/R E P R I S E/ - Dévoilement d'une étude sur les crises forestières au Québec - Cap sur la protection, véritable solution



    MONTREAL, le 12 avril /CNW Telbec/ - Greenpeace rend public aujourd'hui
un rapport indépendant qui explore les facteurs invoqués lors des crises
passées et actuelles dans l'industrie forestière au Québec. Rédigé par le
chercheur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Hugo Asselin, le
rapport fait la lumière sur les causes réelles de la crise qui sévit en ce
moment dans le secteur forestier québécois et qui a eu pour conséquence la
perte de nombreux emplois.
    Les premières conclusions de ce rapport sont fermes : les "contraintes
environnementales" ne sont pas la cause des crises forestières. Pour sortir de
la présente crise, l'environnement doit être pris en compte.
    Malgré l'augmentation récente des aires protégées, le Québec est toujours
en queue de peloton sur la scène internationale en matière de protection du
territoire, selon l'auteur. "La crise forestière ne s'explique pas par
l'augmentation de la demande pour des produits certifiés puisqu'il a été
démontré que la certification FSC est rentable", affirme Hugo Asselin, auteur
de cette étude et chercheur en écologie forestière et en foresterie autochtone
à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. "De plus, la baisse récente
de la possibilité forestière n'est qu'un retour à la normale après 15 ans de
surexploitation des forêts québécoises".
    Selon l'auteur, les crises forestières d'hier et d'aujourd'hui sont
principalement attribuables aux facteurs suivants :

    - Les hausses du coût du pétrole
    - La vigueur du dollar canadien
    - Les baisses des prix du bois d'oeuvre et du papier journal

    Par ailleurs, si le coût de la fibre est élevé, c'est en grande partie en
raison de l'explosion des coûts de transport et de manutention attribuables à
des pratiques d'aménagement forestier inappropriées. Sur une période de 30
ans, ces pratiques ont multiplié par deux la distance à parcourir entre la
forêt et l'usine et ont réduit de moitié le volume moyen des arbres récoltés.
    On apprend notamment, à la lecture de ce rapport, que chaque crise est
pire que la précédente puisque les problèmes structurels de l'industrie
forestière sont ignorés.
    "L'industrie forestière québécoise n'a pas profité des années de vaches
grasses pour investir dans la modernisation des équipements, le développement
de nouveaux produits et l'exploration de nouveaux marchés", déplore Hugo
Asselin. "Si bien que l'industrie forestière n'a pu profiter de l'augmentation
de la consommation de produits forestiers dans des pays comme la Chine ou la
Russie, qui devraient être vus non pas comme des compétiteurs émergents, mais
comme de nouveaux marchés".
    Greenpeace, qui a commandé ce rapport, estime qu'en ignorant de prendre
les dispositions nécessaires pour maintenir leur compétitivité, les
industriels de la forêt ont pris en otage les travailleurs des régions du
Québec. "La situation dans laquelle sont plongés les travailleurs de centaines
de municipalités monoindustrielles est inacceptable", estime Mélissa Filion,
responsable de la campagne forêt boréale chez Greenpeace. "Des solutions
existent et doivent être mises en oeuvre rapidement. Il en va de l'avenir des
régions du Québec. Mais pour ménager des emplois à long terme, les industriels
devront prendre le virage vert, la seule façon d'assurer la pérennité de
l'écosystème et donc des ressources".
    Parmi les solutions qui sont proposées dans le rapport, notons entre
autres :
    
    - d'investir dans la R&D, tant pour l'élaboration de nouvelles méthodes
      d'aménagement que pour le développement de nouveaux produits;
    - d'investir pour le développement de produits des 2e et 3e
      transformations et de produits à haute valeur ajoutée;
    - de parachever le réseau d'aires protégées afin de protéger au moins
      12 % de la superficie de chaque province naturelle du Québec;
    - de favoriser une meilleure concertation de tous les utilisateurs du
      territoire afin d'en arriver à une réelle gestion intégrée des
      ressources.

    Hugo Asselin est détenteur d'un baccalauréat en biologie à l'Université de
Sherbrooke, d'une maîtrise en écologie forestière à l'Université de Montréal
et d'un doctorat en paléoécologie de l'Université Laval. Il est chercheur en
écologie forestière et en foresterie autochtone à l'Université du Québec en
Abitibi-Témiscamingue.

    (1) Emplois en dents de scie. Exploration des facteurs invoqués pour
        expliquer les crises dans l'industrie forestière québécoise.
        (www.greenpeace.org/canada/fr)
    




Renseignements :

Renseignements: Jocelyn Desjardins, Communications, relations publiques,
Greenpeace, (514) 212-5749; Mélissa Filion, Responsable de la campagne forêt
boréale, Greenpeace, (514) 581-8216; Hugo Asselin, UQAT, hugo.asselin@uqat.ca


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