Réaction de la CSN au prix des médicaments - Les pharmaceutiques l'emportent



    MONTREAL, le 20 juin /CNW Telbec/ - "Les craintes que nous avions
exprimées, en février dernier, lors de l'entrée en vigueur de la nouvelle
politique du médicament par le gouvernement québécois, semblent se
concrétiser, déclare Denise Boucher, vice-présidente de la CSN. Le dégel des
prix des médicaments, bien supérieur à ce qui avait été annoncé, constitue
effectivement une victoire pour les compagnies pharmaceutiques, qui
parviennent à faire reconnaître l'augmentation du prix d'un bon nombre de
médicaments bien au-delà de l'inflation, atteignant pour certains médicaments
des hausses de 100 à 300 %. Avec de telles augmentations, nous pouvons être
sûrs que les primes des régimes collectifs d'assurance bondiront tout autant",
ajoute-t-elle.
    Pour la CSN, les règles d'encadrement prévues à la politique du
médicament ne remplissent pas les promesses annoncées de contrôle du coût des
médicaments. S'il n'y a aucun changement de cap, les médicaments deviendront
hors de prix. De plus, le ministre de la Santé et des Services sociaux s'est
refusé à introduire dans sa politique du médicament des mesures visant à
corriger des différences de traitement en vue d'alléger la pression à la
hausse sur les primes payées aux assureurs privés. Québec avait entre autres
obtenu dans sa politique une compensation directe de 34,3 millions de dollars
sur trois ans, financée par l'association des pharmaceutiques, en vue
d'éponger les hausses de primes du régime public d'assurance. "C'est donc dire
que les régimes collectifs, qui regroupent la majorité des personnes assurées
en matière de médicaments, supportent de façon très importante ce dégel. Ce
qui est complètement inacceptable", commente Denise Boucher.
    "Le ministre aurait dû exempter de toute charge fiscale la portion
"assurance médicaments" des régimes collectifs d'assurance, soutient la
vice-présidente de la CSN. Non seulement les participants des régimes
d'assurance collective doivent assumer le dégel des prix, mais ils continuent
de payer une taxe sur leurs primes de plus de 9 %, ce que les adhérents au
régime public ne paient pas. Qui plus est, la contribution des employeurs aux
régimes d'assurance est calculée comme un avantage imposable pour les
salarié-es, alors que les primes payées au régime public sont exemptes de
toute charge fiscale", explique-t-elle.
    De plus, dans le régime public d'assurance médicaments, aucune
contribution n'est exigée pour la couverture des enfants. Par contre, dans les
régimes privés, les personnes assurées doivent obligatoirement payer la pleine
prime pour la couverture de leurs enfants, et ce, quel que soit leur niveau de
revenu ou leur statut d'emploi.
    "Le ministre doit tenir compte des effets de sa politique sur toute une
catégorie de salarié-es qui ont des assurances collectives et qui voient leurs
primes augmenter et leurs couvertures diminuer d'année en année. Beaucoup de
travailleurs n'ont pas les moyens de subir ces hausses", conclut la
vice-présidente.

    La Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000
travailleuses et travailleurs de tous les types de milieux de travail, tant
dans le secteur privé que dans le secteur public.




Renseignements :

Renseignements: Jacqueline Rodrigue, Service des communications CSN,
Cellulaire: (514) 773-0060; Source: CSN


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