/R E P R I S E/ - Un regroupement international de chercheurs, incluant l'Institut de Cardiologie de Montréal, identifie de nouveaux facteurs de risque génétiques liés au lupus chez les femmes



    
       Une découverte qui met en relief de nouveaux facteurs de risque
         génétiques pour les millions de personnes atteintes de lupus
    

    MONTREAL, le 20 janv. /CNW Telbec/ - Un consortium international de
chercheurs cliniques et d'experts en génomique, duquel l'Institut de
Cardiologie de Montréal fait partie, a mené une étude génomique à grande
échelle qui a permis d'identifier plusieurs facteurs de risque génétiques du
lupus érythémateux systémique (LES), communément appelé lupus. Il s'agit de la
première étude exhaustive sur les causes génétiques du lupus. Les résultats de
l'étude peuvent être consultés dans l'édition en ligne du 20 janvier de Nature
Genetics. Le Dr John D. Rioux, Ph.D., professeur agrégé de médecine à
l'Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) et à l'Université de Montréal, est
l'un des auteurs de l'étude.
    Le lupus systémique peut toucher les articulations, les reins, le coeur,
les poumons, le cerveau et le sang. La maladie affecte 31 personnes sur
100 000 et les femmes sont atteintes dans une proportion neuf fois plus
importante que les hommes. Les chercheurs croient que le lupus est causé par
des variations génétiques qui interagissent l'une sur l'autre ainsi qu'avec
l'environnement.
    Les chercheurs ont étudié l'ADN de 720 femmes d'origine européenne ayant
le lupus et 2 337 femmes non atteintes. Ils ont analysé quelques 317 000
polymorphismes nucléotidiques simples (SNP), c'est-à-dire des différences
mineures dans la séquence d'ADN qui représentent les variations génétiques les
plus courantes entre les individus, et ont tenté d'identifier les variations
qui sont le plus souvent héritées par les personnes souffrant de lupus,
comparativement à des échantillons recueillis auprès de personnes non
atteintes. L'objectif est d'identifier le SNP associé au lupus. Les chercheurs
ont confirmé ces résultats dans une autre étude indépendante sur un groupe de
1 846 femmes atteintes de lupus et 1 825 saines.
    Les chercheurs ont trouvé des preuves d'un lien avec trois gènes : ITGAM,
KIAA1542 et PXK, et à une région du génome qui ne contient pas de gènes
connus. L'ITGAM est important pour l'adhérence des cellules immunes et pour
l'élimination de pathogènes. Le KIAA1542 sert à traduire le code ADN en
protéines. Le PXK code pour une molécule qui transmet des signaux cellulaires
et qui contrôle certains processus complexes des cellules. Les chercheurs ont
également identifié un lien avec des gènes préalablement associés au lupus et
à d'autres maladies auto-immunes.
    "Ces résultats nous permettent de circonscrire les distinctions
génétiques entre l'arthrite rhumatoide, le lupus et les autres maladies
auto-immunes, qui pourraient nous permettre d'en arriver à des diagnostics
plus précis, plus rapidement," a déclaré le Dr John Harley, M.D., Ph.D.,
auteur principal et directeur de l'International Consortium for Systemic Lupus
Erythematosus Genetics (SLEGEN), au Oklahoma Medical Research Foundation. "Ils
permettent d'identifier les processus biologiques pour mieux comprendre cette
maladie et suggérer des facteurs déclencheurs génétiques et non génétiques
additionnels."
    "Ces résultats nous permettront également de concentrer notre recherche
sur des processus biologiques spécifiques et des gènes identifiés dans cette
étude et de disséquer les mécanismes moléculaires précis par lesquels ces
gènes contribuent à augmenter le risque de lupus," a soutenu le Dr John D.
Rioux.
    En fait, ces découvertes arrivent seulement quelques semaines après
l'identification de l'un des premiers facteurs de risque génétiques du lupus
systémique, tel qu'en témoigne un article publié dans l'édition de janvier
2008 de Nature Genetics. "Dans une étude préalable, nous avons identifié le
gène TNFSF4, un gène important pour la communication de différentes cellules
du système immunitaire entre elles, qui est également un facteur de
susceptibilité au lupus," a poursuivi le Dr Rioux. "Les percées technologiques
qui ont rendu ces études possibles ont complètement révolutionné notre
capacité d'identifier les facteurs de risque génétiques pour des maladies
communes et ces découvertes représentent une avancée majeure dans nos efforts
pour utiliser l'information génétique afin d'améliorer le processus
diagnostique et le traitement de nos patients," a conclu le Dr Jean-Claude
Tardif, directeur du Centre de recherche de l'Institut de Cardiologie de
Montréal et professeur de médecine à l'Institut de Cardiologie de Montréal et
à l'Université de Montréal. Le Dr Tardif a également ajouté que "cette
contribution exceptionnelle à l'avancement des connaissances médicales
confirme la valeur de la stratégie mise de l'avant par l'ICM dans le domaine
génétique et génomique qui est fondée sur des cibles médicales importantes,
des chercheurs de très haut calibre et des partenariats internationaux
porteurs dans une perspective de retombées optimales sur notre système de
santé et sur le développement du Québec et du Canada".
    Cette recherche a bénéficié de l'appui de l'Alliance for Lupus Research
and the National Institutes of Health aux Etats-Unis.

