/R E P R I S E/ - La dérive signée Transcontinental - Les journalistes syndiqués sont de nouveau la cible de l'employeur



    MONTREAL, le 25 févr. /CNW Telbec/ - Après avoir embauché la semaine
dernière un cadre au salaire supérieur à celui de ses travailleurs de
l'information syndiqués, la direction du Courrier Laval a montré la porte à
deux des meilleurs journalistes d'hebdomadaires du Québec, Nathalie Villeneuve
et Stéphane Saint-Amour.
    Pourtant le directeur régional des éditions de la région
Laval-Laurentides-Des Moulins, Réjean Monette, avait donné l'assurance
qu'aucun poste ne serait coupé dans ses bureaux, deux jours avant le fatidique
vendredi 20 février. "Les coupures vont se faire dans les magazines et les
usines", avait-il déclaré le mercredi 18 février, en présentant le plan de
contingence de Médias Transcontinental devant l'ensemble des employés du
vénérable hebdomadaire lavallois.

    De six à deux journalistes

    Depuis octobre, la salle de rédaction d'un des plus gros hebdomadaires de
la province sera passée de six à deux journalistes. Désormais, seulement deux
journalistes seront affectés à la couverture de la troisième plus grande ville
du Québec par son unique média régional. La population lavalloise n'aura
jamais été aussi mal desservie dans un véritable détournement de la mission
première d'un journal local : informer la communauté de façon juste,
indépendante et diversifiée.

    Deux piliers de l'information régionale

    Rappelons que l'an dernier, la spécialiste en environnement Nathalie
Villeneuve avait ajouté à sa collection trois nouveaux prix au gala des Grands
prix des hebdos, dont le prestigieux prix Yves-Gagnon, pour son reportage
"D'un boisé à l'autre".
    De son côté Stéphane Saint-Amour, avait remporté le premier prix en
Affaires municipales avec "La Ville a payé 633 660$ de plus que prévu", une
histoire qui avait fait beaucoup de bruit en février 2007, plongeant dans
l'eau chaude l'administration municipale qui règne sur Laval depuis près de 30
ans.

    Implication syndicale

    Cependant, ces deux journalistes auront surtout eu le malheur de
s'illustrer par leur implication syndicale. Depuis le 26 octobre dernier, Mme
Villeneuve est la secrétaire du Syndicat de l'information de
Transcontinental-CSN (SIT-CSN), alors que M. Saint-Amour fait partie du comité
de négociation du syndicat
    Soulignons qu'il s'agit là des seules mises à pied annoncées jusqu'ici
par Transcontinental dans ses salles de rédaction à travers toute la province,
si l'on fait exception de la fermeture de la version papier du journal
anglophone The Monitor il y a quelques semaines, un autre journal qui est
représenté par le syndicat. Des recours juridiques seront entrepris pour
dénoncer les gestes de Transcontinental.

    Nouvelles représailles

    L'annonce de ces mises à pied suivait la rencontre mensuelle du conseil
de gestion du Groupe des journaux de Transcontinental Québec-Ontario. Cette
rencontre était la première depuis le dépôt des demandes syndicales le
vendredi 13 février, en prévision d'une prochaine convention collective.
    "La direction du Groupe des journaux de Transcontinental Québec-Ontario
poursuit sa campagne sauvage d'intimidation contre les membres du syndicat, en
visant cette fois les membres les plus impliqués. Nous allons continuer de
négocier de bonne foi, en nous tenant debout devant les attaques de
l'employeur", a affirmé Benoit LeBlanc, président du Syndicat de l'information
de Transcontinental-CSN (SIT-CSN).
    "Nous payons pour l'anti-syndicalisme primaire de notre employeur et pour
l'incapacité d'une direction à prendre adéquatement le crucial virage Internet
que tout média se devait de prendre il y a déjà plusieurs années. Les revenus
ne sont pas au rendez-vous car Transcontinental accuse trop de retard dans le
domaine. Il faudra se retrousser les manches pour rétablir la situation."

    Sur le dos des salariés

    Depuis avril 2008, les salles de rédaction du SIT-CSN auront été
dégarnies de 63 à 43 membres. De plus, l'employeur ne remplace plus aucune
vacance et aucun congé (maladie ou autre), en plus de réduire la semaine de
certains salariés de cinq à quatre jours ou moins. D'importantes économies
avaient donc déjà été faites sur le dos des travailleurs syndiqués. Ce qui a
mené notamment à un record de quatre cas d'épuisement professionnel en
quelques mois. Durant ce temps, nous apprenons que Luc Desjardins, ancien
président et chef de la direction de Transcontinental (TSX:TCL.A), a touché
une indemnité de départ totalisant pas moins de 3,8 millions $, l'année
dernière et que la direction du Groupe des journaux de Transcontinental
Québec-Ontario a embauché en octobre dernier neuf postes de cadres grassement
payés.
    "Il est possible de suivre les démarches et procédures entreprises par le
Syndicat de l'information de Transcontinental-CSN sur leur site Internet:
www.monhebdo.ca".




Renseignements :

Renseignements: Geneviève April, (514) 464-0968; Source: Syndicat de
l'information de Transcontinental-CSN

Profil de l'entreprise

SYNDICAT DE L'INFORMATION DE TRANSCONTINENTAL-CSN

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