Rendez-vous des gens d'affaires et des partenaires socioéconomiques 2008 - Allocution de M. Simon Prévost de la FCEI



    MONTREAL, le 10 oct. /CNW Telbec/ - Vous trouverez ci-joint l'allocution
portant sur le français en milieu de travail prononcée aujourd'hui par
Monsieur Simon Prévost, vice-président, Québec, de la Fédération canadienne de
l'entreprise indépendante (FCEI), lors du Rendez-vous des gens d'affaires et
des partenaires socioéconomiques 2008. La version lue fait foi.

    "D'entrée de jeu, j'aimerais mentionner que la Fédération canadienne de
    l'entreprise indépendante (FCEI) est heureuse de s'associer à ce
    Rendez-vous des gens d'affaires et des partenaires socioéconomiques dont
    l'objectif est de mettre en place une stratégie visant à assurer la place
    du français dans la vie économique du Québec et de Montréal en
    particulier.

    La question du français comme langue de service et de travail interpelle
    directement les milliers de PME à Montréal et dans l'ensemble du Québec
    que regroupe la FCEI. C'est donc en ayant en tête, non seulement
    l'importance du fait français pour le Québec, mais aussi et surtout le
    point de vue des PME à cet égard, que je tenais à intervenir aujourd'hui.
    Le point de départ d'une stratégie gagnante ne peut être à notre avis que
    la réalité et les besoins des PME. Mais quelle est donc cette réalité?

    La réalité d'un propriétaire de PME, c'est souvent une méconnaissance des
    obligations des entreprises en vertu de la législation linguistique; la
    réalité c'est aussi une méconnaissance des nombreux programmes
    gouvernementaux en francisation qui existent déjà et qui forcément ne
    sont pas suffisamment utilisés par les PME. La réalité, c'est un contexte
    de pénurie de main-d'oeuvre qui laisse souvent peu de choix aux
    entrepreneurs dans l'embauche et qui relègue les considérations
    linguistiques en arrière-plan. Finalement, la réalité, c'est aussi la
    nécessité pour les entrepreneurs de servir des clientèles parlant
    plusieurs langues ou encore la nécessité pour un nombre grandissant de
    PME d'être en lien direct avec des partenaires économiques partout dans
    le monde.

    Les propriétaires de PME doivent être sensibilisés à l'importance de
    faire du français une force vive encore plus grande au Québec. Ils ne
    demanderont pas mieux que de relever ce défi, mais encore faut-il leur en
    donner les moyens.

    Il y a donc un premier travail de sensibilisation et d'information qui
    doit être entrepris. Sensibilisation au contexte linguistique québécois
    et aux obligations qui en découlent et information quant à la panoplie de
    mesures qui existent déjà et qui sont peu connues et encore moins
    utilisées. Il ne faudrait pas commettre l'erreur de proposer aujourd'hui
    une multitude de nouvelles mesures ou initiatives simplement pour avoir
    l'air de prendre la question au sérieux. Ce n'est pas ce dont ont besoin
    les propriétaires de PME et ce serait une stratégie perdante.

    Ce dont ont besoin les propriétaires de PME pour relever le défi, c'est
    d'abord et avant tout quelques programmes bien ciblés, connus et simples
    d'utilisation. Ce dont ont besoin les PME, ce ne sont pas davantage de
    règlements et de programmes mais plutôt des mesures utiles, concrètes et
    faciles d'accès.

    Un mot en terminant sur la langue de travail dans les PME. La pénurie de
    main-d'oeuvre à laquelle font face de nombreuses PME les oblige souvent à
    embaucher une main-d'oeuvre parlant peu ou pas le français. Plutôt que
    lancer la pierre à ces chefs d'entreprises, il faut plutôt viser une
    intégration linguistique encore plus réussie des nouveaux arrivants.
    Cette responsabilité est celle de l'ensemble de la société, pas
    uniquement celle des entrepreneurs. Par ailleurs, il faut avoir une
    approche ouverte face à la réalité économique qui nécessite de plus en
    plus que les travailleurs puisent s'exprimer en français, mais aussi dans
    d'autres langues afin de bien servir la clientèle de leur entreprise et
    afin de communiquer avec des partenaires économiques que ce soit aux
    Etats-Unis, chez nos voisins ontariens ou ailleurs dans le monde.

    En somme, notre stratégie pour le français doit s'articuler autour des
    quatre piliers suivants : sensibilisation, information, simplification et
    intégration.

    Merci de votre attention."

    -------------------------------------------------------------------------
    La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente
    les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 105 000 PME
    au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son
    financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres.
    -------------------------------------------------------------------------




Renseignements :

Renseignements: Marie Vaillant, directrice des communications, (514)
861-3234, cellulaire: (514) 919-9535


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.