Réforme forestière - Mort à petit feu du MRNF



    QUEBEC, le 2 juill. /CNW Telbec/ - Selon le document de travail
L'occupation du territoire forestier québécois et la constitution des sociétés
d'aménagement des forêts, le gouvernement de Jean Charest s'apprête à créer
une quatrième structure en région pour s'occuper de la forêt. Du même coup, il
déleste le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MNRF) de sa
mission et de ses responsabilités au profit d'un groupe restreint d'acteurs en
région.
    "Dans les faits, cette réforme forestière représente la mort à petit feu
du Ministère, soutient Lucie Martineau, présidente du Syndicat de la fonction
publique du Québec (SFPQ). Les nouvelles sociétés d'aménagement des forêts
prendront en charge tout ce qui est présentement fait par les experts du MNRF,
de la planification des orientations tactiques jusqu'aux inspections et
enquêtes."
    Dans son mémoire sur le livre vert, le SFPQ prône une décentralisation du
secteur forêt du ministère et l'intensification de la présence d'experts sur
le terrain, et ce, afin de sortir de la crise à court terme et développer des
activités économiques à valeur ajoutée pour le futur. "Pour ce faire, le
secteur forestier doit pouvoir compter sur l'expertise actuellement présente
au ministère et non pas perdre son temps à implanter une structure totalement
nouvelle", souligne Lucie Martineau.

    Conseil d'administration fragile

    Selon le document de travail, un conseil d'administration nommé par le
gouvernement dirigera la nouvelle entité. Seul un représentant des nations
autochtones, de l'industrie forestière, de la Table régionale de la faune et
quatre représentants du milieu régional seront obligatoires sur cette instance
qui jouira de tous les pouvoirs. Les six autres postes seront laissés à la
discrétion du gouvernement. Aucun siège ne sera réservé pour les usagers de la
forêt public (villégiatures, VTT, motoneiges, plein air, etc.), les groupes
environnementaux - pourtant chaque région a déjà un conseil en environnement
financé en partie par les deniers publics - et les représentants de l'Etat.
    "Il s'agit encore d'une occasion en or pour les décideurs politiques de
nommer leurs amis à des postes de décisions stratégiques, déplore Lucie
Martineau. Surtout quand on sait que ces "administrateurs" pourraient être
rétribués. Les batailles en région seront rudes pour obtenir un de ces six
sièges."

    Désengagement de l'Etat

    Selon le SFPQ, il est clair que le MRNF démantèle son secteur de la
forêt. Sachant que le fonds forestier est déficitaire depuis deux ans, on peut
se questionner sur ce cadeau que le gouvernement s'apprête à faire aux
régions. Présentement, le secteur forêt du Ministère emploie environ
1 900 employés à temps complet, ce qui représente 41 % de son effectif total.
De ce nombre, 880 occupent des postes de technicien forestier, d'aménagiste et
de technicien de la faune. Par ailleurs, le MRNF compte 172 ingénieurs
forestiers et 185 scientifiques et près de 200 autres employés affectés aux
divers travaux de recherche et de développement.
    Non seulement le document de travail du MRNF ne sert pas les intérêts des
Québécois et des québécoises, propriétaires de la forêt publique au Québec, il
fait fi des recommandations des quelque 450 acteurs qui se sont exprimés lors
des consultations sur le livre vert. Par ailleurs, cet automne, seuls quelques
chanceux seront invités en commission parlementaire.




Renseignements :

Renseignements: Nathalie Labonté, Responsable des relations avec les
médias, (418) 623-2424 poste 284, Cell.: (418) 564-9964


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