Réponse des entreprises canadiennes aux crimes économiques : résultats hétérogènes

Les cas de fraudes signalés ont diminué depuis 2009 et les entreprises relèguent au second plan la question des menaces émergentes comme la cybercriminalité

MONTRÉAL, le 29 nov. 2011 /CNW/ - Selon un nouveau rapport de PwC sur les crimes économiques, le risque de cybercriminalité perçu par les entreprises canadiennes est en hausse. Le sondage Global Economic Crime Survey 2011 classe la cybercriminalité parmi les quatre principaux crimes économiques (23 %), tout juste derrière la fraude comptable, ainsi que le trafic d'influence (« pots-de-vin ») et la corruption (24 %). Le détournement de biens (ou le vol) arrive au premier rang, signalé par 72 % des entreprises de partout dans le monde, qui ont été victimes d'un crime économique au cours de la dernière année.

Dans l'ensemble, 32 % des répondants au sein des entreprises et des gouvernements de partout au Canada rapportent avoir été victimes d'une quelconque forme de crime économique au cours des 12 derniers mois, soit une diminution de 24 % par rapport aux résultats du sondage de PwC de 2009. « Bien que, dans le passé, les délits économiques déclarés aient été plus nombreux au Canada qu'ailleurs dans le monde, les résultats de 2011 font état d'une baisse du nombre de délits signalés », affirme Marie-Chantal Dréau, vice-présidente, services d'enquête et juricomptabilité chez PwC Montréal.

« Diverses raisons peuvent expliquer cette baisse, ajoute-t-elle. Par exemple, les entreprises font preuve de plus de diligence dans la mise en œuvre de programmes antifraude; et les crimes informatiques ou la collusion ont toujours lieu, mais ils sont fondamentalement plus difficiles à détecter. »

En ce qui concerne la cybercriminalité, 38 % des répondants canadiens estiment que leur perception du risque s'est accrue, et la majorité (57 %) croit que les menaces les plus graves émanent de l'extérieur de leur entreprise et proviennent de sources externes, tant au Canada qu'à l'étranger.

Les pays suivants, qui sont classés par ordre alphabétique, sont considérés comme les cinq sources les plus probables de cybercriminalité dans le monde, soit :

  • États-Unis
  • Hong Kong et Chine
  • Inde
  • Nigéria
  • Russie

« La cybercriminalité est mondiale et les frontières géographiques traditionnelles n'offrent aucune protection, indique Mme Dréau. Les entreprises doivent posséder une bonne connaissance des menaces cybernétiques actuelles et en émergence, et les dirigeants doivent comprendre les risques et les possibilités associés au cyberespace. »

Toutefois, bien que les entreprises admettent la nécessité de se protéger contre la cybercriminalité et d'enquêter sur les incidents en la matière, seulement 36 % des répondants canadiens ont affirmé avoir les ressources à l'interne pour mener des enquêtes sur les délits informatiques, et moins de la moitié d'entre eux ont déclaré avoir accès à des enquêteurs spécialisés en informatique qui peuvent établir des mécanismes de réponse et des politiques efficaces. De plus, près de la moitié des entreprises canadiennes ont indiqué n'avoir reçu aucune formation aux fins de sensibilisation à la sécurité sur l'Internet au cours de la dernière année. Seuls 21 % des répondants ont déclaré que les cadres supérieurs procèdent à l'examen des risques liés à la cybercriminalité chaque année, ce qui confirme la culture de prévention plus « réactive » indiquée dans les résultats du sondage.

Qui sont les auteurs des crimes économiques?

Selon les répondants à l'échelle mondiale, les fraudes plus traditionnelles comme le vol sont souvent commises par des personnes au sein même de l'entreprise (56 %), tandis que les fraudeurs externes sont les principaux auteurs des crimes dans 40 % des cas.

Le fraudeur interne type est habituellement un homme (77 %) âgé entre 31 ans et 40 ans (43 %), titulaire d'un diplôme universitaire de premier cycle (37 %) et possédant entre trois et cinq ans d'ancienneté au sein de l'entreprise (30 %). De plus, 39 % des fraudeurs étaient des employés subalternes, 41 %, des cadres intermédiaires et 18 %, des cadres supérieurs. « Les crimes commis par les cadres supérieurs ont tendance à être plus complexes et plus importants sur le plan financier et plus difficiles à détecter, ce qui pourrait expliquer pourquoi ces crimes ne sont pas détectés aussi souvent que ceux commis par les employés de niveau hiérarchique inférieur », explique Mme Dréau.

Les employés qui sont impliqués dans des crimes économiques sont congédiés dans la plupart des cas (77 %). Les autorités chargées de l'application des lois sont informées dans 44 % des cas, et des poursuites civiles sont intentées contre les fraudeurs dans 40 % des cas.

« Lorsque la haute direction s'intéresse activement aux risques de fraude dans l'entreprise et inflige des sanctions disciplinaires sévères à leurs auteurs, elle donne le ton qui convient. Les entreprises qui accordent beaucoup d'importance à l'intégrité et dont les cadres supérieurs joignent le geste à la parole en mettant en œuvre un programme antifraude complet et bien articulé sont beaucoup moins exposées aux délits économiques », conclut Mme Dréau.

Méthodologie

Le sondage Global Economic Crime Survey 2011 de PwC continue de donner de l'information sur l'état de la criminalité économique à l'échelle mondiale. Ce sondage a été mené auprès de 3  877 répondants répartis dans 78 pays; 52 % des participants étaient des cadres supérieurs, 36 % représentaient des sociétés cotées et 38 % représentaient des entreprises comptant plus de 1 000 employés.

Le rapport canadien de cette année est divisé en deux grandes parties : 1) la cybercriminalité - prise de conscience du délit, de son incidence sur les entreprises et mesures à prendre pour en gérer les risques et 2) la fraude, le fraudeur et le fraudé - les types de fraudes commis, les auteurs des fraudes, les méthodes de détection et les mesures prises par les entreprises pour y faire face. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site www.pwc.com/ca/fr/crimesurvey. Pour obtenir le rapport intégral qui comprend des graphiques et des tableaux, communiquez avec les personnes-ressources susmentionnées.

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SOURCE PwC

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