Rapport de la Confédération syndicale internationale - Le gouvernement du Québec blâmé une nouvelle fois pour ses atteintes à la liberté syndicale



    MONTREAL, le 20 sept. /CNW Telbec/ - Dans le premier Rapport annuel des
violations des droits syndicaux publié par la Confédération syndicale
internationale (CSI), le gouvernement du Québec est condamné pour ses lois
antisyndicales. L'édition du Rapport 2007, qui couvre 138 pays, cible des lois
au Québec qui nient la liberté syndicale de nombreuses travailleuses et de
nombreux travailleurs et qui restreignent la négociation collective.
    En 2003, le gouvernement Charest a introduit des amendements à la Loi sur
les services sociaux et sanitaires et à la Loi sur les centres de pédiatrie et
de soins médicaux pour la petite enfance, n'incluant pas dans la définition
d'employé salarié quiconque effectue un emploi "en dehors du lieu de travail".
    "L'ironie est que ces deux lois avaient été conçues pour promouvoir les
soins de santé non institutionnalisés à domicile ; or ce sont justement les
personnes qui dispensent ces soins qui se voient privées de leurs droits
fondamentaux par les amendements introduits", observe la CSI.
    Elle blâme également le gouvernement du Québec pour l'adoption de la
loi 43 en décembre 2005 et pour la violation du droit fondamental de
négociation collective de ses employé-es de la fonction publique en leur
imposant des conditions de travail.
    Le Comité de la liberté syndicale de l'Organisation internationale du
travail (OIT) souligne, entre autres, qu'une disposition législative
permettant à un employeur de modifier unilatéralement le contenu d'une
convention collective signée est contraire aux principes de la négociation
collective.
    "L'ajout de la voix de la CSI nous confirme une fois de plus le caractère
antisyndical du gouvernement Charest, souligne Claudette Charbonneau,
présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Les attaques
contre les représentants légitimes des travailleuses et des travailleurs aux
quatre coins du monde ont malheureusement trouvé un écho au Québec."
    Sur le plan international, le rapport détaille l'augmentation alarmante
du nombre de personnes assassinées en raison de leurs activités syndicales,
passant de 115 en 2005 à 144 en 2006.
    La Colombie demeure le pays le plus dangereux pour les syndicalistes. En
2006, 78 syndicalistes y ont été assassinés, soit huit de plus qu'en 2005, et
nombreux sont ceux qui ont été victimes de menaces, d'enlèvement ou de
disparition.
    La CSI est présente dans 153 pays et territoires, avec un total de    
168 millions de travailleurs affiliés. Le rapport peut être consulté sur le
site web de la CSI, www.ituc-csi.org/




Renseignements :

Renseignements: France Désaulniers, portable (514) 219-2947 ou  Lyle
Stewart, portable (514) 796-2066; Source: CSN


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.