Réaction de la FAC à la décision du Bureau international du travail (BIT) - Le gouvernement du Québec doit négocier



    MONTREAL, le 29 mars /CNW Telbec/ - La Fédération autonome du collégial
(FAC) se réjouit de la condamnation univoque du décret gouvernemental par le
Bureau international du travail (BIT). A l'instar d'autres organisations
syndicales également visées par les dispositions de la loi 43, la FAC avait
demandé au BIT de se prononcer sur l'attitude du gouvernement du Québec, qui
avait, rappelons-le, imposé injustement la fin des négociations dans le
secteur public en décembre 2005.
    A compter du printemps 2002, la volonté de négocier de la FAC s'est
continuellement heurtée à la fin de non-recevoir du gouvernement. "Même
lorsque le gouvernement a daigné négocier, à la fin 2004, l'intransigeance
affichée par les représentants patronaux et leur refus systématique
d'envisager quelque aménagement autre que leurs demandes trahissait
manifestement l'absence de bonne foi patronale et le biais qu'accusait le
processus de négociation", relate Jean-Claude Drapeau, président de la FAC.
    Le BIT ne se limite pas qu'à constater l'absence de volonté de négocier
du gouvernement Charest. Il la condamne, tout comme il récuse les sanctions
excessives imposées par la loi 43. Le BIT exhorte en outre le gouvernement du
Québec à revoir son régime de négociation et à y inclure des processus de
conciliation. "Plus encore, le BIT enjoint au gouvernement Charest de faire
preuve de souplesse et de modifier les résultats de cette "non-négociation".
Avec les résultats du dernier scrutin, souhaitons que le gouvernement Charest
fasse preuve d'ouverture et corrige les iniquités qu'il a lui-même
engendrées", ajoute Jean-Claude Drapeau.
    La FAC, qui avait déjà entrepris des démarches visant à réduire les
disparités découlant de son refus d'entériner une "entente de principe" issue
d'une mesure législative inique, considère que cette décision du BIT ouvre de
nouvelles perspectives de négociation. "Déjà, depuis plusieurs mois, la FAC a
manifesté sa volonté de revoir certains aspects du contrat de travail qui lui
a été imposé et d'en arriver à une entente satisfaisante avec la partie
patronale", précise le président de la fédération. La FAC demande donc au
gouvernement, dans le respect du principe de la liberté syndicale, de prendre
acte du jugement du BIT, et de redonner aux enseignants et aux enseignantes
qu'elle représente leur droit à une véritable négociation.

    La Fédération autonome du collégial est une organisation syndicale qui
représente quelque 4 000 enseignantes et enseignants de cégep répartis sur
l'ensemble du territoire québécois. Elle s'emploie, jour après jour, à
défendre les meilleures conditions d'enseignement pour ses membres, tout en
développant une réflexion pédagogique novatrice centrée sur la réussite des
étudiantes et étudiants et sur l'accessibilité aux études collégiales pour
l'ensemble des Québécoises et des Québécois. (www.lafac.qc.ca)




Renseignements :

Renseignements: Jean-Claude Drapeau, président, (514) 943-0329; Source:
Marie-Andrée Bousquet, responsable à l'information, (514) 848-9977, poste 232

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