Rapport Castonguay: des solutions prometteuses qui n'ont rien de révolutionnaire - A l'exception de la hausse de la taxe de vente, le Conseil du patronat du Québec souhaite une application rapide des recommandations



    MONTREAL, le 19 fév. /CNW Telbec/ - Les recommandations faites
aujourd'hui par le Groupe de travail sur le financement du système de santé
n'ont absolument rien de révolutionnaire et ne feraient que transposer chez
nous des solutions prometteuses déjà appliquées avec succès ailleurs dans le
monde, estime le Conseil du patronat du Québec (CPQ), qui invite donc le
gouvernement à mettre le rapport en application dans les meilleurs délais.
    "Les solutions proposées peuvent sembler nouvelles dans le contexte du
Québec. Dans les faits, il ne s'agirait que d'un rattrapage salutaire par
rapport à ce qui se fait de mieux par les systèmes de santé publics et
universels comparables au nôtre. Le gouvernement, avec la collaboration des
partis d'opposition, doit donc procéder rapidement, mais avec soin, à la mise
en oeuvre du rapport", a réagi le président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon.

    Oui à l'apport du privé

    Le CPQ juge que la recommandation visant à mettre un terme au
cloisonnement public-privé en permettant la mixité de pratiques pour les
médecins était devenue incontournable. En vertu de cette recommandation, un
médecin participant au régime public pourrait ainsi pratiquer dans le privé
après avoir acquitté sa prestation publique obligatoire.
    Tout aussi prometteur pour l'avenir est la proposition de recourir à des
projets de démonstration visant à tester d'autres modes de gestion d'hôpitaux
afin d'identifier de nouvelles voies fructueuses. A cet égard, le président du
CPQ avoue ne pas comprendre la position de fermeture du représentant du Parti
québécois, dont le rapport dissident rejette cette proposition. "Pourquoi
déchirer sa chemise pour des projets pilote? Si la démonstration s'avère
négative, le gouvernement pourra toujours mettre de côté la nouvelle formule
explorée et si elle fonctionne elle pourra être étendue à l'ensemble du
Québec. Cette peur du changement doit cesser de paralyser l'évolution normale
de notre système", affirme M. Kelly-Gagnon.
    La recommandation de confier en concession, d'ici cinq ans, la gestion
des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) est également bien
accueillie par le CPQ : "Des CHSLD privés existent déjà au Québec et ils
offrent d'excellents services à leurs usagers", précise le président du CPQ.
    Dans le contexte où l'objectif principal de l'exercice est de permettre
au régime public de maîtriser la croissance de ses coûts tout en accroissant
l'offre de services, le CPQ aurait par ailleurs souhaité que le rapport
explore davantage le recours accru à l'impartition (services rendus par le
privé, payés par le public) pour rendre le système de santé plus productif.
    "Ces partenariats sont monnaie courante dans plusieurs systèmes de santé.
Que ce soit pour les services médicaux ou des services d'appoint comme la
gestion d'immeubles, les services alimentaires et la buanderie, la plus grande
flexibilité du privé dans l'organisation du travail permet aux acheteurs
publics de soins d'en avoir plus pour leur argent. De tels partenariats sont
déjà en place au Québec mais on est encore loin d'en tirer le plein
potentiel", soutient M. Kelly-Gagnon.

    Oui au nouveau mode d'allocation budgétaire

    Le CPQ trouve également très prometteuse la recommandation de remplacer
le mode actuel d'allocation des budgets sur des "bases historiques" par un
mode basé sur l'achat de services rendus, une façon de faire qui a pour
conséquence que le patient devient une source de revenu pour l'hôpital au lieu
d'être un coût à éviter. Pour le CPQ, un tel mode d'allocation des budgets
inciterait les hôpitaux à être plus efficaces dans la mesure où ces derniers
pourraient conserver la différence entre la somme versée par l'Etat et le coût
réel du traitement.
    "Ce mode d'allocation des budgets est déjà appliqué avec succès par
plusieurs pays européens. S'il est soigneusement mis en oeuvre, il pourrait
entraîner une hausse de la productivité et une baisse des coûts des
traitements. Le Québec n'a qu'à s'inspirer des meilleures pratiques
internationales", commente M. Kelly-Gagnon.

    Oui à la franchise

    Le CPQ accueille également favorablement la recommandation visant à
instaurer une franchise basée sur le revenu et la consommation de soins et
dont seraient exemptés les moins nantis.
    "Comme le propose le rapport Castonguay, la mesure contribuerait à rendre
les usagers du système de santé plus conscients du coût des soins qui leur
sont prodigués. Plusieurs systèmes de santé publics et universels similaires à
celui du Québec reconnaissent déjà ce besoin de conscientiser les
consommateurs de soins et prévoient donc une contribution minime des usagers.
Dans l'éventualité où une telle contribution s'avérerait contraire à
l'actuelle Loi canadienne sur la santé, nous invitons les deux paliers de
gouvernement à explorer des pistes de solution. Comme l'écrit le rapport,
cette loi gène l'évolution du système. Le statu quo n'est plus acceptable",
plaide le président du CPQ.

    Non à l'augmentation de la taxe de vente

    Le CPQ rejette par ailleurs la recommandation d'augmenter la taxe de
vente afin de permettre aux dépenses publiques en santé de continuer à
augmenter plus rapidement que la croissance de l'économie.
    "Le rapport laisse entendre que cette augmentation du fardeau fiscal ne
pourrait être que temporaire, le temps de permettre au système de santé de
maîtriser la croissance de ses dépenses. Permettez-nous d'en douter : en
continuant d'injecter de nouveaux fonds publics, la pression pour réformer le
système est d'autant moins forte! La solution est d'appliquer rapidement les
réformes pour que les coûts diminuent rapidement, sans taxe supposément
temporaire", conclut le président du CPQ.

    Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec ainsi que la
vaste majorité des associations patronales sectorielles, le Conseil du
patronat du Québec est la principale confédération patronale au Québec.




Renseignements :

Renseignements: Patrick Leblanc, Directeur des communications, (514)
288-5161, poste 226, Cellulaire: (514) 571-6400


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