Reléguez le rapport Castonguay aux oubliettes, défendez l'assurance-maladie



    OTTAWA, le 21 fév. /CNW Telbec/ - Un rapport commandé par le gouvernement
du Québec propose la privatisation radicale du système de santé. Le rapport a
été rendu public cette semaine, au moment où le gouvernement fédéral faisait
une fois de plus la preuve qu'il n'est pas prêt à faire respecter ses propres
lois en matière de soins de santé publics.
    Les recommandations du rapport Castonguay sont une liste d'épicerie pour
l'établissement de soins de santé privatisés.

    
    - Permettre aux médecins de travailler à la fois dans le système public
      et dans le système privé.
    - Imposer une limite aux dépenses consacrées à la santé publique.
    - Avoir recours à un financement axé sur le marché, qui attribue une
      valeur marchande aux patients.
    - Obliger les hôpitaux à se faire concurrence au lieu de collaborer.
    - Confier la gestion des hôpitaux à des entreprises à but lucratif.
    - Permettre plus d'assurance santé à but lucratif.
    - Réduire les services, en commençant par les repas dans les hôpitaux.
    - Imposer des frais annuels et des franchises pour des services
      médicalement nécessaires.
    - Entreprendre une autre série de restructurations qui déstabiliseront le
      système de soins de santé.
    - Affaiblir la Loi canadienne sur la santé.
    

    "En rejetant les recommandations les plus radicales de M. Castonguay,
Philippe Couillard, ministre de la Santé du Québec, se donne une image de
modéré, a soutenu Paul Moist, président national du SCFP, même si son
gouvernement a fait de plus grands pas vers la privatisation des soins de
santé que tous ses prédécesseurs."
    Paul Moist a souligné que la publication, cette semaine, du rapport exigé
en vertu de la Loi canadienne sur la santé passe sous silence les incursions
déjà significatives du Québec dans le champ des soins de santé privés, de même
que celles de la Colombie-Britannique et d'autres provinces.
    "Nous voyons des cliniques d'IRM privées permettre à des gens de passer
avant les autres. Nous voyons la réapparition de l'assurance santé privée et
des cliniques chirurgicales à but lucratif. Nous voyons des hôpitaux à but
lucratif - les plus grands hôpitaux privatisés au monde. Et la liste s'allonge
sans cesse - pendant qu'à Ottawa, il ne se passe rien du tout", a ajouté
M. Moist.
    Selon Paul Moist, "l'inaction du ministre de la Santé Tony Clement en dit
beaucoup plus long que ses mots insignifiants."
    M. Moist a demandé au ministre de rejeter publiquement les
recommandations du groupe Castonguay, qui sont incompatibles avec la Loi
canadienne sur la santé, et d'exiger que le gouvernement du Québec en fasse
autant.
    Les travailleurs de la santé du SCFP sont toujours ouverts à une
amélioration du système, mais cette amélioration ne doit pas se faire sur le
dos des malades, ni sur le dos de ceux qui les guérissent.
    Le SCFP et d'autres défenseurs du système public de soins de santé ont
lancé http://soinsdesanteundroit.ca/ le mois dernier pour donner aux Canadiens
les moyens de faire respecter leurs droits en vertu de l'assurance-maladie et
pour inciter les élus fédéraux à défendre la Loi canadienne sur la santé.




Renseignements :

Renseignements: Chris Lawson, communications du SCFP, (613) 237-1590
(bureau)

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