Rapport de la Commission Johnson: L'Ordre des ingénieurs du Québec est satisfait des recommandations et exhorte le Gouvernement à y donner suite dans les meilleurs délais



    MONTREAL, le 18 oct. /CNW Telbec/ - L'Ordre des ingénieurs du Québec se
déclare globalement satisfait des recommandations de la Commission Johnson qui
vont, pour la plupart, dans le sens des neuf propositions du mémoire que
l'Ordre a présenté devant la Commission.
    M. Zaki Ghavitian, ing., président de l'Ordre, déclare : "Nous pensons
que les travaux de la Commission marquent un tournant dans la gestion des
infrastructures au Québec. Pour la première fois depuis des décennies, la
société prend vraiment conscience de la nécessité de s'occuper sérieusement de
ses infrastructures publiques. La balle est maintenant dans le camp du
gouvernement qui doit sans tarder y donner suite."
    M. Ghavitian ajoute : "Le rapport de la Commission contient l'essentiel
des éléments qui nous permettent d'espérer qu'un drame comme celui du Viaduc
de la Concorde ne se reproduise plus. C'est la moindre des choses que la
société doit aux victimes. Et je tiens à souligner l'excellence du gigantesque
travail accompli par la Commission."
    L'Ordre est heureux de constater que la Commission a retenu l'essentiel
de ses recommandations émises en qualité d'intervenant.
    La première d'entre elles concerne la surveillance des travaux de
construction sur les chantiers. Pour cela, il faut revoir le cadre légal de la
profession. "Les ingénieurs doivent avoir une autorité légale pour la
surveillance des chantiers. De plus, si la loi contient l'obligation de
surveillance, l'Ordre aura la légitimité nécessaire pour intervenir sur les
chantiers", précise M. Ghavitian.
    L'Ordre note avec satisfaction que la Commission retient dans ses
recommandations que des plans "tel que construit" devront être signés et
scellés au terme de la construction d'un ouvrage. C'est la première étape
d'une véritable gestion documentaire qui doit obligatoirement être mise en
place au profit des propriétaires d'infrastructures. L'Ordre espère que le
gouvernement légifèrera également dans ce sens.
    Quant à la gestion intégrée des infrastructures, la Commission répond au
souhait de l'Ordre en ce qui concerne les ouvrages d'art. Cependant, il est
essentiel que la loi cadre, annoncée par le gouvernement, comprenne les routes
et les infrastructures urbaines, notamment les réseaux souterrains. Les
municipalités sont parmi les principaux gestionnaires d'infrastructures. A ce
titre, leur rôle et leurs responsabilités doivent être prévus et encadrés par
la loi.
    En ce qui a trait aux budgets, la Commission donne suite à la
recommandation de l'Ordre selon laquelle les budgets d'entretien et de
réfection des infrastructures doivent être planifiés à long terme, par exemple
sur une période de 10 ans ou plus.
    Par ailleurs, en matière d'administration publique, la Commission répond
à une préoccupation exprimée de longue date par l'Ordre concernant les
politiques d'octroi de mandats de génie-conseil basées avant tout sur la
compétence. "Nous sommes très satisfaits de constater que selon la Commission
la sélection des professionnels doit être faite d'abord sur la base de la
compétence et du savoir-faire, et que ce principe s'appliquera également aux
entrepreneurs de construction. Dans l'esprit de l'Ordre, ce principe est
valable non seulement pour les ouvrages d'art, mais aussi pour l'ensemble des
infrastructures publiques", conclut M. Ghavitian.
    Il est très important pour l'Ordre, bien que la Commission ne traite pas
du sujet, d'assurer une fonction de surveillance et de contrôle de l'entretien
et de l'état général des infrastructures. Cette fonction doit être confiée à
un organisme indépendant et imputable.
    En conclusion, M. Ghavitian indique que : "L'Ordre prend bonne note des
constats, des conclusions et des éléments de preuve mis au jour par la
Commission. L'Ordre est responsable de l'encadrement disciplinaire de ses
membres. Cette responsabilité relève plus précisément des services d'enquête
et d'encadrement de l'Ordre, services qui font leur travail en toute
indépendance et selon les règles du Code des professions, de la Loi sur les
ingénieurs et du Code de déontologie de l'ingénieur." L'Ordre tient à assurer
que les 55 000 membres de l'Ordre constituent un corps professionnel de
personnes compétentes et hautement responsables.

    A propos de l'Ordre
    -------------------

    Fondé en 1920, l'Ordre des ingénieurs du Québec regroupe plus de 55 000
professionnels du génie de toutes disciplines. Le terme ingénieur désigne tout
membre de l'Ordre détenteur d'un permis d'exercice lui conférant le droit
d'effectuer des actes professionnels à titre exclusif. Le rôle de l'Ordre
consiste à encadrer la pratique du génie, afin de s'assurer de la qualité des
services rendus par ses membres et de veiller ainsi à la protection du public.




Renseignements :

Renseignements: Danielle Frank, ARP, Conseiller en communications, Ordre
des ingénieurs du Québec, (514) 845-6141, 1-800-461-6141, poste 3111;
www.oiq.qc.ca; Source: Daniel Boismenu, Directeur des Communications et des
Affaires publiques, Ordre des ingénieurs du Québec, (514) 845-6141,
1-800-461-6141, poste 3106


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