Recul temporaire de l'Indice des produits de base de la Banque Scotia en juillet



    TORONTO, le 27 août /CNW/ - L'Indice des produits de base de la Banque
Scotia, qui évalue les tendances influant sur le prix de 32 des principales
exportations canadiennes, a chuté de 4,6 % d'un mois sur l'autre en juillet
après deux mois consécutifs de gain. Cependant, l'indice global est toujours
supérieur de 3,1 % au creux cyclique enregistré en avril et, compte tenu des
premiers signes d'un redressement économique dans certains pays du G7 et de la
reprise en Chine, devrait rebondir au cours des prochains mois.

    
    -   L'indice du pétrole et du gaz, plombé par la baisse du prix du brut
        léger et lourd de l'Alberta, du gaz naturel canadien à l'exportation
        et du propane à Edmonton et à Sarnia, a tiré le prix des produits de
        base vers le bas en juillet (- 7,5 % d'un mois sur l'autre).
    -   L'indice des métaux et des minéraux a aussi perdu 5,2 % d'un mois sur
        l'autre en juillet. Une chute importante du prix au comptant de la
        potasse (FAB Vancouver), de 710 $ US à 492,50 $ US la tonne en
        juillet, dans la foulée du règlement moins lucratif que prévu entre
        le producteur russe Silvinit et l'IFFCO (principale coopérative
        d'achat des cultivateurs indiens) et du léger recul du prix de l'or
        et de l'argent, a plus que contrebalancé la vigueur généralisée des
        métaux de base, en particulier du cuivre.
    -   L'indice des produits forestiers a légèrement retraité le mois
        dernier (- 0,3 % d'un mois sur l'autre), quoique le sous-indice soit
        déjà très près du plancher.
    -   L'indice des produits agricoles a lui aussi cédé 4,2 % d'un mois sur
        l'autre en juillet, le prix des céréales chutant devant des
        conditions de croissance quasi idéales aux Etats-Unis et la
        possibilité qu'on y engrange la deuxième récolte de mais de
        l'histoire américaine.

    Sables bitumineux de l'Alberta - un argument en faveur de la
    diversification des exportations vers la Chine et l'"Asie émergente"
    

