Responsables de service de garde en milieu familial - La CSQ réclame une commission parlementaire sur le futur régime de relations du travail



    MONTREAL, le 10 avr. /CNW Telbec/ - A l'approche du dépôt, par le
gouvernement du Québec, d'un projet de loi visant à encadrer le régime de
relations du travail qui s'appliquera aux responsables de service de garde en
milieu familial (RSG), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) réclame la
tenue d'une commission parlementaire afin de faire le point sur la question.
    La vice-présidente de la CSQ, Mme Louise Chabot, soutient que la mise sur
pied d'une telle commission est l'étape normale et essentielle qui doit suivre
le dépôt du projet de loi.
    "Nous avons eu l'occasion de dire clairement aux représentants du
gouvernement, lors de nos échanges, que nous souhaitions la tenue d'une telle
commission parlementaire. Il nous semble que le gouvernement ne peut éviter
une telle étape vu l'importance du projet de loi qu'il s'apprête à déposer
puisqu'il vise à définir le régime de relations du travail de 15 000
travailleuses. Et, faut-il le rappeler, ces femmes n'avaient droit jusqu'à
présent à aucune forme de protection sociale qui soit", explique Mme Chabot.

    Des droits importants à défendre et à protéger

    Mme Louise Chabot soutient que c'est justement pour faire avancer les
droits de ces travailleuses que la CSQ a accepté de discuter avec les
représentants du gouvernement au cours des dernières semaines.
    "A partir du moment où l'intention du gouvernement a été d'adopter une
loi spécifique pour encadrer le régime de relations du travail s'appliquant
aux RSG, il était de notre devoir de participer aux discussions pour défendre
les droits d'association et de négociation de ces travailleuses, de même que
leur droit à des protections sociales convenables", soutient la
vice-présidente de la CSQ.

    Une étape essentielle

    Cependant, même si la CSQ a participé à ces discussions, Mme Chabot croit
que la tenue d'une commission parlementaire demeure essentielle.
    "Nous avons eu des échanges avec les représentants du gouvernement qui
nous ont fait part de leurs intentions. Il s'agit maintenant de vérifier si ce
que l'on retrouve dans le projet de loi est conforme aux intentions exprimées,
et surtout de nous assurer que les droits fondamentaux des RSG y sont bel et
bien respectés. Un tel projet de loi est largement d'intérêt public, il faut
donc donner l'occasion à la population de pouvoir s'exprimer dans le cadre
d'une commission parlementaire", plaide la vice-présidente de la CSQ.

    Encore loin des protections sociales promises

    De plus, Mme Louise Chabot soutient que, même si le gouvernement est à la
veille de déposer son projet de loi, il est encore bien loin d'avoir complété
ses devoirs.
    "A la lumière des discussions que nous avons eues, il est clair que le
gouvernement a encore des pas importants à faire pour respecter le droit à des
protections sociales justes pour ces travailleuses. Nous sommes encore très
loin de l'engagement pris par l'ex-ministre des Finances, Monique
Jérôme-Forget, lors de la lecture de son dernier budget, alors qu'elle
promettait un filet de protections sociales pour les RSG. Aujourd'hui, on ne
parle que de leur accorder de simples compensations, ce qui nous apparaît
inacceptable", met en garde Mme Chabot.

    Un processus vers l'équité salariale insuffisant

    La vice-présidente de la CSQ explique que le gouvernement devra également
manifester une plus grande ouverture que celle démontrée jusqu'à présent, pour
permettre aux RSG d'accéder au processus d'équité salariale.
    "Nos discussions avec le gouvernement durent depuis plusieurs semaines
déjà et nous n'avons pas encore vu une intention réelle de la part du
gouvernement de permettre aux travailleuses RSG d'accéder au processus
d'équité salariale. C'est clair que le gouvernement va devoir faire des
efforts supplémentaires de ce côté-là", mentionne Mme Louise Chabot.

    Mise en garde de la CSQ

    En terminant, la vice-présidente de la CSQ rappelle que son organisation
syndicale, qui représente la grande majorité des RSG au Québec, ne donnera pas
son aval à un projet de loi qui ne protégerait pas suffisamment les droits
fondamentaux de ces 15 000 travailleuses.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente près de 170 000 membres, dont près de 100 000 font
partie du personnel de l'éducation. Elle est l'organisation syndicale la plus
importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les
secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du
municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, Cell.: (514)
237-4432, girard.claude@csq.qc.net


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