Rémunération des cadres supérieurs - Des correctifs et des changements s'imposent



    QUEBEC, le 26 janv. /CNW Telbec/ - La politique de rémunération des
cadres supérieurs de la fonction publique et des sociétés d'Etat doit changer
et des correctifs doivent être apportés aux mesures déjà prises. Le président
du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec
(SPGQ), Gilles Dussault, demande que le gouvernement Charest abolisse dans les
contrats actuels, et écarte des contrats futurs, le versement d'une indemnité
de départ aux titulaires des postes de haute direction qui quittent
volontairement leur poste et dont la nomination relève du Conseil exécutif. Au
besoin, le gouvernement devra le faire avec le consentement des dirigeantes et
des dirigeants actuels dont les contrats contiennent une telle largesse. Il
demande aussi que la structure salariale de ces postes soit révisée de telle
sorte que le salaire maximal ne dépasse pas vingt fois le salaire le plus bas
payé dans le même ministère ou organisme où se trouve le poste de haute
direction à pourvoir.
    "Devant un scandale administratif, le sentiment d'indignation ne
constitue que la moitié de la réponse et la contrition ne saurait constituer,
à elle seule, l'autre moitié. "Pour que la réponse soit complète et valable,
il faut de l'action", précise le président du SPGQ. Il rappelle qu'entre 2003
et 2006, soit bien avant la présente crise financière et économique, le
gouvernement du Québec a imposé un gel des salaires de trente-trois mois aux
quelque 500 000 personnes qui travaillent dans les secteurs public et
parapublic. Or, par exemple, entre 2002 et 2006, le salaire annuel du PDG de
la Caisse de dépôt et placement du Québec est passé de 420 000 à 1,9 million
de dollars, une augmentation de 452 pour cent !
    Les libéralités consenties à certains niveaux sont parfois justifiées par
d'aucuns qui prétendent que l'attraction des compétences l'exige. Des
compétences, précisons-le, il en existe à tous les niveaux. Pourquoi être si
généreux avec les hautes directions alors que, chez les professionnelles et
professionnels syndiqués, le gouvernement persiste à verser le salaire de base
aux détentrices et détenteurs d'une maîtrise ou d'un doctorat ? Pourquoi
n'accorde-t-il que des hausses salariales temporaires aux médecins
vétérinaires, qui jouent pourtant un rôle essentiel en matière de prévention
de la transmission à l'humain des maladies infectieuses telles que la grippe
aviaire ou l'encéphalopathie spongiforme bovine, communément appelée la
maladie de la vache folle ? Des problèmes d'attraction et de rétention de
compétences, il n'y en a pas que dans les hautes sphères de l'administration
publique, mais à tous les niveaux de nos réseaux de services publics. "Il est
temps que le gouvernement reconnaisse la valeur du travail de l'ensemble des
personnes qui oeuvrent au service de la population québécoise, pas seulement
celle d'une petite classe de privilégiés", conclut le président Dussault.

    Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels
du Québec. Il représente environ 20 000 personnes, dont plus de 17 000 de la
fonction publique et plus de 2 000 provenant des sociétés d'Etat, des réseaux
de l'éducation et de la santé du Québec, rattachées à 37 unités de
négociation.




Renseignements :

Renseignements: Patrick Albert, troisième vice-président, (418)
570-5817


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