/R E P R I S E -- XIe Rencontre du Comité syndical francophone de l'éducation et de la formation - Une Déclaration commune réclame des mesures en faveur du français et de l'éducation au développement durable/



    QUEBEC, le 13 juin /CNW Telbec/ - La XIe Rencontre du Comité syndical
francophone de l'éducation et de la formation (CSFEF), qui se déroulait depuis
mercredi à Québec, vient de prendre fin avec l'adoption d'une Déclaration
commune des participants provenant de plus de 30 pays qui réclament des pays
membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) des mesures
pour renforcer la place du français dans le monde et étendre l'éducation au
développement durable.
    Créé à Québec en 1987, le CSFEF est un réseau de syndicats du milieu de
l'éducation rejoignant une soixantaine d'organisations syndicales de plus de
30 pays, dont la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
    La XIe Rencontre du CSFEF se situait dans le cadre des activités
préalables au Sommet de la Francophonie qui se déroulera en octobre prochain à
Québec. Les chefs d'Etat et de gouvernement devraient alors discuter des
enjeux de gouvernance et de droits de l'homme, d'environnement et de
développement durable, ainsi que de l'usage de notre langue commune, le
français. C'est donc dans cet esprit que les congressistes du CSFEF, qui
jugent que "la Francophonie est à un tournant de son histoire", ont adopté une
Déclaration commune visant à interpeller les leaders des pays de la
Francophonie pour les pousser à agir.

    L'usage du français régresse

    Dans un premier temps, le CSFEF se dit profondément inquiet de constater
que la place de la langue française dans le monde recule.
    "La langue française est maintenant la 12e langue en importance au monde
et son usage régresse constamment dans les rencontres et les organisations
internationales comme l'ONU. Toutes les parties constituantes de la
Francophonie se doivent d'agir en convergence pour renforcer la place du
français dans le monde et l'épanouissement de la culture francophone", peut-on
lire dans la Déclaration.

    
    Des demandes en faveur de la langue française

    Plus spécifiquement, le CSFEF a formulé les quatre demandes suivantes :

    - Que les Etats et gouvernements membres de la Francophonie dotent
      l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) des moyens
      financiers nécessaires à la réalisation des mandats définis par le
      Sommet ;
    - Que l'OIF soit mandatée pour développer un programme d'action afin de
      renforcer la présence du français dans le monde, mettant à contribution
      toutes les forces constituantes de la Francophonie ;
    - Que l'OIF soutienne les organisations syndicales et les autres
      organisations internationales non gouvernementales (OING) et
      organisations de la société civile (OSC) dans le développement de
      l'utilisation, en français, des technologies de l'information et de la
      communication (TIC) ;
    - Que l'OIF soutienne les initiatives visant à consolider les systèmes
      éducatifs francophones, dans la perspective du renforcement de l'usage
      du français.

    Des engagements à tenir pour faire progresser l'éducation

    D'autre part, le CSFEF déplore que deux ans après la tenue du Sommet de
Bucarest, plusieurs des engagements qui y ont été pris soient demeurés lettre
morte. C'est ainsi que l'on constate à regret que le droit à l'éducation et à
une formation de qualité tarde toujours à être reconnu comme un droit
imprescriptible de tout être humain. L'amélioration de l'éducation est pour le
CSFEF le meilleur moyen d'améliorer le français et nous faire avancer vers le
développement durable. En conséquence, le CSFEF demande :

    - Que l'OIF renforce son action sur les systèmes éducatifs francophones
      et élabore une stratégie en conjonction avec les organisations
      significatives du secteur ;
    - Que l'OIF soutienne l'action des organismes voués au développement et à
      la promotion de l'éducation publique ;
    - Que l'OIF soutienne les actions visant au développement du partenariat
      entre tous les acteurs de la communauté éducative ;
    - Que l'OIF oeuvre et engage les gouvernements des pays de la
      Francophonie à oeuvrer pour le développement et la coordination de la
      recherche francophone en éducation vers une approche interdisciplinaire
      et non limitée à l'économie de l'éducation ;
    - Que l'OIF soutienne les initiatives des syndicats et de la société
      civile dans leurs actions pour la réalisation de l'Education pour tous,
      le développement de l'accès à l'enseignement secondaire et l'insertion
      professionnelle des jeunes ;
    - Que l'OIF soutienne les OING et les OSC dans leurs initiatives pour le
      développement d'actions d'économie solidaire visant l'amélioration des
      conditions de vie du personnel de l'éducation.

    La nécessité d'agir pour l'éducation au développement durable

    Par ailleurs, l'environnement et le développement durable sont les autres
sujets qui ont fait l'objet de discussions et de réflexions dans le cadre de
la Rencontre du CSFEF à Québec. En effet, l'environnement et le développement
durable se trouvant au coeur des préoccupations contemporaines des
peuples, le Comité croit que l'éducation publique doit contribuer
significativement à la prise en compte de ces sujets.
    "Le CSFEF croit qu'il faut aller au-delà des déclarations d'intention et
demande que soit assurée une reconnaissance institutionnelle de l'éducation au
développement durable. Nous souhaitons que cet effort d'intégration s'inscrive
dans le cadre de projets nationaux impérieux, comme le reboisement et la lutte
contre la désertification ou l'amélioration des conditions sanitaires et
d'accès à l'eau", stipule la Déclaration.

    Une école plus engagée

    De plus, le CSFEF se prononce en faveur d'une école plus engagée qui
favorise le développement de la conscience citoyenne et l'engagement chez les
jeunes. Plus spécifiquement, le CSFEF demande :

    - Le développement par la Francophonie d'un programme d'appui à
      l'intégration de l'éducation au développement durable dans la
      perspective d'une éducation citoyenne ;
    - L'appui de la Francophonie aux initiatives des acteurs locaux,
      nationaux et internationaux, et notamment le respect du Protocole de
      Kyoto ;
    - L'appui à la formation des enseignantes et des enseignants ainsi qu'au
      développement des ressources pédagogiques et didactiques requises ;
    - L'appui aux initiatives des organisations syndicales et des autres
      organisations de la société civile pour qu'elles participent aux
      efforts d'intégration de l'éducation au développement durable ;
    - L'appui aux initiatives pour un meilleur bien-être des jeunes qui
      fréquentent le système scolaire (en matière de santé, nutrition, etc.).
    

    Cette Déclaration commune des délégués du CSFEF sera transmise aux chefs
d'Etat et de gouvernement de la Francophonie en prévision du Sommet de la
Francophonie qui se déroulera en octobre prochain à Québec.
    Vous pouvez trouver la version complète de la Déclaration sur les sites
Web www.csq.qc.net et www.csfef.org




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net


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