Rapport Castonguay : la FCCQ souhaite que le gouvernement agisse dans le sens des recommandations



    MONTREAL, le 19 fév. /CNW Telbec/ - La Fédération des chambres de
commerce du Québec (FCCQ) salue les recommandations du rapport Castonguay et
encourage le gouvernement à les appliquer le plus rapidement possible. Pour la
FCCQ, la préservation d'un système de santé universel de qualité, passe par
une plus grande implication du secteur privé dans la livraison des soins de
santé afin d'en accroître l'efficacité, tout en respectant la capacité
collective de payer des Québécois.
    "Notre choix de se doter de services publics accessibles et de qualité
demande que nous travaillions de manière concertée afin d'assurer la pérennité
de ces derniers. Pour ce faire, nous devons redéfinir la place et le rôle des
secteurs public et privé, prendre conscience du prix réel des biens et
services publics et, par le fait même, mieux distinguer les notions souvent
confondues que sont l'universalité, l'accessibilité et la gratuité", de
déclarer la présidente-directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand.
    La FCCQ ajoute également sa voix à celle du comité Castonguay afin
d'encourager le gouvernement à laisser plus de latitude aux médecins afin
qu'ils puissent desservir le secteur privé une fois qu'ils ont atteint leur
plafond d'heures de pratique dans le système public. La FCCQ invite donc le
gouvernement à reconsidérer le principe de l'étanchéité de la pratique
médicale. Une plus grande souplesse pourrait, selon la FCCQ, favoriser une
organisation plus rationnelle de l'activité des professionnels de la santé.
Elle contribuerait également à rentabiliser le coût de leur formation et se
traduirait par une optimisation des ressources humaines disponibles.
    De plus, à l'instar de la proposition du comité Castonguay, l'ouverture
au financement privé devrait se faire par le biais de l'assurance privé. Selon
la FCCQ, un élargissement de la possibilité de contracter une assurance privée
permettra de donner plus de choix aux citoyens qui, tout en restant couverts
par le système public, pourraient choisir de payer plus pour se faire traiter
dans un système privé parallèle, sans que les fonds publics ne soient engagés
pour couvrir ces soins. Le recours au financement privé pourrait alors être
avantageux pour le gouvernement, puisque les citoyens qui s'en prévaudront
continueront de contribuer au financement du système public.
    Quant à la proposition du comité Castonguay de créer un fonds dédié à la
santé, financé par la hausse de la TVQ et par l'introduction d'une franchise
modulée en fonction du revenu des citoyens et de leur utilisation des soins de
santé, la FCCQ croit qu'il s'agit d'une avenue intéressante pour accroître le
financement et limiter les coûts des services publics de santé. En proposant
une approche de franchise, basée sur le principe de l'utilisateur-payeur, le
groupe de travail tente d'apporter une solution à la surconsommation des
services de santé afin de limiter la croissance des coûts. En ce sens, la FCCQ
est d'avis que le gouvernement devrait informer les citoyens du coût qu'ils
engendrent à la collectivité lorsqu'ils consomment les services publics de
santé. Un reçu lors de l'utilisation des soins de santé ou un formulaire
énumérant les soins consommés au cours d'une année serait, selon la FCCQ, un
pas dans la bonne direction. Le véritable bénéfice de l'introduction d'une
franchise se trouve dans l'épargne dégagée de la réduction de la
surconsommation des services publics de santé, qui sont, dans les faits, loin
d'être gratuits.
    Rappelons que la FCCQ avait souligné auprès du comité Castonguay que les
délais subits par les citoyens dans le domaine de la santé impliquent par
ailleurs des coûts pour les entreprises du Québec et pour l'économie. En
effet, une étude commanditée par la FCCQ évalue à 90 M$ le coût, à l'échelle
du Québec, pour les employeurs, d'une journée d'absence passée dans le système
de santé en termes de production perdue. Un coût actuellement supporté par les
entreprises québécoises et pour lequel personne ne tire de bénéfices.

    A propos de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)

    Grâce à son vaste réseau de 162 chambres de commerce, la Fédération des
chambres de commerce du Québec (FCCQ) représente 57 000 membres exerçant leurs
activités dans tous les secteurs de l'économie et sur l'ensemble du territoire
québécois. Plus important réseau de gens d'affaires et d'entreprises au
Québec, la FCCQ est l'ardent défenseur des intérêts de ses membres en matière
de politiques publiques et en ce sens, sert de modèle pour un environnement
d'affaires innovateur et concurrentiel.




Renseignements :

Renseignements: Stéphanie Lincourt, Directrice des communications,
Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), (514) 844-9571, poste
3240, Cell.: (514) 467-7220, stephanie.lincourt@fccq.ca


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