    Dans le rapport, Patricia Mohr, vice-présidente, Etudes économiques, et
spécialiste, Marchés des produits de base, à la Banque Scotia, présente les
arguments militant en faveur de la diversification des marchés à l'exportation
des sables bitumineux de l'Alberta vers la Chine et l'"Asie émergente".
    "Le Canada détient les deuxièmes réserves 'prouvées' de pétrole en
importance au monde, soit 178,1 milliards de barils, après celles de l'Arabie
Saoudite, à 264,2 milliards de barils, les sables bitumineux de l'Alberta
représentant 97 % de ces réserves. L'Iran, l'Iraq, le Koweit et le Venezuela
complètent le club des six plus grands producteurs", remarque Mme Mohr. "A ce
titre, les sables bitumineux représentent un atout de taille pour l'économie
canadienne, et le développement de marchés lucratifs à l'exportation et d'une
infrastructure de transport du pétrole est essentiel pour les perspectives de
croissance au Canada."
    Actuellement, les Etats-Unis, avec une consommation quotidienne totale de
19,8 millions de barils en 2008, sont de loin les plus grands consommateurs de
produits pétroliers au monde. L'accroissement de la capacité de transport par
pipeline vers les Etats-Unis a évidemment représenté la principale priorité du
secteur pétrolier albertain, qui s'intéresse moins à l'exportation vers les
marchés asiatiques.
    Malgré la chute du marché pétrolier depuis la mi-2008 et le report de
certains projets d'exploitation des sables bitumineux, deux pipelines
principaux vers de grands centres de raffinage aux Etats-Unis sont en
construction. Le pipeline Alberta Clipper d'Enbridge, entre Hardisty, en
Alberta, et Superior, au Wisconsin, est en voie de construction et comprendra
des liens vers des centres de raffinage à Chicago et à Patoka, dans le sud de
l'Illinois. Le réseau d'Enbridge est conçu pour transporter aussi bien du brut
synthétique léger que du bitume fluidifié. TransCanada, qui construit le
pipeline Keystone qui reliera d'ici le premier trimestre de 2011 Hardisty, en
Alberta, aux centres de raffinage de Wood River et de Patoka, en Illinois, et,
par la suite, de Cushing, en Oklahoma, a proposé le projet d'expansion
Keystone XL, qui permettrait de transporter le brut loin vers le sud, d'ici le
quatrième trimestre de 2012, jusqu'aux centres de raffinage de Houston et de
Port Arthur, sur la côte du golfe du Mexique.
    "Toutefois, des arguments solides militent en faveur d'un deuxième
débouché pour les sables bitumineux de l'Alberta, au moyen par exemple du
"Northern Gateway Pipeline", proposé par Enbridge, et qui relierait la région
d'Edmonton à Kitimat, en Colombie-Britannique, avec transport par pétroliers
jusque vers les marchés de l'"Asie émergente", estime Mme Mohr. "L'intérêt
pour cette proposition a été ravivé l'an dernier, et dix partenaires en
financement étudient aujourd'hui les possibilités. Ce débouché ressemble à
celui qui permettra probablement d'exporter le gaz naturel "non traditionnel"
de Horn River, en Colombie-Britannique, depuis le terminal GNL de Kitimat
plutôt que de l'expédier vers les marchés nord-américains, actuellement
engorgés. Le processus d'obtention de permis pour le pipeline Northern Gateway
pourrait commencer avec le dépôt d'une demande à l'Office national de
l'énergie d'ici la fin de 2009."
    Selon Mme Mohr, les deux principaux arguments à l'appui du développement
d'un autre débouché pour les sables bitumineux de l'Alberta sont les  suivants
:

    
    1)  Sur le plan commercial, il est risqué de ne compter que sur un seul
        grand marché à l'exportation. Les prix pourraient en effet ne pas
        correspondre exactement aux prix mondiaux si certains centres de
        raffinage américains sont engorgés de temps à autre, comme cela s'est
        produit dans les années 80, alors que les prix du brut canadien sur
        les marchés du raffinage du Midwest américain avaient été nettement
        réduits.
    2)  Dans les prochaines décennies, les marchés sur lesquels la demande en
        pétrole augmentera seront presque certainement la Chine et l'"Asie
        émergente", notamment l'Inde et le Moyen-Orient.
    

    C'est en Chine que la reprise de la consommation de produits pétroliers a
été la plus marquée en 2009 : la demande y a atteint 8,1 millions de barils
par jour en juillet, une hausse de 3,5 % en glissement annuel, et les
importations de brut ont atteint des niveaux records, à 4,6 millions de barils
par jour. Les importations nettes chinoises de produits pétroliers ont bondi
de 43,3 % d'une année sur l'autre en juillet, et la Chine dépend maintenant
plus de ces importations que les Etats-Unis.
    "Malgré le fait que la demande américaine en pétrole n'ait que peu
augmenté au cours des dix dernières années, les exportations de brut canadien
vers les Etats-Unis ont quant à elles grimpé en flèche, passant de 1,598
million de barils par jour en 1998 à 2,493 en 2008", remarque Mme Mohr. "Il
est fort probable que le brut canadien remplacera de plus en plus le brut
vénézuélien et mexicain dans les centres de raffinage de la côte américaine du
golfe du Mexique, comme Houston, stimulant ainsi la croissance des
exportations. Cependant, d'un point de vue commercial et politique, il existe
des avantages à diversifier les marchés à l'exportation, même si le coût du
transport vers l'Asie est supérieur à celui du transport par pipeline vers les
Etats-Unis, comme certaines études l'indiquent."
    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de
change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et
gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: Patricia Mohr, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4210, pat_mohr@scotiacapital.com; Robyn Harper, Relations publiques, (416)
933-1093, robyn_harper@scotiacapital.com

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