Rencontre prébudgétaire - La CSQ demande des investissements de 1,5 milliard en éducation



    MONTREAL, le 3 fév. /CNW Telbec/ - "Les carences au primaire et au
secondaire dans le secteur public minent les efforts en vue d'assurer la
réussite scolaire du plus grand nombre tandis que le sous-financement des
établissements d'enseignement supérieur atteint maintenant des niveaux
alarmants qui risquent de causer des retards qu'il sera très difficile de
combler. Une nouvelle impulsion en éducation s'impose", affirment les
porte-parole de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et six fédérations
de l'éducation affiliées à la CSQ qui ont présenté, aujourd'hui en conférence
de presse, les ressources publiques nécessaires pour réussir la mission
éducative du Québec à la veille des consultations prébudgétaires de la
ministre des Finances.
    Pour la CSQ et ses fédérations, les réinvestissements nécessaires à une
mise à jour en éducation devraient s'élever à 1,5 milliard de dollars. Alors
que le gouvernement prépare son budget et qu'en mars le ministère de
l'Education, du Loisir et du Sport (MELS) arrive au terme de son plan
stratégique 2005-2008 qui est loin d'avoir permis l'atteinte des objectifs en
matière de réussite scolaire, la CSQ et ses fédérations de l'éducation
demandent au gouvernement d'entendre leur message et de prendre en
considération les besoins criants du milieu.
    La CSQ et ses fédérations souhaitent retrouver dans le prochain budget de
l'éducation, en plus des sommes requises pour la couverture des coûts de
système, les divers montants déjà promis au secteur de l'éducation tant par le
gouvernement fédéral que celui du Québec. Elles demandent aussi au
gouvernement de réserver pour l'éducation le quart des 406 millions en
péréquation additionnelle annoncés en décembre 2007. Enfin, la CSQ demande
l'injection de 156 millions de plus pour la mise à jour des services
éducatifs.

    700 millions pour le préscolaire, le primaire et le secondaire

    Pour mieux desservir un peu plus de 1,3 million de jeunes et d'adultes
qui fréquentent les établissements d'enseignement, la CSQ et ses fédérations
ont évalué les besoins à 700 millions, ce qui est l'équivalent d'une injection
de près de 15 000 éducateurs (professionnels, enseignants, techniciens et
autres personnels de soutien) en début de carrière, soit 13 % de plus que
l'effectif actuel. Cette somme représente ce qui serait dépensé de plus dans
les commissions scolaires du Québec s'il y avait la même dépense par habitant
que la moyenne canadienne.
    Au préscolaire, au primaire et au secondaire, les efforts doivent être
intensifiés pour assurer la réussite scolaire, réduire le décrochage et
accroître le soutien aux enfants en difficulté, augmenter l'aide et
l'encadrement pour les enfants de milieux défavorisés. Mais il faut aussi voir
à améliorer la qualité du français, mieux intégrer les nouveaux arrivants,
accroître le soutien aux adultes en formation, élargir la formation
professionnelle et les programmes de recyclage pour les travailleuses et les
travailleurs sans emploi.
    "Ce ne sont pas les défis qui manquent, par exemple, la réduction de la
taille des classes constitue une approche qui a fait ses preuves en Ontario,
ces dernières années, pour accroître la réussite scolaire. L'ajout de
ressources professionnelles et techniques, en nombre trop restreint
présentement pour fournir le soutien nécessaire aux enfants et aux adultes en
formation présentant des difficultés, s'impose aussi", affirment les
représentantes et les représentants du réseau préscolaire, primaire et
secondaire.

    305 millions pour l'enseignement collégial

    Le réseau des cégeps est toujours aux prises avec d'importantes
insuffisances financières qui compromettent la réalisation de sa mission dans
toutes les régions du Québec. Une étude de Pierre Malouin, l'ancien directeur
général du financement de l'enseignement supérieur au MELS et de l'économiste
Pierre Fortin, de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), arrivait à la
conclusion que le sous-financement du réseau s'élevait à 305 millions, en
2005-2006.
    Les carences du financement ont conduit les cégeps à diminuer l'offre des
programmes offerts, à réduire les services professionnels et de soutien, à
surcharger les enseignantes et les enseignants et à ne pas remplacer le
personnel ou à le maintenir dans la précarité d'emploi. "En plus d'être
confrontés aux difficultés de sous-financement actuelles, les cégeps
manqueront de ressources humaines et financières pour répondre aux besoins
créés entre autres par les étudiantes et les étudiants ayant des difficultés
particulières, physiques ou scolaires et pour faire face aux exigences reliées
aux nouvelles conditions d'admission", confirment les représentantes et les
représentants du collégial.

    400 millions pour l'enseignement universitaire

    En comparant leur capacité financière avec celle des autres
établissements analogues du Canada, les universités québécoises ont évalué
leur sous-financement annuel chronique à 375 millions, en 2002. Aujourd'hui,
le sous-financement doit dépasser les 400 millions. Cela, c'est sans compter
ce qui sera nécessaire pour résorber les déficits accumulés qui dépassent les
400 millions.

    100 millions pour l'aide financière aux étudiantes et aux étudiants

    Pour la CSQ et ses fédérations, il est essentiel que l'aide financière
aux étudiantes et aux étudiants soit bonifiée, dans des proportions semblables
aux investissements projetés dans l'offre de services, ce qui représenterait
100 millions. "Nous sommes également convaincus que les sommes prélevées
auprès des étudiantes et des étudiants sous forme de hausse des frais de
scolarité doivent leur être retournées. C'est une question de justice
sociale", affirment les représentants de la CSQ.

    Un investissement étalé sur une période de trois ans

    Les organisations syndicales proposent qu'étant donné l'ampleur des
réinvestissements envisagés, ceux-ci pourraient être étalés sur une période de
trois ans. En plus de couvrir les coûts de système et de traduire les
engagements de financement de l'éducation pris par les gouvernements tout au
long de l'année dernière, et même avant, le prochain budget devrait amorcer la
relance souhaitée. L'augmentation du budget de l'éducation serait donc de
l'ordre de 925 millions, correspondant à une majoration de 6,9 %.

    Vous pouvez consulter l'étude sur Financement de l'Education en 2008-2009
Des moyens pour une nouvelle impulsion sur le site www.csq.qc.net.

    Profil de la CSQ et des fédérations

    La CSQ est la plus importante organisation syndicale en éducation. Elle
compte près de 155 000 membres, dont plus de 100 000 en éducation. Les six
fédérations de l'éducation affiliées à la CSQ seront représentées par Paula
Duguay, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ),
Jean Falardeau, président de la Fédération des professionnelles et
professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ), Diane Cinq-Mars,
présidente de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Marie
Racine, présidente de la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement
supérieur (F.P.S.E.S) (C.S.Q.), Mario Beauchemin, président de la Fédération
des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), Bernard Bérubé, de la
Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ).




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse, CSQ (514)
356-8888, poste 2610, cell.: (514) 235-5082; Source: Pierre Beaulne,
Economiste à la CSQ


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