/R E P R I S E -- Présentation du mémoire de la CSQ sur le projet de loi 51 - "Une étape majeure vers la reconquête de droits fondamentaux"/



    QUEBEC, le 3 juin /CNW Telbec/ - "Dans l'ensemble, la CSQ salue le projet
de loi 51, il constitue une avancée historique pour les RSG, qui se voient
pleinement reconnaître leur droit d'association, fondé sur les mêmes principes
que ceux contenus au Code du travail. Le modèle associatif qu'elles ont choisi
est respecté et une véritable vie associative leur est maintenant accessible."
    C'est ainsi qu'a réagi, aujourd'hui à Québec, Mme Louise Chabot, 1re
vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), à l'occasion de
la présentation du mémoire de la Centrale intitulé Une étape majeure vers la
reconquête des droits, devant les membres de la Commission des affaires
sociales sur le projet de loi 51, Loi sur la représentation de certaines
personnes responsables d'un service de garde en milieu familial et sur le
régime de négociation d'une entente collective les concernant et modifiant
diverses dispositions législatives.

    L'organisation syndicale la plus représentative

    D'entrée de jeu, Mme Louise Chabot a rappelé que la CSQ travaille depuis
1997 afin de regrouper, d'organiser et de syndiquer les responsables de
service de garde en milieu familial (RSG). Depuis plus de dix ans, la Centrale
a poursuivi, au nom de ces femmes, trois objectifs : obtenir pour ces
travailleuses le droit de se syndiquer, celui de négocier leurs conditions de
travail et le droit à l'égalité par rapport aux autres travailleuses et
travailleurs. Aujourd'hui, la CSQ est de loin l'organisation syndicale la plus
représentative pour parler au nom des RSG puisqu'elle regroupe près de 12 000
des 15 000 RSG.

    Une étape historique pour des milliers de travailleuses

    A la lumière de ces droits fondamentaux réclamés pour les RSG depuis des
années, la CSQ n'hésite donc pas à qualifier le projet de loi 51 d'étape
historique pour les milliers de travailleuses touchées, notamment parce qu'il
reconnaît leur droit à la négociation.
    "L'instauration d'un régime de négociation d'ordre national permettra aux
RSG d'avoir accès à la négociation de leurs conditions de travail avec l'Etat
subventionnaire, tout en ayant la capacité d'exercer un véritable rapport de
force, constituant un rééquilibrage des forces en présence, qui était plus que
nécessaire. Toutefois, nous souhaitons que le projet de loi soit modifié par
l'ajout d'une disposition stipulant que le bureau coordonnateur est lié par
les dispositions de l'entente collective négociée au plan national, ainsi que
d'une annexe précisant les matières négociables", a expliqué Mme Louise
Chabot.

    Des progrès à renforcer

    Par ailleurs, en ce qui concerne le droit à l'égalité, la vice-présidente
de la CSQ reconnaît que le projet de loi marque certains progrès en matière de
protections sociales, mais elle déplore du même souffle des lacunes.
    "Le gouvernement choisit de ne pas accorder aux RSG les mêmes droits
qu'aux autres travailleuses et travailleurs, et il prévoit réglementer pour
instaurer un régime particulier de retrait préventif dont nous ne connaissons
pas la portée. Dans ce contexte, nous faisons des recommandations précises
afin de bonifier les protections sociales offertes aux RSG, et combler le vide
juridique en matière de retrait préventif", a précisé Mme Chabot.

    Des principes d'équité à respecter

    En ce qui concerne la Loi sur l'équité salariale, la CSQ déplore que le
gouvernement ait choisi d'écarter les RSG de son application.
    "Il y substitue plutôt un mécanisme de détermination d'une rétribution
juste et équitable qui nous interpelle sérieusement. Nous demandons donc que
ce mécanisme soit défini en s'inspirant des principes de la Loi sur l'équité
salariale", a soutenu la représentante syndicale.

    Des modifications inquiétantes

    La Centrale s'oppose également aux modifications importantes que le
gouvernement veut apporter à la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance.
    "Ces modifications proposées nous apparaissent inquiétantes puisque le
gouvernement a agi sans aucune consultation préalable alors qu'il s'apprête à
prendre des décisions qui auront un impact considérable sur le réseau. En
effet, elles auraient pour effet d'évacuer complètement les CPE de
l'administration des services de garde en milieu familial et d'opérer une
séparation juridique entre les bureaux coordonnateurs et les CPE", a constaté
Mme Chabot.
    Mme Louise Chabot a précisé que la CSQ s'oppose fermement à cette
modification des structures du réseau pour des raisons fondamentales.
    "Nous favorisons le maintien d'un seul réseau public de garde éducative
au Québec, et l'amélioration constante de la qualité des services rendus aux
enfants passe par une mission éducative partagée dans tout le réseau de la
garde subventionnée. De plus, la distinction des volets "installation et
familial" dissimule l'intention du gouvernement de perpétuer l'isolement
caractéristique du travail des responsables de service de garde. Finalement,
les coûts qu'entraîne une telle restructuration du réseau privent celui-ci
d'investissements nécessaires à sa consolidation", a défendu la 1re
vice-présidente de la CSQ.
    Mme Chabot a invité le ministre de la Famille, M. Tony Tomassi, à retirer
de son projet de loi les articles "litigieux" afin de recréer le consensus
social autour de la nécessité de créer un régime de relations de travail
propre aux RSG.
    "Il faut se rappeler que le but fondamental du projet de loi 51 est de
permettre à des milliers de travailleuses de bénéficier de la reconnaissance
de droits fondamentaux qu'elles attendent depuis de longues années. En
conséquence, il ne faudrait pas que l'ajout, au projet de loi, de clauses ne
poursuivant pas directement cet objectif ait pour conséquence de retarder
l'adoption d'une loi aussi importante pour un si grand nombre de
travailleuses. Elles ont déjà attendu assez longtemps pour avoir droit à la
justice. Nous souhaitons fortement que le projet de loi 51 soit adopté dès ce
printemps", a conclut Mme Louise Chabot.
    Vous pouvez consulter le mémoire de la CSQ Une étape majeure vers la
reconquête des droits, présenté à la Commission des affaires sociales, sur le
site de la CSQ, www.csq.qc.net.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente près de 170 000 membres, dont près de 100 000 font
partie du personnel de l'éducation. Elle est l'organisation syndicale la plus
importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les
secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du
municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, Cell.: (514)
237-4432, girard.claude@csq.qc.net


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