    A propos du Dr John D. Rioux

    Le Dr John D. Rioux, Ph.D. est professeur agrégé de médecine à
l'Université de Montréal et à l'ICM où il oeuvre à titre de chercheur et de
directeur du Laboratoire de génétique et médecine génomique en inflammation
(www.inflammgen.org). Il est également chercheur associé du Broad Institute du
MIT et de Harvard et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en
génétique et en médecine génomique de l'inflammation.

    A propos de l'Institut de Cardiologie de Montréal

    Fondé en 1954, l'Institut de Cardiologie de Montréal vise constamment les
plus hauts standards d'excellence dans le domaine cardiovasculaire par son
leadership en prévention, en soins ultraspécialisés, en formation des
professionnels, en recherche clinique et fondamentale et en évaluation des
nouvelles technologies. Il est affilié à l'Université de Montréal et ses
résultats sont parmi les meilleurs au monde.
    Le Centre de recherche de l'ICM a débuté ses travaux en 1976 et a fait de
grands pas depuis sa création. Aujourd'hui, il compte 500 employés, étudiants
et chercheurs. La caractéristique la plus représentative de l'ICM est
l'équilibre qu'elle réussit à maintenir entre la recherche fondamentale, la
recherche clinique et les soins cliniques. Ses recherches portent
principalement sur les maladies cardiovasculaires, la fonction du myocarde et
l'électrophysiologie. Ses chercheurs contribuent également à l'avancement des
connaissances et aux applications médicales de la génomique (notamment la
génétique et la pharmacogénomique), des biomarqueurs et de la cardiologie
préventive.
    Pour en savoir plus sur l'Institut, visitez notre site Web à
www.icm-mhi.org.

    A propos de l'Université de Montréal

    Montréalaise par ses racines, internationale par vocation, l'Université
de Montréal compte parmi les plus grandes universités dans le monde et
notamment au sein de la francophonie. Elle a été fondée en 1878, et compte
aujourd'hui 13 facultés. Elle forme avec ses deux écoles affiliées, HEC
Montréal et l'Ecole Polytechnique, le premier pôle d'enseignement supérieur et
de recherche du Québec, le deuxième au Canada et l'un des plus importants en
Amérique du Nord. L'Université de Montréal réunit 2 500 professeurs et
chercheurs, accueille plus de 55 000 étudiants, offre au-delà de
650 programmes à tous les cycles d'études et décerne quelque 3 000 diplômes de
maîtrise et de doctorat chaque année.


    Genome-wide association scan in women with systemic lupus erythematosus i
    dentifies susceptibility variants in ITGAM, PXK, KIAA1542 and other loci
    The International Consortium for Systemic Lupus Erythematosus Genetics
    (SLEGEN)

    Les auteurs de cette étude sont : John B Harley, Marta E
Alarcon-Riquelme, Lindsey A Criswell, Chaim O Jacob, Robert P Kimberly, Kathy
L Moser,, Betty P Tsao, Timothy J Vyse & Carl D Langefeld, and Swapan K Nath,
Joel M Guthridge, Beth L Cobb, Daniel B Mirel, Miranda C Marion, Adrienne H
Williams, Jasmin Divers, Wei Wang, Summer G Frank, Bahram Namjou, Stacey B
Gabriel, Annette T Lee, Peter K Gregersen, Timothy W Behrens, Kimberly E
Taylor, Michelle Fernando, Raphael Zidovetzki, Patrick M Gaffney,, Jeffrey C
Edberg, John D Rioux, Joshua O Ojwang, Judith A James, Joan T Merrill, Gary S
Gilkeson, Michael F Seldin, Hong Yin, Emily C Baechler, Quan-Zhen Li, Edward K
Wakeland, Gail R Bruner, Kenneth M Kaufman, & Jennifer A Kelly.
    Nature Genetics, version en ligne, Janvier 2008

    Polymorphism at the TNF superfamily gene TNFSF4 confers susceptibility to
    systemic lupus erythematosus

    Deborah S Cunninghame Graham, Robert R Graham, Harinder Manku, Andrew K
Wong, John C. Whittaker, Patrick M Gaffney, Kathy L Moser, John D Rioux, David
Altshuler,Timothy W Behrens & Timothy J Vyse
    Nature Genetics, Janvier 2008




Renseignements :

Renseignements: Doris Prince, Chef des communications et des relations
publiques, Institut de Cardiologie de Montréal, (514) 376-3330, poste 3074,
doris.prince@icm-mhi.org; Valérie Gonzalo, (514) 923-1549,
gonzalo@videotron.ca; Note aux chefs de pupitre et aux
journalistes/chroniqueurs santé; Le Dr John D. Rioux et une patiente seront
disponibles pour des entrevues

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