Recherché : leader (ou premier ministre) - Pour un moratoire de coupe en forêt intacte



    QUEBEC, le 31 janv. /CNW Telbec/ - Des activistes de Greenpeace ont pris
part aujourd'hui à un photo op (ou exécution photo) devant l'Assemblée
nationale du Québec afin de souligner la demande officielle que le groupe
environnemental a fait lundi au premier ministre Jean Charest d'adopter sans
délai un moratoire de coupe en forêt boréale intacte.
    "Il y a urgence d'agir pour protéger la forêt boréale québécoise",
affirme Mélissa Filion, responsable de la campagne Forêt boréale de
Greenpeace. "Si le gouvernement n'adopte pas un moratoire dès maintenant, le
Québec risque de perdre ses dernières forêts intactes." Rappelons que le
rapport de la Commission Coulombe faisait état en 2004 de la surexploitation
forestière et du fait qu'il ne reste plus que 15% de forêt boréale intacte.
    Costumés comme des arbres, dispersés sur une gigantesque carte
remplissant toute l'étendue devant l'hôtel du parlement, les militants se sont
écroulés au son des scies à chaîne afin de symboliser la coupe forestière.
Cette activité est venue rappeler que seulement 3,4%(1) du territoire
québécois est protégé contre l'exploitation industrielle.
    Greenpeace rappelle que Jean Charest a signé, en 1992, à titre de
ministre fédéral de l'Environnement, la Convention sur la biodiversité,
engageant le Canada à créer des réseaux d'aires protégées d'ici à 2010.
Quinze ans plus tard, les résultats se font attendre. "M. Charest, si vous
êtes loin de respecter votre signature, loin de remplir vos engagements, loin
de rencontrer les objectifs du gouvernement, vous êtes proches, très proches,
vous êtes prêt même, de votre échéance électorale!" a tenu à lui rappeler
Mélissa Filion.
    C'est pourquoi Greenpeace demande au gouvernement d'adopter un moratoire
de développement industriel dans les zones de forêts intactes, soit sur
113 000 km(2) en forêt boréale commerciale et 180 000 km(2) au nord de la
limite nordique de coupe. Greenpeace demande une science indépendante, capable
de déterminer ce qu'on doit protéger avant de nous dire combien de bois on
peut couper. Au terme de ce moratoire, Greenpeace exige de nouvelles aires
protégées en forêt boréale, plus nombreuses et plus larges; le maintien de la
limite nordique de coupe et la mise en place d'un fonds de dotation pour
assurer à la fois la protection de la forêt boréale et la diversification de
l'économie des communautés qui en dépendent.
    Greenpeace estime que sans une volonté claire et concrète de
Jean Charest, la crise forestière risque de prendre plus d'ampleur. Greenpeace
lui demande donc d'agir sans plus tarder. "Nous n'exigeons rien de moins qu'un
investissement personnel de Jean Charest dans ce dossier", conclut
Mélissa Filion. "Et il n'y a qu'un seul investissement possible de sa part :
l'adoption d'un moratoire de coupe en forêt intacte."

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    Notes :
    (1). Selon Aux Arbres citoyens




Renseignements :

Renseignements: Mélissa Filion, responsable de la campagne forêt -
Greenpeace, cell : (514) 581 8216; Jocelyn, Communications - Greenpeace, cell
: (514) 212-5749


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