Recherche: le vaccin contre le pneumocoque pourrait réduire de 50 % les risques d'infarctus



    SHERBROOKE, QC, le 6 oct. /CNW Telbec/ - Une grande étude comparative en
milieu hospitalier révèle que la vaccination antipneumococcique est associée à
une baisse de 50 % du taux d'infarctus du myocarde et ce, deux ans après
l'administration du vaccin. Cette étude dirigée par la professeure Danielle
Pilon de l'Université de Sherbrooke est publiée aujourd'hui dans la revue
scientifique Journal de l'Association médicale canadienne.
    Dans une population à haut risque d'infarctus du myocarde, l'équipe de
chercheurs a comparé les taux de vaccination contre le pneumocoque chez des
patients qui ont subi un infarctus à ceux qui n'en n'ont pas eu.
    "Au départ, nous voulions vérifier une hypothèse", précise la professeure
Danielle Pilon de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de
l'UdeS. "Les spécialistes du traitement des infarctus du myocarde, qu'on
appelle communément la crise cardiaque, observent souvent des patients dont
les facteurs de risques sont très bien gérés, mais qui font tout de même un
épisode. Est-ce que l'infection ou l'inflammation pourrait être un élément
déclencheur de la crise cardiaque?"
    Pour poursuivre les recherches sur cette hypothèse, la professeure Pilon
et son équipe ont comparés les données de près de 2000 patients possédant plus
de deux facteurs de risque d'infarctus (par exemple l'hypertension, le taux de
cholestérol et l'embonpoint). "Notre étude démontre que les patients du groupe
qui avaient subi un infarctus étaient environ deux fois moins susceptibles
d'avoir reçu un vaccin contre la bactérie que ceux du groupe qui n'avaient pas
fait d'infarctus", déclare la professeure Pilon. "Nous avons également noté
que, plus le temps écoulé depuis l'exposition au vaccin était long, plus cette
association semblait apparente. Autrement dit, l'avantage de la vaccination
augmentait avec le temps."

    Vaccination gratuite pour les personnes à risque

    Au Québec, le vaccin contre le pneumoccoque est gratuit pour certaines
populations à risque, incluant les personnes de 65 ans et plus, les patients
souffrant de maladie chronique et les patients atteints d'une maladie du
coeur. Or, une grande partie des patients faisant partie de l'étude du
professeure Pilon sont éligibles à cet outil de prévention, mais "les données
actuelles indiquent que seulement 20 % des personnes éligibles à ce vaccin
s'en sont prévalues", indique la professeure Pilon, qui est également
chercheuse de l'axe "Populations et services" au Centre de recherche de
l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (IUGS) et médecin au
Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.
    Si cette étude ne démontre pas une cause à effet directe de la
vaccination (puisqu'il est impossible de volontairement infecter des
patients), elle fournit toutefois des données très concluantes soutenant
l'hypothèse qu'une infection peut s'avérer un facteur déterminant menant à la
crise cardiaque. Par conséquent, la professeure Pilon recommande aux patients
à risque de profiter des programmes de vaccination gratuite, d'autant que le
vaccin est sans danger et pratiquement sans effets secondaires.

    Des appuis régionaux

    Cette recherche du professeure Pilon a bénéficié d'appuis régionaux
importants, particulièrement de la part de la Direction de la santé publique
de l'Estrie, qui a fourni les fonds nécessaires à la réalisation de l'étude.
La chercheuse a également compté sur la précieuse collaboration du Centre
hospitalier universitaire de Sherbrooke afin de recueillir les informations
liées à la base de données.

    Au sujet du pneumocoque

    Le pneumocoque (streptococcus pneumoniae) est une bactérie pouvant causer
plusieurs types d'infections, comme des otites, des sinusites et des
conjonctivites. Il est également lié à plusieurs infections graves comme la
pneumonie, l'infection sanguine ou la méningite. Au Québec, les infections au
pneumocoque sont responsables de 3000 à 6000 hospitalisations chaque année.




Renseignements :

Renseignements: Danielle Pilon, professeure, Département de médecine,
FMSS, (819) 820-6868, poste 14948, Danielle.Pilon@USherbrooke.ca; Source:
Johanne Leroux, responsable des communications, secteur santé, (819) 820-6868,
poste 72581, Johanne.Leroux2@USherbrooke.ca; Visitez notre site Internet à
l'adresse: www.USherbrooke.ca/medias;


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