/R E P R I S E -- Plus de 200 professionnels de l'éducation en congrès à Montréal - La FPPE-CSQ juge sévèrement les actions du gouvernement pour lutter contre le décrochage scolaire/



    MONTREAL, le 26 mai /CNW Telbec/ - "Un gouvernement qui ne donne pas à
l'école les moyens dont elle a besoin pour intervenir auprès des jeunes n'est
rien de moins qu'un gouvernement qui abandonne les jeunes. Et c'est ce qui se
passe actuellement avec le décrochage scolaire alors que le gouvernement fait
semblant de vouloir régler le problème en s'appuyant sur la société civile,
pendant qu'à l'intérieur même de l'école, il laisse les principaux acteurs
sans moyens suffisants pour agir."
    A 24 heures de la tenue à Montréal du 14e Congrès de la Fédération des
professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ),
affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), son président, M. Jean
Falardeau, porte un jugement très sévère sur les actions du gouvernement
Charest pour aider les jeunes à persévérer à l'école. Un sujet qui sera
d'ailleurs à l'ordre du jour du Congrès triennal de la FPPE-CSQ, qui se
déroule à compter de demain et jusqu'à vendredi à l'Auberge Universel, 5000,
rue Sherbrooke Est à Montréal.

    Des promesses non tenues

    Malgré les dénonciations publiques répétées au cours des dernières
années, M. Falardeau déplore qu'il y ait toujours un manque important de
professionnelles et de professionnels de l'éducation dans nos écoles.
    "Le premier ministre Jean Charest avait promis, au printemps 2007,
d'investir 100 millions de dollars pour procéder à l'embauche de
professionnels supplémentaires. Deux ans plus tard, nous sommes encore très
loin du compte puisqu'on a ajouté tout au plus 250 professionnels dans le
réseau scolaire, tout en continuant à prétendre, dans les discours officiels,
que l'on veut contrer le décrochage scolaire", constate le président de la
FPPE-CSQ.

    La recette de la réussite scolaire

    Il est donc évident qu'il sera grandement question de cette triste
situation dans laquelle se retrouvent les jeunes, particulièrement les élèves
handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA), dont
plusieurs ne peuvent compter sur le soutien professionnel dont ils auraient
besoin pour réussir.
    "La conférence d'ouverture de notre Congrès, qui se tiendra demain
après-midi à compter de 14 h, sera prononcée par M. Egide Royer, professeur au
Département d'études sur l'enseignement et l'apprentissage de l'Université
Laval. Il a intitulé sa conférence Lorsque la pensée magique et l'enseignement
ne suffisent pas : les professionnels, les élèves en difficulté et la réussite
scolaire au Québec, ce qui promet d'être fort intéressant", soutient M.
Falardeau.

    Un banquier comme conseiller à la réussite scolaire

    Le président de la FPPE-CSQ n'hésite pas à dire que les services
professionnels ne sont pas considérés à leur juste valeur dans notre système
d'éducation au Québec.
    "Quand un gouvernement préfère se tourner vers un banquier pour se faire
dire quoi faire afin de lutter contre le décrochage scolaire, je pense que
nous avons un sérieux problème. Je veux bien qu'on invite la société civile à
se mobiliser pour créer un environnement social favorable à la réussite
scolaire. Toutefois, si en même temps, on ne donne pas à l'école les moyens
d'agir, cette façon de faire risque alors de passer pour une douteuse
diversion afin de faire oublier qu'on laisse tomber les principaux acteurs
scolaires et, par le fait même, les jeunes pour lesquels on prétend vouloir
agir", accuse M. Jean Falardeau.

    Investir pour éviter le gaspillage de l'avenir des jeunes

    M. Falardeau se dit également choqué que le coût économique élevé du
décrochage scolaire soit le seul argument invoqué pour justifier l'urgence
d'agir.
    "Il y a bien pire que le coût économique. Il y a le coût individuel pour
le jeune qu'on laisse à lui-même. C'est un coût bien plus difficile à
récupérer et dont les conséquences sont très graves pour le jeune. Nous
n'avons pas le droit de permettre que l'avenir des jeunes soit ainsi gaspillé,
faute de vouloir investir les sommes nécessaires pour leur permettre d'avoir
le soutien de ressources professionnelles dont ils ont besoin. Le gaspillage
de leur avenir, c'est bien plus grave qu'un quelconque coût économique et
c'est pour eux qu'il faut s'attaquer au décrochage scolaire dès le niveau
primaire", rappelle M. Falardeau.

    90 % des professionnels au sein de la FPPE-CSQ

    Au cours des trois prochains jours, ils seront donc plus de 200
professionnelles et professionnels de l'éducation, provenant des quatre coins
du Québec, qui réfléchiront entre autres aux moyens à prendre pour valoriser
les services professionnels, de même que pour favoriser la persévérance
scolaire et la réussite des élèves.
    Rappelons en terminant que la FPPE-CSQ, qui compte 6 200 membres,
représente 90 % des professionnelles et professionnels de l'éducation qui
oeuvrent au Québec. Le 14e Congrès de la FPPE-CSQ se tient sous le thème La
FPPE, une force incontournable en éducation.

    Profil de la CSQ et de la FPPE-CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente près de 170 000
membres, dont près de 100 000 font partie du personnel de l'éducation. La
Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec
(FPPE-CSQ) est constituée de 21 syndicats affiliés représentant près de 6 000
membres répartis dans la majorité des commissions scolaires francophones,
anglophones, Crie et Kativik du Québec.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Agent d'information CSQ, Cell.: (514)
237-4432, girard.claude@csq.qc.net


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