Réaction de l'UPA au budget fédéral: un budget carrément dans le champ



    LONGUEUIL, QC, le 27 janv. /CNW Telbec/ - L'Union des producteurs
agricoles (UPA) réagit négativement aux mesures annoncées dans le budget
2009-2010 du gouvernement fédéral, ces dernières étant en deçà d'engagements
électoraux qualifiés de minimalistes et insuffisants par les agriculteurs
québécois lors du scrutin d'octobre dernier. En ce sens, le gouvernement
conservateur ferme les yeux sur les besoins clairement exprimés pendant la
campagne, et ce, en toute connaissance de cause. "Voilà un budget d'une
insensibilité déconcertante à l'endroit du monde agricole", a déclaré le
président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), M. Christian Lacasse.
    Les 500 millions de dollars consentis pour cinq ans au secteur agricole,
répartis selon l'importance relative de chaque province et adaptables en
fonction des particularités de chacune, sont effectivement moindres que les
engagements pris par les conservateurs lors de la dernière élection et ne
représentent qu'une fraction des besoins réels. En effet, tel qu'indiqué de
vive voix à tous les partis politiques en cours de campagne, les besoins à cet
égard sont évalués, au plus stricte minimum, à plus d'un milliard de dollars
par année. "En excluant les mesures de soutien à la sécurité du revenu, là où
les besoins sont pourtant les plus criants, le gouvernement dénature l'essence
même du programme qui se devait d'être flexible. Un programme adaptable par
chaque province en fonction des particularités de son agriculture est une
bonne chose évidemment, mais encore faut-il que l'enveloppe soit adéquate et
qu'il vise la bonne cible", a continué le président de l'UPA. La grande
diversité dans les productions, dans les programmes et dans la législation de
chaque province exigent en effet une politique canadienne souple et adaptable,
tel que le revendique le monde agricole depuis plusieurs années.
    Du côté de l'aide au secteur de l'abattage, le gouvernement laisse pour
compte Levinoff-Colbex (Saint-Cyrille-de-Wendover), seul abattoir de bovins de
réforme d'importance dans l'est du Canada. Les producteurs de bovins viennent
tout juste de recapitaliser cet abattoir pour 30 millions de dollars et
s'attendent donc que le gouvernement applique les mêmes règles pour la
capitalisation que pour les nouveaux projets (un dollar du gouvernement pour
un dollar d'investissement privé). Les 50 millions de dollars sur trois ans
s'avèrent donc nettement insuffisants. "L'implication financière des
producteurs dans cette usine traduit leur volonté de s'investir plus loin dans
la filière pour exercer un meilleur contrôle sur la commercialisation de leurs
produits et tirer davantage de revenus du marché. Or, il n'appartient pas aux
seuls producteurs d'assurer l'avenir de l'abattage au Canada", a précisé M.
Lacasse, en ajoutant que Levinoff-Colbex était indispensable pour l'écoulement
des bovins de réforme et le maintien de notre compétitivité sur les marchés.
    La situation actuelle dans ce secteur de production exigeait aussi des
mesures pour couvrir les frais supplémentaires occasionnés par la nouvelle
réglementation sur les matières à risque spécifiées (MRS), et ce, tant que le
Canada n'aura pas harmonisé ses règles avec celles des Etats-Unis. Pour les
bovins de réforme, cette réglementation canadienne entraîne des frais de
fonctionnement aux abattoirs de 30 à 40 dollars par tête dans un contexte où
la concurrence est féroce. La réglementation américaine est moins sévère et
beaucoup moins coûteuse. Conséquemment, en vertu de l'inaction du gouvernement
canadien, des abattoirs canadiens ferment carrément leurs portes, diminuent
leur production ou connaissent de graves difficultés financières.
    Un appui financier majeur était aussi requis pour appuyer l'industrie
forestière, dont le seul maintien aurait nécessité des investissements au
moins deux fois plus importants que ceux annoncés aujourd'hui. Pour le
président de l'UPA, "Le gouvernement conservateur, comme il l'a fait la
semaine dernière en assouplissant les conditions de remboursement au Programme
de paiement anticipé (PPA), avait l'occasion d'appuyer le secteur agricole à
hauteur suffisante pour qu'il traverse la crise et qu'il contribue à la
relance économique; ce qui, rappelons-le, était l'objectif visé par le
budget". Soulignons que l'agriculture au Québec représente 7 milliards de
dollars de chiffre d'affaires à la ferme annuellement, quelque 125 000 emplois
directs et indirects et 625 millions de dollars d'investissements dans toutes
les régions du Québec. "Manifestement, ce gouvernement ne souhaite pas
rassurer les producteurs agricoles et forestiers quant à leur avenir et les
encourager à investir", a conclu le président de l'UPA.




Renseignements :

Renseignements: Patrice Juneau, Conseiller aux affaires publiques, Union
des producteurs agricoles, (450) 679-0540, poste 8591, Cellulaire: (514)
702-8591; Source: Eliane Hamel, Directrice des communications, Union des
producteurs agricoles, (450) 679-0540, poste 8235


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.