/R E P R I S E -- Réactions SISP aux retombées du rapport Castonguay - Couillard se trompe de cibles/



    MONTREAL, le 11 mars /CNW Telbec/ - Les porte-parole du Secrétariat
intersyndical des services publics (SISP) considèrent que le ministre de la
Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, se trompe de cibles en
mettant en place de nouveaux chantiers de travail en suivi au rapport
Castonguay.

    L'accès aux médecins de famille : finissons d'abord le chantier commencé

    Réjean Parent, président de la CSQ, Lina Bonamie, présidente de la FIQ,
Dominique Verreault, présidente de l'APTS, Michel Sawyer, président général du
SFPQ et Gilles Dussault, président du SPGQ, considèrent qu'avant de mettre sur
pied d'autres projets pour tester de nouvelles formules d'accès à un médecin
de famille, le ministre devrait plutôt consolider le développement des Groupes
de médecine familiale (GMF). "Les GMF prennent tout juste leur envol, il
serait plus efficient de mieux les outiller et d'accélérer leur
développement", de souligner les dirigeants du SISP.

    Décentraliser vers plus de privé ?

    En ce qui a trait au nouveau chantier concernant la décentralisation et
l'allocation des ressources, le SISP trouve que le réseau vit déjà
suffisamment de réformes sans lancer des projets-pilotes qui introduiront de
nouveaux changements. "N'en jetez plus, la cour est pleine !"
    De plus, les nouvelles formules d'allocation de ressources par achat de
services, proposées par Claude Castonguay, visent à mettre en concurrence les
établissements publics et privés. Or, le Saguenay-Lac-St-Jean et l'Estrie,
particulièrement, sont des régions où la concurrence est peu présente. "Les
résultats qui sortiront d'une plus grande autonomie accordée à ces régions ne
seront pas représentatifs de l'impact de cette nouvelle formule d'allocation
des ressources dans une grande région urbaine comme Montréal et sa
périphérie", ajoutent les dirigeants syndicaux.

    Castonguay en a déjà assez fait

    Les dirigeants du SISP dénoncent vivement le chantier visant à créer
rapidement l'Institut national d'excellence en santé (INES). "Le réseau n'a
nul besoin d'un nouvel organisme, indépendant du gouvernement de surcroît,
pour prendre le pouls de l'excellence en santé. Le gouvernement vient tout
juste d'instaurer le nouveau poste de commissaire à la santé et au bien-être,
celui-ci vient à peine de sélectionner les membres de son forum de
consultation. Alors laissons-le vivre."
    En plus, le ministre Couillard confie de nouveau la présidence du comité
d'implantation de cet institut à Claude Castonguay. On connaît bien les visées
de ce dernier à l'égard de la création de cet institut dont il veut faire le
principal organisme conseil sur la révision du panier de services. Cela est
inadmissible. On connaît aussi trop bien ses partis pris concernant l'apport
accru du privé et la contribution des usagers. M. Castonguay en a assez
fait !", affirment les responsables du SISP.

    Une seule bonne cible

    Par ailleurs, le SISP considère comme étant la seule bonne cible, la mise
en place du chantier visant à développer des outils d'évaluation de la
performance du système et des établissements. Il est souhaitable de connaître
et de déployer des façons de faire plus efficaces et de développer des outils
supplémentaires pour une meilleure satisfaction des patients par rapport aux
services obtenus.

    Les vraies cibles oubliées

    Pour le SISP, les vrais chantiers à ouvrir devraient concerner les
services à domicile et les solutions publiques à la résolution des problèmes
de liste d'attente, c'est-à-dire la coordination centralisée des listes, la
concentration des chirurgies dans un même lieu et la création de centres
ambulatoires publics de chirurgie. Les organisations syndicales sont disposées
à contribuer à ces chantiers.

    Profil du SISP

    Le SISP regroupe 300 000 membres, issus de cinq organisations syndicales
(CSQ, FIQ, SFPQ, APTS et SPGQ), dont près de 245 000 proviennent des secteurs
public, parapublic et péripublic. La CSQ représente près de 155 000 membres,
dont près de 100 000 oeuvrent au sein des secteurs de l'éducation et de la
santé. La FIQ regroupe 57 000 membres du secteur de la santé. Le SFPQ
représente 43 000 membres, dont 40 000 sont issus de la fonction publique
québécoise. Quant à l'APTS, elle représente 26 000 travailleuses et
travailleurs occupant des postes professionnels ou techniques au sein du
réseau public de la santé et des services sociaux. Pour sa part, le SPGQ
regroupe plus de 19 000 personnes de la fonction publique, des sociétés
d'Etat, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, CSQ, cell.: (514) 237-4432; Sandra Gagné,
FIQ, cell.: (514) 796-5093; Stéphane Caron, SFPQ, cell.: (418) 564-4150;
Chantal Mantha, APTS, cell.: (514) 236-9287; Sylvie Goupil, cell.: (514)
213-4192


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