultats de l'enquête du Programme pancanadien d'évaluation (PPCE), une initiative du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC), indiquent que les élèves québécois ont obtenu de moins bons résultats que ceux du reste du Canada, mais pire encore qu'ils performent moins bien qu'en 2007 lors de la réalisation d'une étude semblable.

L'enquête réalisée au printemps 2010 a évalué des élèves de 13 ans, en lecture, en mathématiques et en sciences, auprès d'un échantillon aléatoire d'environ 32 000 élèves de 8année ou 2e secondaire. Ces tests ont pour but de voir si les élèves du Canada atteignent tous un rendement semblable au même moment durant leurs études. La moyenne canadienne est établie à 500. Or en 2010, le résultat moyen en lecture des élèves de 2e secondaire des écoles françaises du Québec se situe à 480, un résultat inférieur à la moyenne canadienne. C'est également un recul important par rapport à 2007 où il se situait à 544. C'est d'ailleurs au Québec que l'on constate le recul le plus significatif parmi toutes les provinces canadiennes. En l'espace de trois ans, les élèves québécois sont passés du 1er au 7e rang au Canada.

Baisse constante en lecture depuis l'implantation de la réforme

L'enquête est particulièrement intéressante en ce sens qu'elle permet de comparer les résultats de deux cohortes d'élèves issus de la réforme imposée au Québec depuis maintenant douze ans. En effet, l'enquête menée en 2007 s'adressait aux élèves de la première cohorte d'élèves assujettis à la réforme. L'enquête 2010 témoigne d'une détérioration importante des résultats des élèves (de 544 en 2007 à 480 en 2010). Il faut noter que le taux de participation des élèves québécois à l'enquête du PPCE est passé de 64,7 % en 2007 à 80,7 % en 2010, constituant un échantillon plus important et permettant ainsi de dresser un portrait encore plus précis de la situation.

« Cela ne nous surprend pas et confirme nos appréhensions quant aux effets pervers de la réforme. Si le Québec ne parvient pas à enrayer le déclin constant du rendement moyen en lecture depuis l'implantation de la réforme, la situation continuera de s'aggraver. Toutes et tous s'entendent pour affirmer qu'il existe un lien entre de faibles habiletés en lecture et une plus grande propension au décrochage scolaire », a déclaré Pierre St-Germain, président de la FAE.

La confusion persiste toujours sur la place réelle des connaissances

Ces résultats en lecture suscitent suffisamment d'inquiétude pour inciter la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp à répondre favorablement, entre autres, à une demande maintes fois formulée par la FAE : l'uniformisation d'une liste de mots à enseigner. Malheureusement, la mesure évoque un vocabulaire à maîtriser pour le premier cycle, alors que la FAE souhaite que cette liste de mots soit annualisée. Il ne faudrait pas que les correctifs apportés ne soient que des ajustements cosmétiques au programme de français.

« Le programme de français, comme tous les programmes, est organisé par cycle de deux ans, sans véritable socle commun des connaissances. Cela ajoute à la confusion qui persiste toujours sur la place réelle des connaissances dans l'évaluation des apprentissages », indique Sylvain Mallette, vice-président de la FAE.

Les solutions existent

Pour la FAE, la ministre Beauchamp doit saisir l'occasion pour revoir de fond en comble le programme de français.

« Les solutions existent et nous sommes disposés à contribuer à redresser la situation. En ce sens, avec l'expertise d'enseignantes titulaires de 1re et 2e année du primaire, la FAE annoncera sous peu une proposition qui apporte des changements fondamentaux au programme de français du premier cycle du primaire. Cette proposition recentre le programme de français, annualise et enrichit les contenus et détermine clairement la place que les connaissances doivent occuper dans le processus d'évaluation des apprentissages », de conclure Pierre St-Germain.

La FAE regroupe neuf syndicats de l'enseignement qui représentent quelque 32 000 enseignantes et enseignants (le tiers du personnel enseignant au Québec) du préscolaire, du primaire, du secondaire, du milieu carcéral, de la formation professionnelle et de l'éducation des adultes ainsi que le personnel scolaire des écoles Peter Hall et du Centre académique Fournier.

SOURCE FEDERATION AUTONOME DE L'ENSEIGNEMENT (FAE)

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Source :   Fédération autonome de l'enseignement
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