Réaction de Monique Jérôme-Forget à la décision du BIT sur la loi 43 - Le président de la CSQ rappelle à la ministre que le Québec n'est pas une république de bananes



    MONTREAL, le 1er juin /CNW Telbec/ - Le président de la Centrale des
syndicats du Québec (CSQ), M. Réjean Parent, est renversé de constater avec
quelle désinvolture la ministre des Finances et présidente du Conseil du
trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, traite la décision du Bureau international
du travail (BIT) qui a condamné sévèrement le gouvernement Charest pour
l'adoption du projet de loi 142 tout en lui recommandant de revoir les
sanctions excessives contenues dans ce projet de loi devenu la loi 43.
    Le président de la CSQ réagit ainsi aux commentaires formulés ce matin à
l'Assemblée nationale par Mme Jérôme-Forget, qui était interrogée sur les
intentions du gouvernement Charest quant à la décision rendue par le BIT.
    "La ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor demeure
fidèle à elle-même et n'a rien perdu de l'arrogance avec laquelle elle a
traité l'ensemble des travailleuses et des travailleurs du secteur public lors
des dernières négociations. Le Québec est sévèrement blâmé pour ne pas avoir
respecté des principes reconnus par l'ONU touchant la liberté syndicale et la
protection du droit syndical, de même que le droit d'organisation et de
négociation collective. Pourtant, Monique Jérôme-Forget rejette ces plaintes
du revers de la main comme si le Québec n'était qu'une simple république de
bananes dirigée par un gouvernement qui n'a que faire des conventions
internationales et de sa réputation", commente M. Réjean Parent.

    Une ministre qui joue avec les demi-vérités

    Le président de la CSQ, une centrale qui représente plus de
175 000 travailleuses et travailleurs du secteur public, précise de plus que
la raison invoquée par la ministre pour ne pas tenir compte des
recommandations du BIT est un faux-fuyant qui ne tient pas la route.
    "Monique Jérôme-Forget s'abrite derrière le fait que le Canada n'a pas
entériné le volet des conventions internationales qui touche précisément la
question de la négociation. L'excuse est très faible et la ministre semble
ignorer que même si le Canada n'a pas entériné ce volet, il a quand même
endossé en 1998 la Déclaration de l'Organisation internationale du travail
(OIT) relative aux principes et droits fondamentaux au travail et son suivi,
dans laquelle étaient rappelées les obligations justement inscrites dans le
volet non entériné par le Canada. En adhérant à cette déclaration, le Canada
s'est donc engagé clairement à respecter les principes contenus dans le volet
non entériné, ce que devrait savoir Mme Monique Jérôme-Forget", dénonce
M. Réjean Parent.

    Une attitude irresponsable

    D'autre part, le dirigeant syndical n'en revient pas avec quelle légèreté
l'influente ministre du gouvernement Charest se comporte lorsque la réputation
internationale du Québec est entachée sérieusement touchant son respect des
valeurs démocratiques qui doivent animer une société moderne.
    "Un gouvernement qui se respecte devrait aspirer à faire du Québec un
modèle de démocratie aux yeux du monde. Monique Jérôme-Forget ne trouve pas
mieux que de justifier le caractère antidémocratique de la loi 43 par le fait
que c'est pire ailleurs. C'est une attitude irresponsable qui démontre bien
que le gouvernement Charest est incapable de se repentir de son arrogance,
même lorsque c'est une institution internationale qui relève de l'ONU qui lui
remet en plein visage", déplore le président de la CSQ.

    Intensification des pressions sur les élus à l'Assemblée nationale

    En terminant le président de la CSQ soutient que la CSQ, en partenariat
avec les organisations syndicales membres du Secrétariat intersyndical des
services publics (SISP), ne renoncera pas à faire pression sur les élus qui
siègent à l'Assemblée nationale pour forcer ce gouvernement minoritaire à
rendre justice aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public, qui
ont été traités très durement lors des dernières négociations, alors qu'aucun
événement ne le justifiait.

    Profil de la CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente plus de 175 000
membres, dont 120 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant
dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la
culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse, CSQ, Cell.:
(514) 235-5082; Source: Claude Girard, Agent d'information, CSQ


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