Réactions de Greenpeace au rapport financier d'AbitibiBowater - AbitibiBowater prend des risques



    MONTREAL, le 28 fév. /CNW Telbec/ - Les récents résultats financiers
d'AbitibiBowater amènent Greenpeace à s'interroger sur la direction que prend
cette compagnie forestière. Greenpeace estime en effet qu'AbitibiBowater prend
de sérieux risques, tant sur le plan financier qu'environnemental, en
continuant de nier ses pratiques forestières destructrices, et en n'y
apportant pas de changement dans l'immédiat.
    Selon Greenpeace, de nombreux clients d'AbitibiBowater se sont montrés
préoccupés par l'attitude d'une entreprise qui tarde à mettre en place des
solutions concrètes dans la forêt. "Ce faisant, AbitibiBowater prend des
risques financiers et environnementaux. Avec pour résultat que la confiance
des clients corporatifs de cette entreprise diminuent", lance Mélissa Filion,
responsable de la campagne forêt boréale de Greenpeace.
    On peut lire sur le site d'AbitibiBowater que celle-ci est déterminée à
mener ses activités dans une perspective inégalée de durabilité. "Or, rien
n'indique que celle-ci prend cet engagement au sérieux", reprend Mélissa
Filion. Selon Greenpeace, des clients ont déjà commencé à réduire leurs achats
chez AbitibiBowater parce que cette compagnie continue de couper dans les
dernières zones intactes de la forêt boréale du Québec et de l'Ontario.
    Depuis plusieurs mois, Greenpeace discute avec d'importants clients
d'AbitibiBowater. Ces derniers proviennent de différents pays et de secteurs
d'activités, dont les produits du bois, du papier journal et des papiers
d'impression. "La compagnie est à la recherche de stabilité financière, mais
tarde à démontrer à ses clients qu'elle agit pour préserver les dernières
forêts intactes", juge Mélissa Filion.
    Le 22 février 2008, le gouvernement du Québec rendait publique la liste
des contrevenants à la Loi sur les forêts et AbitibiBowater a obtenu la palme
de plus important contrevenant à cette loi. AbitibiBowater s'est en effet
rendue coupable de 77 infractions à la loi et devra payer une somme totale de
plus de 190 000$, notamment pour avoir coupé du bois hors du secteur prescrit
au permis d'intervention. "Il n'est pas surprenant de voir qu'AbitibiBowater
se classe au premier rang de cette liste", affirme Mélissa Filion. "Le
comportement de pilleurs d'AbitibiBowater est maintenant confirmé par le
gouvernement du Québec". Cette situation est d'autant plus déplorable que le
président de la compagnie, John Weaver, a reçu une prime au rendement de
5,8 M $ alors même qu'il fait courir une situation risquée à cette entreprise.
    Une analyse réalisée par Global Forest Watch Canada révèle que près de
73 % des territoires forestiers sous aménagement d'AbitibiBowater ont été
fragmentés ou dégradés. Greenpeace demande à la compagnie de mettre en réserve
ses droits de coupe en forêt intacte, le temps que l'on se dote d'un véritable
réseau d'aires protégées et de commencer à pratiquer dès maintenant une
foresterie durable. Greenpeace entend continuer de mobiliser clients et
actionnaires de cette compagnie forestière d'ici à ce que celle-ci change ses
pratiques.




Renseignements :

Renseignements: Mélissa Filion, campagne Forêt boréale, Greenpeace,
(514) 581-8216; Jocelyn Desjardins, Communications/Relations publiques, (514)
212-5749

Profil de l'entreprise

Greenpeace

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