Regroupement des Gynécologues-Oncologues du Québec - Les gynécologues-oncologues du Québec appuient les recommandations du CCNI concernant la vaccination contre le VPH



    Le vaccin contre le VPH est maintenant le standard de soins pour les
    jeunes femmes canadiennes

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    ETATS-UNIS/

    QUEBEC, le 20 mars /CNW Telbec/ - Lors de leur congrès annuel tenu en fin
de semaine dernière à Beaupré, les membres du Regroupement des gynécologues
oncologues du Québec (RGOQ) ont accepté à l'unanimité d'appuyer les
recommandations du Comité consultatif national sur l'immunisation (CCNI)
touchant la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH). Le CCNI a
recommandé le 15 février dernier que toutes les filles et les femmes
canadiennes de 9 à 26 ans reçoivent le vaccin GARDASIL(R) afin de les protéger
contre le VPH, la cause principale du cancer du col de l'utérus. On se
rappelle que la Société canadienne des gynécologues oncologues du Canada (GOC)
avait aussi appuyé la position du CCNI en février dernier.
    Le CCNI a conclu que l'efficacité du vaccin atteindrait son efficacité
maximale chez les filles entre 9 et 13 ans, avant le début des relations
sexuelles, mais que les jeunes femmes de 14 à 26 ans pourraient aussi
bénéficier du vaccin même si elles sont déjà actives sexuellement, puisqu'il
est peu probable qu'elles aient déjà été infectées par les quatre types de VPH
couverts par le vaccin. Celles qui ont déjà présenté des anomalies cellulaires
lors d'une cytologie cervico-vaginale (test de Pap) ou des verrues génitales,
devraient aussi recevoir le vaccin.
    L'an dernier, Santé Canada a approuvé GARDASIL(R), un vaccin contre
quatre types de papillomavirus (les types 6, 11, 16, 18). Les études cliniques
ont démontré que ce vaccin, disponible au Canada depuis le mois d'août
dernier, a une efficacité de 100% dans la prévention des lésions causées par
ces quatre types de VPH, qui comptent pour 70 % des cancers du col de l'utérus
et 90% des verrues génitales. Un second vaccin dirigé contre deux types de VPH
(les types 16 et 18), aussi responsables des cancers du col, pourrait être
bientôt disponible au Canada.
    Selon les membres du RGOQ, la prise de position du CCNI fait en sorte que
le vaccin contre le VPH est maintenant le standard de soins pour les jeunes
femmes canadiennes. Les médecins se doivent donc de le recommander aux filles
et aux jeunes femmes de 9 à 26 ans. De plus, suite au budget fédéral d'hier
qui prévoit une somme de $300M sur 3 ans spécifiquement pour le programme de
vaccination contre le cancer du col (environ $75M pour le Québec), le RGOQ
exhorte le Ministère de la santé et des services sociaux à implémenter le plus
rapidement possible ce programme de vaccination contre le cancer du col de
l'utérus et d'en défrayer les coûts. Il ne faudrait pas que seulement un
groupe de femmes, socialement privilégiées, ait accès au vaccin.

    Fardeau du VPH

    Le cancer du col, ainsi que les lésions précancéreuses, affectent un
nombre significatif de jeunes femmes au Québec. De plus, les cytologies
anormales, causées le plus fréquemment par les virus couverts par le vaccin,
sont une source importante d'anxiété chez les femmes. Celles-ci doivent subir
des examens complémentaires à la suite de ces anomalies, et souvent, des
traitements inconfortables pouvant avoir un impact sur leur fertilité.
    On estime à 75% la proportion des femmes qui seront affectées par une
infection causée par les virus de papillome humain durant leur vie. Le VPH est
la cause principale non seulement du cancer du col de l'utérus, mais aussi des
cancers du vagin, de la vulve, de l'anus ainsi que des lésions précancéreuses
qui les précèdent de plusieurs années.
    Au Québec, chez les femmes de 20 à 44 ans, le cancer du col utérin est le
2ième en importance, après le cancer du sein. Selon les prévisions, près de
300 femmes seront affectées par un cancer du col au Québec en 2007, et 90 en
mourront. De plus, d'autres femmes décéderont d'un cancer de la vulve ou du
vagin. Au Canada, le taux de décès suite à un cancer de la vulve est un des
plus élevés au monde.
    Au Canada, les coûts d'investigation et de traitement des anomalies
cellulaires et des traitements des lésions causées par les VPH sont de l'ordre
de $300 millions annuellement.

    Prise de position du RGOQ

    "Le RGOQ a décidé d'appuyer officiellement les recommandations du CCNI
pour tenter d'éviter que le Québec soit la dernière province canadienne à
mettre sur pied un programme de vaccination contre le cancer du col, comme ce
fut le cas pour le vaccin contre la varicelle en 2006. Celui-ci avait été
recommandé en 1999 par le comité sur l'immunisation du Québec", a déclaré le
président-sortant du RGOQ, le Dr Michel Roy, gynécologue-oncologue au CHUQ,
Hôtel-Dieu de Québec. "C'est aussi le cas actuellement pour le programme de
dépistage du cancer du col. Le Québec est la seule province, avec les
Territoires du Nord-Ouest, à ne pas avoir de programme organisé de dépistage
du cancer du col, malgré les recommandations de nombreux comités d'experts,
dont le comité consultatif québécois sur le cancer en 1997", a poursuivi le
Dr Roy, ajoutant que "nous avons la chance de pouvoir compter sur un des
centres d'immunisation les plus efficaces au Canada à la direction régionale
de santé publique".
    "J'espère que les autorités du Ministère vont adopter une stratégie qui
peut avoir un impact majeur dans la lutte contre le cancer du col en liant un
registre de la vaccination à un programme organisé de dépistage" a pour sa
part opiné la Dre Diane Provencher, ex-présidente de la Société des
gynécologues-oncologues du Canada, membre du RGOQ et chef du service de
gynécologie-oncologique du CHUM, Hôpital Notre-Dame à Montréal.

    Les membres du RGOQ sont des gynécologues ayant poursuivi une formation
supplémentaire minimale de deux ans en cancer gynécologique et qui oeuvrent
dans un service spécialisé en cancer. Le regroupement a pour mission
d'améliorer le dépistage des cancers gynécologiques, particulièrement les
cancers du col utérin, d'améliorer aussi les soins aux patientes affectées par
ces cancers, en plus de l'enseignement et la recherche en cancer.




Renseignements :

Renseignements: Montréal: Dre Diane Provencher, (514) 890-8000 poste
27244; Québec: Dr Michel Roy, (418) 691-5392

Profil de l'entreprise

REGROUPEMENT DES GYNECOLOGUES-ONCOLOGUES DU QUEBEC

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