Réaction du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ)



    "Le début de la fin d'un double traitement inéquitable des infirmières"

    MONT-JOLI, QC, le 4 juin /CNW Telbec/ - "La décision rendue par le juge
Louis Garant est majeure. Il faut espérer qu'elle représente le début de la
fin d'un double traitement, inéquitable et injuste, des infirmières
travaillant dans nos établissements publics de santé, selon qu'elles
proviennent du secteur public ou des agences privées. Il n'est pas normal que
certaines infirmières, sous prétexte qu'elles travaillent pour une agence,
puissent oeuvrer dans le secteur public dans des conditions privilégiées,
pendant que la majorité de leurs collègues doivent subir des conditions de
travail beaucoup plus difficiles."

    Un jugement qui servira à faire respecter les droits

    La présidente du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et
inhalothérapeutes de l'Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ), Mme Micheline Barriault, se
réjouit du jugement qui vient d'être rendu par le juge Louis Garant de la
Commission des relations du travail, et soutient que son syndicat a bien
l'intention de l'utiliser pour faire respecter l'ensemble des droits de ses
membres.
    "Ce n'est pas normal que des infirmières, qui travaillent depuis presque
deux ans au Centre de santé et de services sociaux de la Mitis, ne soient
toujours pas considérées comme des salariées et, sans aucun respect de
l'ancienneté des autres infirmières, puissent déterminer unilatéralement
qu'elles ne font pas d'heures supplémentaires et ne travaillent pas l'été.
Sans compter que leur salaire est beaucoup plus élevé que celui des
infirmières du secteur public. C'est totalement injuste, d'autant plus que
leur salaire, qui est payé par une agence privée, est remboursé par un
établissement public dans un système qui se plaint de manquer d'argent",
dénonce Mme Micheline Barriault.

    Des infirmières du privé assujetties aux clauses de la convention
    collective

    Mme Barriault prévient qu'il n'est plus question de permettre à ces
infirmières privilégiées d'échapper à la convention collective de travail qui
lie l'employeur et toutes les salariées visées par l'accréditation, sans
aucune exception.
    "C'est clair que ce n'est pas parce qu'elles proviennent d'une agence
privée que des infirmières doivent pouvoir déterminer seules leur horaire et
échapper à l'obligation de faire leur part d'heures supplémentaires. De la
même manière, il est inacceptable qu'elles aient le droit de prendre deux mois
de vacances en été pendant que les autres infirmières ont de la difficulté à
obtenir leurs propres vacances. A partir du moment où elles choisissent de
venir travailler dans un établissement public, les infirmières des agences
privées doivent accepter d'en respecter les règles et être assujetties au
principe d'ancienneté. Nous allons maintenant nous battre jusqu'au bout pour
qu'il en soit ainsi", annonce la présidente du SIIIEQ-CSQ.

    Un jugement qui aura des répercussions

    De son côté, la présidente de la Fédération de la santé du Québec
(FSQ-CSQ), Mme Monique Bélanger, ne cache pas que ce jugement, qui est un
précédent dans le secteur de la santé et des services sociaux, devrait avoir
des répercussions dans l'ensemble du Québec.
    "La situation au Centre de santé et des services sociaux de la Mitis est
la même qui se vit dans un grand nombre d'établissements partout ailleurs au
Québec. Il ne fait aucun doute que nous allons encourager tous nos syndicats à
s'appuyer sur ce jugement pour faire respecter les droits de leurs membres
dans leur région respective", renchérit Mme Bélanger.

    Un dur coup au système de santé à deux vitesses

    Pour sa part, la 1re vice-présidente de la Centrale des syndicats du
Québec (CSQ), Mme Louise Chabot, affirme que ce jugement vient de porter un
dur coup aux tenants d'un système de santé à deux vitesses au Québec.
    "A partir du moment où un juge ordonne que les infirmières du privé
soient considérées comme des salariées syndiquées et qu'elles soient dans
l'obligation de respecter les règles de la convention collective, dont celle
de l'ancienneté des autres infirmières, un établissement n'a plus aucun
intérêt à payer plus cher pour embaucher des infirmières en recourant à une
agence privée. Il devient plus avantageux qu'il procède lui-même directement à
cette embauche", remarque Mme Chabot.

    Le retour d'infirmières du privé vers le public ?

    La vice-présidente de la CSQ dit souhaiter que cette nouvelle situation,
qui se présente avec le jugement de la CRT, ramène dans le secteur public les
infirmières qui l'ont quitté pour se tourner vers les agences.
    "Ce serait une bonne nouvelle pour notre système public qui manque
d'infirmières et pour les patients qui sont plus rassurés lorsque les équipes
d'infirmières qui les traitent sont plus stables, conclut Mme Louise Chabot.

    Profil de la CSQ, de la FSQ-CSQ et du SIIIEQ

    La Centrale des syndicats du Québec représente près de 170 000 membres.
La CSQ est présente dans les secteurs de l'éducation, de la santé et des
services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la
culture, du communautaire et des communications. La FSQ-CSQ représente près de
7000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et puéricultrices
travaillant dans des établissements de tous les secteurs de la santé : CHSLD,
CH, CLSC, centres de réadaptation, dispensaires, régies régionales,
établissements privés conventionnés et Héma-Québec. Le SIIIEQ représente 1650
infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes dans cinq centres de
santé et services sociaux de la Gaspésie.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, Cell.: (514)
237-4432, girard.claude@csq.qc.net


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